Aéroport Dijon-Bourgogne : “Pas question d’avoir ici des charters pour aller à Marrakech !”

Photo Jonas Jacquel

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Une nouvelle fois, la question de la survie de l’ s’est immiscée au cœur des débats, cette fois à l’assemblée du Grand Dijon. Réunie jeudi 26 septembre, il s’agissait de pour les élus de confirmer l’accord de l’agglomération sur la poursuite du fonctionnement de l’aéroport jusqu’au 31 mai 2014. Parmi eux, 10 élus se sont positionnés contre, et six se sont abstenus.

Le soutien officiel de l’aéroport avait déjà été donné par la région, la Chambre de commerce et le département… avant le retrait “surprise” de François Sauvadet, président du conseil général, la semaine dernière.

Donc une nouvelle fois encore, la question se pose : l’aéroport de Dijon a-t-il un avenir après mai 2014 ? Sur cette interrogation majeure, s’est positionné plus clairement…

Pas “vital” mais “important”

À l’approche des Municipales, François Rebsamen fait donc très attention dans le choix de ses mots. Lui qui n’a jamais véritablement soutenu corps et âme l’aéroport et a même affirmé dans la presse qu’il ne considérait pas “vital”, a tenu à rectifier ses propos. Surtout depuis que le personnel de l’aéroport et les grands élus de l’agglomération ont crié leur crainte de voir l’aéroport disparaître.

Selon François Rebsamen donc, l’aéroport n’est certes pas “vital”, mais néanmoins “important” pour l’attractivité du territoire. “S’il n’y avait pas de trains à Dijon, là ce serait la mort de Dijon. Pas pour les avions”, a-t-il précisé. Nuance de taille donc, puisque l’élu a martelé son “combat pour que Dijon garde son aéroport”. Et de rajouter : “Il y a 22 emplois à la clef !”. Alors “oui à l’aéroport”, mais sous quelle forme ?

“Si ne revient pas sur sa décision, l’aéroport fermera en 2014”

“Pas question d’avoir ici des charters pour aller à Marrakech ! On ne veut pas non plus de compagnies low-cost !”, a lâché François Rebsamen, en référence à l’aéroport concurrent de Dôle. Situé à 50 kilomètres de Dijon, lui propose ce genre de services. Selon François Rebsamen, il faut rester dans la configuration actuelle, sans développement outre mesure et en conservant simplement les deux lignes actuelles vers Bordeaux et Toulouse.

Quitte même à ce qu’elles soient “déficitaires”. L’élu l’envisage ouvertement, “reste à calculer combien”. Une position qui lui permet surtout de dénoncer ouvertement le retrait soudain du département dans le soutien à l’aéroport. François Rebsamen s’en est dit véritablement “surpris”, et fait d’ores et déjà reposer toute la culpabilité sur François Sauvadet : “S’il ne revient pas sur sa décision, l’aéroport fermera en 2014. C’est une sacrée responsabilité que François Sauvadet prend là !”.

Il faut rappeler en effet que le soutien quadripartite du maintien de l’aéroport tient effectivement à l’engagement de toutes les collectivités. par exemple, président du conseil régional de Bourgogne expliquait cet été que la région ne soutiendrait l’aéroport que si et seulement si les autres collectivités faisaient de même.

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