Fermer l’aéroport Dijon-Bourgogne ? Une “décision lourde de conséquence”, pour François Deseille (Modem)

François Deseille, président du Modem 21 et adjoint au maire de Dijon vient lui aussi au secours de l’. Alors que depuis quelques jours, son avenir devient plus sombre que jamais, il demande une prise de conscience de la part des élus.

“L’aéroport de Dijon-Bourgogne doit évoluer, c’est une évidence. Prenons en compte tous ces arguments avant de prendre une décision qui pourrait être lourde de conséquences”, écrit-il dans un communiqué.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Depuis quelques jours, la polémique sur l’éventuelle fermeture de l’aéroport Dijon-Longvic enfle. Certains veulent le fermer, d’autres ne rien changer. Avant de prendre une décision définitive, il est urgent de prendre conscience que l’aéroport Dijon-Longvic doit évoluer. C’est une réalité. C’est une obligation.

L’aéroport de Dijon-Longvic doit avant tout servir à désenclaver notre territoire vers l’Ouest, notamment vers Bordeaux et Toulouse, avec des lignes qui, on peut l’espérer, passeront prochainement sous obligation de service public. Cet aéroport doit être un outil d’accessibilité complémentaire au TGV. Il est en effet impossible de faire l’aller-retour Dijon-Bordeaux ou Dijon-Toulouse par le train en une seule journée.

L’aéroport de Dijon-Longvic doit avoir comme objectif de développer l’économie locale et régionale, le tourisme d’affaires, le tourisme entrant (nombre de nuitées, restauration, commerce…). N’oublions pas la création de la Cité internationale de la Gastronomie à Dijon. Pouvons-nous prendre le risque de faire perdre de l’attractivité à ce superbe projet et à notre territoire ?

Enfin cet aéroport doit pouvoir nous permettre de faciliter les transferts dans le domaine de la santé.

Fermer l’aéroport de Dijon-Longvic ?

N’oublions pas les retombées socio-économiques. Au-delà de la suppression d’une cinquantaine d’emplois, personnel de l’aéroport, et ceux des entreprises basées sur le site (Apache, Breitling…), il faut mesurer quelle serait la perte d’image et de statut de Dijon en tant que capitale régionale à vocation européenne.

Ne rien changer par rapport au projet Renaissance ?

Ce serait une erreur fatale, car l’aéroport de Dijon-Longvic n’a pas vocation à concurrencer celui de Dole-Tavaux mais à en être complémentaire. L’aéroport de Dole-Tavaux, fortement subventionné par le Conseil général du Jura, a décidé de s’orienter de plus en plus vers les transports aériens low cost qui réclament un soutien financier très important de la part des collectivités.

L’aéroport de Dijon-Longvic doit évoluer, c’est une évidence. Prenons en compte tous ces arguments avant de prendre une décision qui pourrait être lourde de conséquences.”

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