Pour François Sauvadet, la suppression du jour de carence est “une faute”

, vice-président du groupe UDI à l’Assemblée et président du conseil général de la Côte-d’Or, réagit à la décision de suppression du jour de carence confirmée dans le projet de loi de Finances pour 2014.

“Marylise LEBRANCHU avait annoncé au mois de février à la surprise générale – y compris même celle du Premier Ministre – qu’elle envisageait de supprimer la journée de carence que j’avais instaurée dans la Fonction Publique. Son annonce est aujourd’hui confirmée dans le Projet de Loi de Finances ! C’est une faute !

Je rappelle que cette mesure répondait d’abord à un impératif de justice et d’équité. Accentuer ainsi les différences de traitement entre salariés du privé et agents publics, après avoir exclu la Fonction Publique de la « réformette » des retraites, ce n’est pas rendre service aux fonctionnaires, c’est adresser un mauvais signal.

Dans un contexte budgétaire difficile, c’est une décision absurde. La suppression du délai de carence représente un coût estimé à 60,8 millions d’euros pour l’État, 63,5 millions d’euros dans la fonction publique hospitalière et à 40 millions d’euros dans la fonction publique territoriale, soit un total de 164,3 millions d’euros ! D’autant que cette mesure n’améliorera pas le pouvoir d’achat des fonctionnaires. L’absentéisme, en revanche, risque fort de progresser.

Enfin, cette décision a été prise sans concertation, ni avec les collectivités territoriales, ni avec les hôpitaux de France : curieuse démarche pour un Gouvernement qui se réclame de la social-démocratie !

Pour ce qui nous concerne, nous avions misé sur le gagnant – gagnant : moins de dépenses publiques mais des fonctionnaires qui bénéficiaient de la moitié des économies réalisées. Le Gouvernement joue perdant – perdant : gel des salaires et risque de stigmatisation vis-à-vis des salariés du privé qui ont trois jours de carence.”

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