Aéroport Dijon-Bourgogne : Le Medef s’interroge sur l’attractivité du territoire

Le Medef de Côte-d’Or réagit à son tour sur le “feuilleton” de l’. L’organisation patronale s’interroge sur l’attractivité du territoire. “A l’heure ou le Medef et ses adhérents s’engagent dans le pacte France 2020 pour une grande reconquête économique et une baisse massive du chômage, il y a une très grande urgence à nous mobiliser localement pour que notre bassin économique ne tombe pas en deuxième division”.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Feuilleton de l’aéroport de Dijon : quid de l’attractivité du territoire pour les entreprises ?

Pour les entreprises de Côte-d’Or et du Grand Dijon en particulier, l’annonce (inattendue ?) du président du Conseil général de Côte-d’Or de mettre fin à son soutien à l’aéroport de Dijon pose question. Cet abandon précipite une situation ou les autres collectivités semblaient hésiter, au minimum…

Pour autant, la présence d’un aéroport à Dijon n’est pas une fin en soi. Dans un contexte où il est devenu vital pour notre pays de modérer les dépenses publiques, un aéroport ne se justifie que dans la mesure où il apporte un vrai retour sur investissement, c’est-à-dire où les retombées économiques sont supérieures aux dépenses engagées. Car qui dit retombées économiques dit création de richesse et d’emplois, ce qui est notre véritable combat.

La vraie question est celle de l’attractivité de notre territoire, la Côte-d’Or et plus particulièrement le Grand Dijon.

Ce dont les entreprises ont besoin, c’est d’une part, d’avoir un accès facile aux capitales internationales et aux grandes métropoles de l’hexagone (notamment dans l’ouest et le sud–est) pour accéder aux marchés et permettre à leurs clients de venir les visiter ; c’est d’autre part, et en particulier pour le secteur lié au tourisme, de bénéficier d’un flux entrant de touristes.

La fin supposée de l’aéroport (et donc du projet Renaissance) est l’occasion de prendre de la hauteur et de se poser les vraies questions. D’autant que les données du problème ont changé, avec le développement de l’aéroport de Dole et la mise en service de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône.

Dans ce dossier de l’aéroport, comme dans celui du très haut-débit pour prendre un autre exemple, on ne peut que constater que trois collectivités ne savent s’accorder pour partager un projet économique commun cohérent pour le Grand Dijon, capitale du département et de la région. Qu’en sera-t-il lorsqu’il s’agira de collaborer avec les régions voisines pour porter ce débat au niveau qu’il mérite ?

Il est aussi de notre devoir de dénoncer la distance, toujours plus grande, qui sépare les politiques des entrepreneurs. Nous demandons à être étroitement associés à la construction des grands projets, pour une vision claire et partagée du développement de notre région. Il en va de l’attractivité économique de notre territoire et de l’avenir de ses entreprises.

A l’heure ou le MEDEF et ses adhérents s’engagent dans le pacte France 2020 pour une grande reconquête économique et une baisse massive du chômage, il y a une très grande urgence à nous mobiliser localement pour que notre bassin économique ne tombe pas en deuxième division.

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