Trump impose de nouvelles sanctions, mais il doit se préparer au prochain test de l'Iran

Trump impose de nouvelles sanctions, mais il doit se préparer au prochain test de l'Iran
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De nouvelles sanctions américaines à l’encontre du guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, alimenteront les tensions avec la République islamique. Bien que bonne stratégie, les sanctions garantissent à peu près que l’Iran agira bientôt pour mettre à l’épreuve la détermination du président Trump.

Annoncées lundi, les sanctions visent les activités financières du Corps des gardes de la révolution islamique iraniens et le financement par Khamenei du sanctuaire intérieur. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a ajouté que de nouvelles sanctions plus tard cette semaine viseraient le ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif.

Reste que c'est la nature personnelle des sanctions contre Khamenei qui déchaînera la plus grande colère des durs. Pour les durs, Khamenei n'est pas seulement le plus haut dirigeant de l'Iran, il est l'incarnation littérale de la mission ordonnée de la République islamique: le "miracle de Dieu" (traduction en arabe de "Ayatollah"). et service de la volonté morale d'Allah sur la Terre. Ces sanctions seront donc interprétées comme une attaque américaine contre l'existence du régime.

C’est pour cette raison et dans le cadre des efforts visant à affaiblir le régime de sanctions américain en vigueur, que nous pouvons nous attendre à ce que les intransigeants s’attaquent rapidement. Ils voudront tester si Trump pourrait réduire cette pression s'il était confronté à la perspective d'un affrontement militaire.

Nous devrions nous attendre à ce que la prochaine action iranienne soit plus agressive que l’abattage d’un drone américain la semaine dernière. Après tout, les durs subissent une pression immense pour que quelque chose se passe. L’économie iranienne et avec elle le principal moyen d’exporter la révolution à l’étranger. Les intransigeants contrôlent près de la moitié de l’économie iranienne et ont donc tous les motifs, personnels et professionnels, de se débarrasser des sanctions américaines. Pas demain, pas dans une semaine, mais maintenant. La centralité des réseaux de patronage iraniens pour la stabilité du régime ne peut pas être ignorée ici. À son tour, le penchant des intransigeants pour l'agression est maintenant débordant.

Trump doit reconnaître cette menace.

La crédibilité du président en évitant une réponse militaire à l’incident du drone, mais il doit préciser que toute attaque contre les Américains causant des pertes, y compris les enlèvements et les actions des mandataires iraniens, entraînera des représailles militaires démesurées par le préjudice infligé. À juste titre, vous voulez un conflit avec l'Iran. Mais la dissuasion doit être appliquée sans hésitation. Cela est crucial pour garder la Garde et les services de renseignement iraniens dans leur boîte.

Trump devrait également prendre plus de contrôle sur sa politique iranienne.

L’inclusion de Javad Zarif dans le prochain groupe de sanctions américaines, par exemple, témoigne de l’influence du secrétaire d’État Mike Pompeo. Pompeo est déterminé à faire la différence entre les durs et le président Hassan Rouhani et la faction plus modérée de Zarif à Téhéran. Mais ce flou rend plus difficile la conclusion d'un compromis diplomatique. Cela renforce également les durs efforts dans leurs efforts pour unifier les Iraniens autour d’une politique plus agressive à l’égard des États-Unis et de leurs alliés.

La responsabilité de Trump est donc de faire correspondre la résolution dissuasive à la diplomatie ouverte.

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