Le miel de Dijon se laisse déguster

Photo Jérémie Lorand

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En mai dernier, la ville de Dijon accueillait plus d’un million et demi d’abeilles citadines dans ses parcs et jardins et en terrasses d’immeuble. Pendant tout l’été, les insectes pollinisateurs se sont installés dans les parcs de la Toison d’Or et de la Colombière, au Jardin des Sciences ou encore sur les toits de l’Auditorium et de la caserne de pompier du Trasnvaal. Désormais l’heure est à la récolte et à la dégustation.

120 kilos de miel, estampillés ville de Dijon, ont été récoltés et mis en pot pour cette première récolte. Il était même possible de le gouter sous les halles de Dijon, samedi 28 septembre. “C’est une bonne récolte pour des insectes qui ont dû s’acclimater au nouvel environnement, mais aussi construire l’architecture de la ruche”, assure Dominique Geoffroy, apiculteur en charge de la ruche de la caserne du Transvaal. Durant la saison il a du faire de pair avec quelques craintes, les pompiers ne voyant pas toujours d’un bon oeil l’installation d’un rucher sur les toits de la caserne, mais depuis il l’assure, la cohabitation est bonne.

Photo Jeremie Lorand

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Si bien que les ruches pourraient se développer un peu plus sur le territoire. Dans les écoquartiers par exemple explique-t-on dans les services du Grand Dijon. La ville, avec 760 hectares de jardins publics est en effet une des plus vertes de France et les abeilles ont paradoxalement plus de facilité à s’installer en ville. “Dans les zones rurales, l’usage de pesticide détruit la faune”, détaille le conseiller municipal de Dijon, . “Les abeilles viennent par exemple boire de l’eau dans les bouses des vaches si bien que l’on retrouve des antibiotiques dans le miel final”.

Pour la production dijonnaise, les études pour déterminer la composition de chaque miel sont encore en cours. Mais les papilles ne s’y trompent pas : celui de l’Auditorium reçoit les faveurs du public alors que celui du Trasnvaal laisse pointer une omniprésence du Tilleul. En revanche, il sera beaucoup plus difficile de définir la plante ou la fleur phare du miel du Jardin de l’Arquebuse en raison de la richesse de la flore avoisinante.

Les pots de miels ne seront cette année pas mis en vente. Mais dès la prochaine récolte, la ville espère proposer son précieux nectar dans les offices de tourisme par exemple.

Les commentaires sont clos.

  1. C’est bien les espaces verts en ville, mais parfois il y a plus de pesticides sur les plantes dans villes que dans les champs !

    Abeille a miel le vendredi 17 janvier 2014 à 20h47