Résonances #7 : le festival électro de tes raves !

2013-11-05-resonances-festival

Le festival Résonances #7 a reçu peu de financements pour cette année 2013, il s’en fallait de peu pour qu’il n’ait pas lieu. Alors pour l’accompagner, du jeudi 7 au dimanche 10 novembre 2013, on jette un coup d’oeil au programme et on coche les cases qui nous plaisent. Le Miroir offrira des places à gagner pour le festival électro dijonnais.

L’idée, déglacer l’atmosphère automnale qui paralyse les envies, et se plonger dans des ambiances frénétiques où la chaleur humaine crée ses propres vapeurs. Et détend les muscles. Alexandre Claass, directeur artistique et  couteau-suisse de l’édition 2013 : “Ma fonction, c’est tout”, nous donne les clés du programme.

Alexandre, bonjour. Histoire de défricher rapidement, qui sont tes invités les plus décoiffants ?

Pour avoir de gros shoot d’adrénaline, je dirais Cabanne et Pepperpot, je dirais Molly, une nana qui va jouer à la Vapeur avec eux. Je dirais Julien Villa, que nous programmons le vendredi à la Péniche Cancale. Le type est très bon. La plupart des artistes que je propose cette année, sont moins connus que les autres années, j’ai moins de moyens.

Dans leur registre, Pepperpot et Cabanne sont des DJ très bons, qui sentent les attentes du public. Ils ont cette particularité de se fier à leurs goûts et non pas ce que le public demande. Pas le genre à qui tu demandes de te passer ta chanson préférée.

Qui sont les plus relax, ceux qu’on pourrait presque écouter dans son canapé ?

Egyptology, tu peux l’écouter peinard. Pas forcément sur scène, même si ça a plus d’impact sur scène parce que la musique sort directement des baffles et que tu vois les musiciens. Sinon un truc vraiment très bien pour chez toi, c’est Dream Koala, ce qu’on va jouer dimanche à la Péniche Cancale en fin d’après-midi. C’est très calme, pas fait pour danser. Tout le reste, c’est pensé pour faire la fête.

Tu es issu du mouvement “rave” et pourtant tu proposes des concerts organisés et en salles. Crois-tu que l’on peut écouter (et apprécier) l’électro sans stupéfiants ?

Complètement. Tu peux vibrer sur l’électro comme sur du rock, de la funk, sans drogues. C’est sûr que ça va très bien ensemble. Certains mouvements comme celui des “raves”en Angleterre sont apparus en parallèle des drogues de synthèse, les gens en prenaient énormément. Il y a eu une sorte de synergie au moment où la musique électronique a explosé, avec la prise d’acides par exemple.

L’électro délivre quel type d’émotions, selon toi ?

C’est le type de musique qui te donne envie de faire la fête, de lever les bras. Après, il y a aussi une part de transe, où tu peux fermer les yeux et te laisser aller. En fait, l’électro possède un côté très introspectif et de l’autre, un côté très exubérant : “je vais te payer un coup à boire et on va danser”.

Quel type d’électro as-tu choisi pour le festival ?

Aujourd’hui, j’ai choisi les tendances technos et houses, parce que c’est là que ça bouge, là où des types trouvent des trucs nouveaux. Comme Four Tet (un extrait ici), c’est un mec en ce moment qui fait des trucs assez fous. Tu as aussi RL Grime (un extrait là), qui font des sortes de mélanges de Hip hop ralenties, des voix de nanas pitchées, enfin des trucs un peu bizarres, assez excitants.

Est-ce que l’électro a généré des danses ?

Des danses ? À part la tecktonik je ne vois pas, et ça, c’est triste.

Si tu avais eu crédits illimités, tu aurais invité qui ?

J’aurais invité Gui Boratto (écouter ici), Richie Hawtin (écouter là), Scuba (découvrir ici), Todd Terje (rejoindre là) et Moderat (assister au live ici).

Biographie succincte : DJ depuis 13 ans, Alexandre Claass a commencé à mixer de la techno dans sa chambre “au grand désespoir de (son) père”. Il a donné son premier concert “quelque part dans un champ dans l’Yonne” avant de mixer pour les soirées organisées par l’association Octarine.

Lieux du festival : La Vapeur, la Péniche Cancale, Le Consortium, le cinéma Eldorado
Voir ici le programme complet

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