Aéroport Dijon-Bourgogne : François Sauvadet appelle la région à prendre ses responsabilités

, président du conseil général de la Côte-d’Or, réagit à la décision de l’Assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de poursuivre sa gestion de l’aéroport jusqu’en juin 2014.

“Je m’en réjouis et tiens à saluer et à rendre hommage à l’esprit de responsabilité de la CCI”, assure-t-il dans un communiqué. “Il appartient à la Région, qui s’était engagée en 2006 à devenir l’autorité concédante de l’aéroport, de prendre ses responsabilités […] Si nous avons accepté d’assumer 25% du déficit d’exploitation sur la base de la définition d’un projet précis, dont j’ai finalement obtenu qu’il soit élaboré, il ne saurait être question pour le département d’assumer dans la durée des charges qui ne relèvent pas de sa compétence”.

Retrouver le communiqué de François Sauvadet ci-dessous.

“François SAUVADET, Président du Conseil Général de la Côte d’Or, réagit à la décision de l’Assemblée Générale de la CCI de poursuivre sa gestion de l’aéroport jusqu’en juin 2014.

« Grâce à la décision de la CCI, l’aéroport est sauvé pour un an. Je m’en réjouis et tiens à saluer et à rendre hommage à l’esprit de responsabilité de la CCI et à son Président Laforêt, qui ont accepté de poursuivre l’exploitation de l’aéroport de Dijon-Bourgogne dans des conditions particulièrement difficiles.

Désormais, je le répète, il appartient à la Région, qui s’était engagée en 2006 à devenir l’autorité concédante de l’aéroport, de prendre ses responsabilités.

Les trois récents reports réclamés par le Conseil Régional ont conduit à un vide juridique et ont contraint l’Etat à exercer aujourd’hui une responsabilité dont chacun sait qu’il ne l’assumera plus au-delà du 31 mai 2014.

La position du Conseil Général de la Côte d’Or a toujours été claire : soutien à l’aéroport sur la base d’un projet réaliste et utile au développement économique et à l’attractivité de la Bourgogne et de la Côte-d’Or, mais pas de chèque en blanc en l’absence de visibilité sur l’avenir. Quel sera l’avenir de la B 102 et sera-t-elle toujours en capacité d’apporter son soutien logistique à l’aéroport (tour de contrôle, sécurité incendie…) ?

Je le redis clairement d’ores-et-déjà : si nous avons accepté d’assumer 25% du déficit d’exploitation sur la base de la définition d’un projet précis, dont j’ai finalement obtenu qu’il soit élaboré, il ne saurait être question pour le département d’assumer dans la durée des charges qui ne relèvent pas de sa compétence.

Le développement économique, comme le réaffirme le projet de loi du Gouvernement actuellement en discussion au Sénat, est une compétence qui revient aux Régions et aux agglomérations.

J’ai tenu les engagements pris par mon prédécesseurs dans le cadre du projet Renaissance, chaque signataire ayant à participer financièrementà hauteur de 25%.

Mais je le dis clairement, dans le contexte actuel d’étranglement budgétaire des collectivités locales, notre priorité est d’assumer les responsabilités que la loi nous confie, en premier lieu desquelles la solidarité. Je rappelle que, chaque mois, nous comptabilisons cent nouveaux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA).Nous ne demandons ni à la Région, ni au Grand Dijon, de participer au financement de cette charge supplémentaire.

A chacun d’assumer ses responsabilités. Je demande donc officiellement au Conseil Régional d’assumer les siennes en lançant dès maintenant une procédure de Délégation de Service Public (DSP) pour définir les conditions de gestionde l’aéroport au 1er juin 2014, dès lors que chacun sait que la CCI n’assumera plus cette responsabilité passé ce délai. Tout report de cette DSP fragiliserait un peu plus l’avenir de l’aéroport.

La crise que nous traversons doit conduire chacun à assumer clairement et pleinement ses responsabilités. Nous n’avons pas vocation à servir de variable d’ajustement. Si l’aéroport venait à fermer d’ici un an, c’est à la Région et àelle seule qu’en incombera la responsabilité. Pour notre part, nous tiendrons nos engagements.

Désormais, je le répète, à la Région, chef de file économique, de dire si elle a besoin d’un aéroport, et, le cas échéant, de prendre les dispositions financières y afférent”.

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