Quand les feuilles mortes perturbent le trafic SNCF…

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Vous les avez peut-être regardées tomber par la fenêtre de votre wagon, arrêté en pleine voie. Mais saviez-vous que les feuilles mortes étaient peut-être à l’origine de cet arrêt inopiné et du retard qui a suivi ?

Avant d’être un formidable spectacle d’esthétique, ces feuilles sont un véritable casse-tête pour les équipes de la : patinage et enrayage doivent être anticipés, notamment sur la région Bourgogne qui compte de nombreuses zones forestières. “Les feuilles mortes se déposent sur les rails humides et forment une pâte végétale appelée cellulose écrasée au passage des trains”, explique la direction régionale de la Bourgogne. “Cette pellicule adhère à la surface du rail est devient très glissante, elle peut réduire jusqu’à 3 fois l’adhérence de la roue du train sur le rail”.

Le phénomène de patinage, très connu pour les automobilistes, s’applique ainsi aussi aux locomotives qui doivent alors ralentir par mesure de sécurité. “Si le manque d’adhérence est trop important, le conducteur doit procéder à un arrêt d’urgence. Cette procédure provoque des dégâts sur les roues, les essieux et les rails”. L’enrayage concerne lui les trains en phase de freinage : “Les roues se bloquent et le train continue alors à avancer en glissant sur le rail. Le temps de freinage devient plus long, ce qui provoque des plats ou des roues carrées”, explique la SNCF.

En guise de parade et avant l’automne, la plupart des arbres proches des voies sont taillés et les personnels reçoivent une formation spécifique. Des trains spéciaux circulent aussi : des laveurs-brosseurs. Ils projettent chaque semaine un jet d’eau haute pression associé à un brossage sur le dessus du rail. Il y a quelques jours, le tramway de Dijon a lui aussi été bloqué pour une raison similaire. La surabondance de feuilles sur les rails l’empêchait de rejoindre la Toison d’Or.

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