L’entretien des viaducs se fait l’estomac vide

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Tout comme ils ne comprennent pas toujours les tarifs des billets, les voyageurs de la n’imaginent guère la diversité des métiers et des moyens techniques mis en œuvre pour le bon fonctionnement de l’ensemble du réseau. L’entretien des nombreux viaducs en est un exemple concret, et c’est sur celui de la combe-de-Fin, près de Velars-sur-Ouche (21) que nous avons pu nous rendre, mardi 24 septembre au matin.

Répartis un peu partout le long du tracé Paris – Lyon – Méditerranée, les viaducs nécessitent l’emploi d’un train plateforme spécial, équipé d’une nacelle montée sur grue. Originaire de la ligne, dans les années 1851, le viaduc de Fin est un des deux plus gros de Côte-d’Or avec 219 m de long et 40 m de haut répartis sur deux niveaux d’arches.

Avec plus de 200 trains en circulation par jour, les vérifications de ces ouvrages massifs se font tous les six ans environ. À bord de la nacelle, nous avons pu constater le bon état de l’édifice, en compagnie de Jérôme Guigue, le spécialiste des ouvrages d’art régional.

Une étape indispensable quand on sait que le viaduc qui enjambe la combe-de-Fin prête aussi son nom à une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières du siècle dernier. Le 23 juillet 1962, un train transportant 600 voyageurs déraille provoquant la mort de 39 personnes. Nos confrères de la Gazette de Côte-d’Or retracent cette histoire.

Fissures, défaut d’étanchéité seront scrutés à la loupe par Jérôme Guigue pendant cinq jours. Ce jour-là, il ne détectera rien.

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