Julien Mariller (UMP) pour un report de l’application de la réforme des rythmes scolaires

, conseiller national de l’UMP revient sur l’application de la réforme des rythmes scolaires et demande son report

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“La réforme des rythmes scolaires est entrée en vigueur dans 4000 communes dès 2013. Elle concerne 23% des enfants et instaure une demi-journée d’école le mercredi matin ou le samedi matin, et trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires supplémentaires.

L’application de cette réforme est pour l’heure très difficile. Certaines difficultés vont se résoudre avec le temps, mais il est indéniable que beaucoup d’écoles subissent une désorganisation en termes d’encadrement, d’horaires et de programmes. Faute d’avoir bien été préparée en amont avec tous, l’application de la réforme se traduit par un désordre anxiogène pour tous : personnels enseignants, parents et élèves.
Des fédérations de parents d’élèves, comme la PEEP, disent faire face à un afflux de contestations. Un syndicat d’enseignants, le SNUIpp, affirme que les remontées sont « alarmantes » et a lancé une pétition pour la réécriture du décret.
Autre élément négatif : la réforme n’est pas financée. Elle a un coût total de 600 millions à 700 millions d’euros environ, qui s’apparente à un transfert déguisé de charges de l’État vers les communes. Pour 2013, son coût est d’environ 100 à 150 euros par enfant, voire trois fois plus dans certaines zones rurales ou dans des villes moyennes peu dotées en infrastructures. Dans la plupart des cas, les aides de l’Etat ne suffiront pas à couvrir tous les frais.

Beaucoup de communes ne pourront pas financer cette mesure autrement qu’en augmentant les impôts locaux, ce qui n’est pas acceptable pour les Français qui auront plus de 12 milliards d’euros d’impôts nouveaux à payer en 2014.

Quand une réforme n’est pas financée et rencontre des difficultés d’application sur le terrain, il faut savoir en tirer les conséquences. C’est pourquoi à l’UMP, nous demandons le report de la réforme des rythmes scolaires tant que des garanties solides sur son application ne seront pas apportées”.

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