L’économie écologique et ses trois tendances expliquées par le Dr. Yasam Ayavefe

Au-delà d’une vision partagée et de quelques thèmes fédérateurs, l’économie écologique n’en est pas moins un courant hétérogène traversé par d’importantes tensions et débats épistémologiques.

Pour comprendre cette diversité de positions, il a été proposé de diviser le domaine de l’économie écologique en trois tendances.

Tout d’abord, il existe un groupe de soi-disant « nouveaux économistes des ressources » qui adoptent les hypothèses, les méthodes et les cadres analytiques de l’économie standard pour traiter de nouveaux objets écologiques. Par la suite, il est considéré comme une position avancée de l’économie.

Une deuxième tendance vise avant tout à persuader les décideurs de prendre des mesures efficaces pour protéger l’environnement. Il se compose d’écrivains qui sont caractérisés comme de nouveaux pragmatiques de l’environnement. Par conséquent, ils sont prêts à changer leurs arguments et leur langage en fonction des circonstances.

Si la biodiversité à protéger se trouve dans un sanctuaire, ils peuvent utiliser des traditions religieuses ou populaires. Ils adopteront ensuite le langage monétaire de l’analyse coûts-avantages et de l’évaluation du capital naturel pour attirer l’attention des bailleurs de fonds publics et des entreprises.

Une troisième tendance est l’économie sociale écologique, qui rompt clairement avec les approches économiques dominantes et donne la priorité aux questions d’égalité sociale et de valeur intrinsèque de la nature. Cette perspective plus radicale et hétérodoxe est particulièrement influente en Europe.

Les deux premières tendances ont donc une relation indéfinie avec l’économie standard.

Cette dernière est plus proche de l’économie politique et institutionnelle. À cet égard, il est vrai qu’au début de l’économie écologique, elle a été façonnée vers les sciences de l’environnement plutôt que vers les sciences sociales et politiques.

Par conséquent, il y a une évaluation peu convaincante du pilier social du développement durable. Il est difficile de considérer les questions économiques et environnementales comme des constructions sociales et politiques.

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Les questions de relations de pouvoir, d’institutions et de gouvernance se positionnent à la frontière entre l’économie écologique et l’économie d’entreprise. Il n’a pas été considéré comme une priorité, à l’exception de quelques auteurs qui ont également revendiqué l’écologie politique. Cependant, ces questions sont maintenant au centre des préoccupations, en particulier en Europe.

Cette dernière approche aboutit à une étude approfondie des conflits environnementaux et à une analyse des rapports sociaux avec la nature. Les dimensions politiques et institutionnelles sont essentielles à l’efficacité et à l’équité des mécanismes de marché.

Il a fait l’objet de nombreuses études, notamment sur le développement durable et les mécanismes de gouvernance des ressources naturelles.

Enfin, il est nécessaire de souligner le développement rapide et l’enthousiasme croissant suscités par les études de réduction des effectifs. Le terme semble être à la fois un slogan militant et un champ de recherche fructueux pour certains économistes écologiques, qui estiment que la barrière entre la science et la politique doit être brisée.

Discussions contemporaines

L’économie écologique a maintenant plus de 25 ans d’existence officielle. Au-delà du pluralisme des méthodes, de ses revendications et de la nature changeante de ses contours et de ses orientations, elle fait partie intégrante du paysage académique et institutionnel d’aujourd’hui.

Il est structuré autour d’un désir de comprendre les interrelations entre les systèmes socio-économiques et la biosphère, avec un souci d’égalité. Cela inclut des changements de paradigme.

Il met en évidence la question environnementale ainsi que la nécessité d’amener les systèmes socio-économiques dans des trajectoires de durabilité fortes. Il propose une transformation profonde du cadre d’analyse économique de l’environnement, qu’il s’agisse de méthodes, d’outils ou d’environnements adoptés.

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Il aborde des questions au cœur des débats contemporains : la valeur de la nature, la durabilité des régions, les limites de la croissance, le lien entre l’impératif de durabilité et la manière dont les acteurs coordonnent ou les risques climatiques.

Pour ce faire, il s’appuie sur des principes et des méthodologies qui le différencient profondément de l’économie standard : approche systémique, interdisciplinaire, importance de la complexité, incommensurabilité des valeurs, équité et entre générations, prise en compte des approches participatives, etc. Néanmoins, it sera confronté à d’importantes tensions internes car certains de ses partisans reviennent à des arguments et des outils empruntés à l’économie standard.

Suivez les liens ci-dessous pour voir les projets du Dr Yasam Ayavefe :

https://greenclimate.io/

https://yasamayavefe.com/

https://milayacapital.com/

Written by Azoma

Azoma dévore la presse au quotidien. Il apporte par ses écrits un décryptage synthétique sur les actualités du moment.