Quelle est la différence entre l’estime de soi et la confiance en soi ?

Quand on veut s’affirmer dans la vie, il faut avoir de la confiance en soi. Mais peut-on y arriver sans estime de soi ? Un peu perdus entre ces deux concepts ? Nous vous expliquons la différence pour que vous sachiez si vous avez une carence en l’une ou l’autre (ou les deux !).

C’est quoi l’estime de soi ?

C’est bien entendu un très gros résumé, mais l’estime de soi, c’est la capacité à reconnaitre sa valeur véritable, en connaissant ses qualités et ses atouts, tout en arrivant à les dissocier de ses défauts.

C’est une évaluation que l’on fait de soi en tenant compte de notre ambition (ce que nous voulons faire ou être) et notre réussite (ce que nous avons réussi à accomplir). S’il y a un écart important entre l’ambition et la réussite, il est possible d’avoir une estime de soi  faible.

Mais il faut bien comprendre que cette évaluation que l’on porte sur soi est un regard qui est parfois trop critique. Elle peut donc être faussée. Cela sera le cas en situation d’échec où nous penserons inévitablement que nous ne sommes par exemple pas assez intelligents pour y arriver. Au contraire, en cas de victoire, notre estime de nous-même est boostée, et nous nous disons que nous avons été plus intelligents que nous ne l’aurions cru.

La confiance en soi, c’est quoi ?

La confiance en soi, c’est la reconnaissance de ses compétences ; c’est-à-dire ce que l’on sait faire. C’est intimement lié à l’action.

Un maçon, par exemple, peut avoir confiance en lui quand il entreprend l’édifice d’un mur, parce qu’il a appris la technique et qu’il a l’expérience. Un personne, consciente de ses talents d’orateur, n’aura pas peur (ou pas assez pour renoncer) de parler devant autrui.

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L’idée de renoncement possible est intéressante car la confiance en soi s’enrichit au fil du temps et on acquiert une bonne confiance en soi, quand on cumule des petits succès.

Il faut donc faire abstraction de la critique mais aussi de la résignation. On dit souvent que les parents forgent la confiance en eux de leurs enfants, avec leurs encouragements. Par la suite, d’autres personnes prennent le relais, même inconsciemment.

Ainsi, une personne qui entend « c’est trop difficile pour toi » « tu n’y arriveras pas seul », peut se résigner et abandonner avant même de commencer ou de tenter une nouvelle fois, après un échec.

Même s’il est important de tenir compte des conseils d’autrui, pour avancer, il ne faut pas écouter la critique (sauf si elle est constructive), pour ne pas se décourager. Quand on réussit, la confiance en soi augmente.

L’erreur fait partie de la construction de soi et permet de comprendre ce qu’il faut changer. Il faut donc accepter la notion possible d’échec pour être en capacité d’agir.

Reste une 3ème notion qui est l’affirmation de soi ; c’est-à-dire la capacité à exprimer devant autrui ce que nous pensons être vrai ou juste, même si nous avons devant nous des personnes qui pensent le contraire. Savoir exprimer ses idées de façon ferme (sans être agressif ou violent), c’est savoir faire preuve d’affirmation de soi. Quand on y arrive, cela a une incidence positive sur les deux autres notions : nous avons une meilleure estime de nous-mêmes et nous avons encore plus confiance en nous.

Caroline Tellier
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Written by Caroline Tellier

L’écriture est une seconde nature pour Caroline : contes pour enfants, recueil de nouvelles, elle écrit aussi bien pour le plaisir que dans sa vie professionnelle. "Aider les internautes à trouver des réponses, par le biais de mes écrits est une formidable récompense."