Solidarités 21 et le Front de gauche taclent François Fillon

et , porte-paroles de Solidarités 21e et du Front de gauche réagissent aux déclarations de François Fillon.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Les droites sombrent… l’unité est vitale à gauche

Fillon pourrait voter pour le FN plutôt que pour la gauche lors des municipales. C’est une rupture au sein de l’Ump qui renvoie à un héritage, celui de la compromission des droites françaises avec les fascistes, la collaboration et Vichy. Le gaullisme a longtemps incarné l’alternative honorable à cet abaissement. Il n’est plus.

Fillon a figuré dans la guerre des chefs après la défaite de Sarkozy non comme un outsider mais comme l’incarnation d’une certaine légitimité. Il fut cinq ans Premier ministre. Il dit désormais à beaucoup d’électeurs de droite ce qu’ils veulent entendre. Il s’accommode sans peine du caractère antidémocratique de la formation des Le Pen, père et fille.

Hollande a raison de rappeler 2002. Nous fûmes alors nombreux à gauche à voter pour Chirac non parce que nous adhérions à sa politique mais parce qu’il importait plus que tout que Le Pen soit battu le plus largement possible. L’extrême droite aux portes du pouvoir, fut-il local, ce sont les libertés qui sont menacées, toujours. On ne joue pas avec cela, jamais.

Alors, certes, nous ne sommes pas en Allemagne au début des années trente, même s’il est utile de rappeler que la gauche y fut rayée de la carte parce qu’elle ne sut pas s’unir. Fillon et ses semblables ont pris la main et avancent leurs pions comme Marine Le Pen qui fait mine de les tenir pour « négligeables »… pour leur imposer demain ses conditions.

On l’éprouve à Nice, dans cette « levée en masse » pour soutenir un bijoutier meurtrier. À la tête de ces manifestations déshonorantes, caracolent les fidèles de Fillon, Estrosi, et Ciotti. On y conspue le laxisme supposé de la gauche. On y revendique « la légitime défense » assimilée à « un permis de tuer ». Le Pen père confirme qu’il aurait lui aussi tiré sur une « cible » qui fuyait, son forfait accompli.

À Nice… comme à Marseille où l’exaspération peut conduire au pire à tout moment. Le FN n’a pas décidé par hasard d’y parader. La gauche ne s’y ridiculise pas non plus par hasard avec cette improbable primaire socialiste à six têtes. Il est temps que cela cesse. Assez de stupidités criminelles !

Que la gauche se rassemble, sans rien taire de ce qui la divise comme de ce qui l’unit, parce que c’est vital de mettre hors d’état de nuire, Le Pen, Fillon et leurs fidèles respectifs. C’est maintenant qu’il faut le dire et le faire, partout et sans tarder, y compris à Dijon et dans les autres communes du Grand Dijon.”

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