Centres de développement en Afrique de Microsoft – BORGEN


SEATTLE, Washington – Microsoft envisage d’investir 100 millions de dollars dans des initiatives de développement de logiciels en Afrique au cours des dix prochaines années, démontrant ainsi l’engagement continu de la société à diriger la numérisation du continent. Les centres de développement pour l’Afrique de Microsoft ouvriront leurs portes à Lagos, au Nigéria, et à Nairobi, au Kenya d’ici à la fin de 2019.

Opportunité clairsemée malgré le talent disponible

Le Nigéria et le Kenya sont devenus des pôles technologiques importants, mais les ingénieurs en logiciel locaux ont entraîné un exode de talents. Microsoft espère inverser cette tendance en établissant des centres de développement dans ces pays pour employer, fidéliser et cultiver les talents locaux. Microsoft espère employer 100 développeurs à temps plein d’ici la fin de 2019.

Les centres de développement pour l'Afrique de Microsoft créeront des opportunités pour les ingénieurs de faire partie d'un réseau mondial de développement de logiciels sans avoir à quitter leur pays. L'initiative créera également des opportunités au sein des communautés, permettant aux développeurs de rester avec leurs familles tout en développant leur carrière.

Numérisation rapide de l’Afrique

La population africaine jeune et numérotée pousse rapidement la demande de services de données. Actuellement, les utilisateurs africains représentent plus de la moitié du total des utilisateurs de services bancaires mobiles dans le monde. Le Harvard Business Review prédit que l’Afrique représentera plus que l’utilisation qui en sera faite, car le commerce électronique et les paiements mobiles deviennent des aspects plus courants du commerce de détail en ligne.

Malgré la forte demande de services numériques, les infrastructures Internet et cellulaires de l’Afrique sont actuellement insuffisantes. Les deux tiers des Africains n'ont pas accès à Internet et ceux qui peuvent accéder à Internet bénéficient d'un service plus lent et plus coûteux que les utilisateurs d'autres continents. Les entreprises prennent en compte cette insuffisance.

La numérisation rapide du continent n’est cependant pas passée inaperçue. La récente visite de Facebook au Nigéria a fermement placé le projecteur sur le secteur numérique en pleine croissance de l’Afrique. D'autres géants de la technologie, tels Amazon et Huawei, prévoient de développer des initiatives telles que les centres de développement pour l'Afrique de Microsoft. Leurs projets visent principalement à intégrer pleinement les utilisateurs africains dans leur technologie de cloud et à garantir que les 1,2 milliard d'utilisateurs pourront bénéficier d'une fonctionnalité complète et ininterrompue de leurs services.

Un investissement dans aujourd'hui et dans l'avenir

Microsoft emploiera des équipes d’ingénieurs et de développeurs pour des projets impliquant réalité mixte, intelligence artificielle et apprentissage automatique. Les initiatives de Microsoft profiteront non seulement aux développeurs de logiciels actuels, mais également aux futurs talents. En collaborant avec les universités locales, la société prévoit de collaborer avec de jeunes développeurs de logiciels afin de créer des solutions uniques aux problèmes de compatibilité lors de l’utilisation de Microsoft Azure. Cultiver et renforcer les pôles technologiques locaux crée également des externalités positives pour les entreprises locales.

Grâce à sa présence croissante, Microsoft a déjà noué des partenariats avec des entreprises kényanes et nigérianes pour mettre en œuvre des solutions commerciales innovantes, telles que FinTech, AgriTech et OffGrid Energy, qui contribuent à la modernisation des entreprises. De cette manière, les entreprises africaines peuvent devenir plus rationnelles et concurrencer les entreprises du monde entier qui utilisent déjà ces technologies. Andela, une start-up africaine qui recrute activement des ingénieurs en logiciel et les forme à devenir des développeurs entièrement utilisables sur tout le continent, profitera des opportunités offertes par l’initiative de Microsoft.

Les pôles de développement technologique en Afrique sont actuellement concentrés à Lagos, Nairobi, Johannesburg et Le Cap, mais les entrepreneurs africains en logiciels espèrent que ces initiatives créeront des retombées qui s'étendront aux plus petites villes. Les centres de développement pour l’Afrique de Microsoft, en collaboration avec des sociétés comme Andela, aident le continent à atteindre son énorme potentiel numérique.
Julian Mok
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