Le blues des blouses blanches

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Ces derniers mois, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers assure qu’elle enregistre une augmentation du nombre d’étudiants faisant appel à ses services face à des souffrances psychologiques. “Il semble que les étudiants souffrent d’un manque d’écoute évident”, assure la fédération. “Ils sont soumis à de profonds jugements de valeur, à des évaluations influencées par des a priori, des commentaires qui n’ont pas lieu d’être”.

Cinq ans après la réforme de leur cursus, les étudiants en soins infirmiers broient toujours du noir. Si des améliorations en termes de pédagogie et de transmission des savoirs ont bien été enregistrées, les aspects sociaux et psychologiques se font attendre. Si bien que la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers débute une campagne pour alerter les pouvoirs publics. Dans les écoles de la région, elle trouve un écho particulier.

Attablées, Juliette, Éliane et Marie (*) comptent les jours. De stage. Vingt-cinq avant la fin de leur cursus de trois ans. Autant d’appréhension. “C’est très court”, concède dans un sourire Marie. “Mais ça peut paraître une éternité si ceci ne se passe pas bien”. Car depuis le début de leur formation, les trois étudiants en Institut de formation en soins infirmiers bourguignons, enchainent les expériences désopilantes : remise en cause de la pédagogie, flexibilité des horaires pour aider les collègues aides-soignants au coucher, au repas,…

Si la position d’un étudiant en stage ne joue pas forcément en sa faveur, tous les établissements ne sont pas à mettre dans le même sac. “Le Centre hospitalier spécialisé est toujours un stage très attendu”, concèdent les étudiantes d’une même voix. “Les conditions et surtout le public peuvent sembler difficiles, mais tout est fait pour nous intégrer et participer aux soins notamment”.

Le malaise des étudiants

Mais dans d’autres cas, la situation serait bien plus alarmante comme l’atteste la fédération. “Certains professionnels font vivre, sciemment ou inconsciemment, de réelles situations de mal être aux étudiants”. Marie-Hélène est infirmière à domicile dans le nord de la Côte-d’Or. Des stagiaires, elle en accueille régulièrement et elle reconnaît volontiers “qu’ils sont une bouffée d’oxygène dans un quotidien très chargé”.

Sans pour autant les considérer comme une main-d’œuvre facile. “Les premiers jours, c’est souvent difficile, car ils sont totalement novices, mais très rapidement ils doivent prendre le pli”, poursuit-elle. “Rares sont ceux qui font preuve de mauvaise volonté. De toutes façons on arrive dans ce métier par vocation, pas au hasard d’une orientation”.

Sur ce point, les trois étudiantes trouvent un point d’accord. “Nous ne sommes pas dans un amphithéâtre, nous avons souvent la vie d’un patient entre les mains”, ajoute Juliette. “Physiquement et psychologiquement c’est fatigant, alors la pression supplémentaire du personnel encadrant est parfois difficile à supporter”. La jeune fille interroge alors ses camarades : “Combien se sont mis à fumer depuis le début de la formation ?” Un nombre significatif selon elle.

Dans la promotion, cinq auraient décroché, excédés par la pression du stage. “Lorsqu’il manque des aides-soignantes, des infirmières, on nous annonce qu’on va les remplacer, sans supervision, et au final au moment de l’évaluation, nous ne savons pas faire les gestes qui, eux, sont notés”. Mais alors, comment se déroulent réellement les stages ? Contacté, le Centre hospitalier de Dijon n’a pas été en mesure de donner suite à notre demande.

“Il m’est arrivé d’aller au stage avec une boule au ventre”, poursuit Éliane. “Tu dois mesurer chacun de tes propos pour éviter de froisser les professionnels devant toi. Nous sommes obligés de nous plier à une manière de travailler qui n’est pas la même selon les personnes”. Cette casquette d’étudiant malléable, Éliane voudrait bien la perdre, mais au lieu de ça, elle doit se contenter d’être “la personne qui plaira à ton guidant – le tuteur -“.

23 euros la semaine…

Pour Marie-Hélène, la pénurie de personnel est sans conteste un véritable frein au bon déroulement des stages. “Infirmier est un métier sous pression, surtout dans les centres hospitaliers, mais le passage est obligatoire d’autant que la majorité d’entre eux y travailleront”. Reste alors une dernière inégalité : celle des salaires. Et là, les étudiants sont encore plus remontés. En effet, les étudiants effectuant un stage de plus de deux mois doivent, selon une loi du 28 juillet 2011, toucher 436,05 euros par mois… sauf pour les étudiants paramédicaux.

Le motif exposé par le ministère de la Santé peut sembler viable : les professions paramédicales sont assurées de pouvoir s’insérer professionnellement dès la fin des études. Environ 1 500 euros brut en sortie de diplôme. Ils toucheront donc 23 euros par semaine de stage la première année, 30 la seconde et 40 la dernière année. “Nos frais de transport sont cependant pris en charge si le stage est en dehors de la ville.”

“Mais là aussi entre le Transco et le TER, il faut choisir le moins cher”… ce qui n’est pas forcément le plus pratique ni le plus rapide ! “Plusieurs étudiants doivent travailler de nuit ou le week-end pour financer leurs études puis enchaîner avec les cours ou les stages”, complète Juliette. Pas de quoi rassurer les futurs patients…

(*) A la demande des étudiants, les noms ont été changés.

Les commentaires sont clos.

  1. Le motif exposé par le ministère de la Santé peut sembler viable : les professions paramédicales sont assurées de pouvoir s’insérer professionnellement dès la fin des études

    =============> Plus maintenant, il y a du chômage infirmier un peu partout en France; ne serait-il pas temps de revoir ça justement?

    Mary le mercredi 18 septembre 2013 à 16h50

  2. En effet, les étudiants effectuant un stage de plus de deux mois doivent, selon une loi du 28 juillet 2011, toucher 436,05 euros par mois… sauf pour les étudiants paramédicaux.

    Le motif exposé par le ministère de la Santé peut sembler viable : les professions paramédicales sont assurées de pouvoir s’insérer professionnellement dès la fin des études.

    ______________________________________________________

    Etant donné qu’à l’heure actuelle le chômage infirmier commence, ne serait-il pas temps de revoir ça?

    Et même, en quoi est-ce viable de dire “vous, vous aurez du taf, donc endettez-vous et mangez des croquettes pour chat pendant vos études”?

    Dans un métier prônant l’humanisme, où est-il pour les ESI?

    Mary le mercredi 18 septembre 2013 à 16h53

  3. 2 questions: pourquoi la photo ne montre que des internes et/ou médecins? et la seconde, qui reste pour moi une énigme: pourquoi ces derniers le porte que le haut de la blouse? Le symbole? Le signe de reconnaissance entre eux? le fait de n’être qu’à moitié propres? Sinon excellent article qui reflète très bien la situation. Signé: quelqu’un qui gagne en stage 40€ par semaine :p

    Benjamin Baugé le mercredi 18 septembre 2013 à 17h00

  4. La rédaction du Miroir Mag

    Bonjour Benjamin,

    Il s’agit d’une photo d’illustration réalisée lors du déménagement des Urgences du CHU de Dijon il y a quelques mois. Sans doute le contexte peut-il expliquer la tenue vestimentaire.
    Les témoignages des trois étudiantes ont été recueillis en dehors d’un lieu de stage. Ceux-ci doivent en effet respecter un droit de réserve et il était important de ne pas les compromettre.

    Jérémie Lorand
    Rédacteur en chef

    La rédaction du Miroir Mag le mercredi 18 septembre 2013 à 17h10

  5. je confirme il y a du chômage, ma situation formation infirmière financer par l’anfh par contre j ai une obligation de servir pendant 5 ans (normal) cependant depuis le 19 juillet j’exerce en tant qu’aide soignante dans l’établissement dans lequel j ai exercé depuis 7 ans. la seule possibilité c’est une mutation mais très peu d”établissement accepte les mutations…. tout cela pour dire que faire 3 ans d’étude pour en arriver la c’est frustrant.

    Kouetou le mercredi 18 septembre 2013 à 17h21

  6. Merci pour cet article ! Notre futur métier est décrit comme un des plus beaux (et il l’est !) mais à quel prix !Nous sommes souvent malmenés dans nos stages par les encadrants. Il faut toujours faire attention à notre posture pour ne pas les froisser ce qui enlève notre spontanéité.. Vivement le diplôme… Une étdiante de troisième année (40 € par semaine !)

    Byzantine2003 le mercredi 18 septembre 2013 à 17h33

  7. Je me reconnais tout à fait dans cet article. Je suis actuellement en début de 2ème année, précipité en stage sans le moindre cours et n’ayant donc de la 2ème année que le statut. Les conditions d’encadrement sont parfois déplorables, et dépendent pour beaucoup des critères personnels propres à l’équipe et notamment de leur conscience professionnelle et de leurs motivations. Je vais régulièrement en stage à reculons. Il faut surveiller toutes ses paroles, parfois ruser pour faire remplir les bilans par “l’infirmière sympa” afin de s’en sortir dans une formation où l’on est, j’en ai l’impression, finalement plus jugé sur des critères personnels et subjectifs que selon nos réelles compétences. D’où le besoin de recevoir toute critique sans broncher, parfois justifiées mais parfois à la limite de la décence. D’où le besoin de paraître le plus docile possible pour aligner les croix sur une feuille de compétences qui nous suivra toute notre formation et plus longtemps encore.

    Concernant les indemnités, c’est beau sur le papier mais en pratique il y aurait des choses à modifier. Moi même étant en scooter, je n’ai droit à aucune indemnité kilométrique car n’ayant pas le permis faute de moyens. Il semblerait que ce soit national et que mon IFSI n’y puisse rien. D’autres touchent plusieurs centaines d’euros pour compenser des frais qu’ils ne dépensent pas, pratiquant le covoiturage. Ce qui est bien sûr à leur honneur mais qui peut en vexer d’autres dans ma situation.

    Je terminerais sur la formation qui est depuis la réforme très différente de l’ancienne formation et donc, sur ce point, très pénalisante en stage par rapport à des infirmiers et infirmières ayant appris leurs cours par modules, “pneumologie”, “gastro-entérologie…” Nous devenons réellement compétents en fin de 3ème année après avoir enfin vu tout le programme. Lorsque nous, étudiants, tentons d’expliquer les raisons de nos lacunes pendant les stages, nous passons auprès des moins compréhensifs, au mieux pour des menteurs, au pire pour des fainéants. Le travail personnel est alors important, mais il est parfois difficile de rattraper des erreurs en stage. La position des infirmières face à des élèves finalement peu autonomes est humaine et compréhensive mais terriblement démoralisante pour l’étudiant qui est finalement de bonne volonté et ne demanderait qu’à être formé.

    Au vu du nombre de collègues étudiants que je retrouve déprimés à chaque retour en cours, il y aurait là beaucoup de travail et sans doute un intéressant sujet de TFE à développer.

    Bryan Collas le mercredi 18 septembre 2013 à 22h30

  8. C’est fou ça, on devoir parfaitement dans votre article. Je suis de reim et bien c’est exactement pareil. Malheureusement tout ce `bordel’ vient de plus haut, des politiques et autre…
    C’est accablant de voir ces situations partout (ou presque) ! Les etudiants poussent un cris d’alarme, peut être grâce a des articles comme cela nous nous ferons entendre ….
    Quand au stage il faudrait rappeler a certains professionnel qu’ils ont etaient eux aussi étudiant, je ne comprend pas leur réaction agressive sur plusieurs point…. Comme s’il avait oublier leur étude et surtout qu’il travail dans un métier humains pour lequel il ne faut pas respecter que les patients mais tout les autres membres du personnel y compris les étudiants qui sont tout de même leur futur collègue !!

    zo'' le jeudi 19 septembre 2013 à 9h42

  9. J’hallucine! je suis infirmière depuis 3ans et demi en seine et marne, j’ai “l’ancien” diplôme, ce que les étudiants “subissent” actuellement, nous l’avons subit aussi!
    Nous étions payer moins en stage, avions moins de vacances et les études étaient plus longues!
    Mais quand on étaient diplômés, on se sentaient capable de prendre des patients en charges! Vous pouvez demander aux jeunes pas la moitié s’en sentent capables!
    Quand un étudiant vient dans notre service, on s’efforce de l’accueillir le mieux possible et de faire en sorte qu’il ne fasse que ce qui est dans son rôle d’étudiant, il peut effectivement arriver qu’on leurs demandes un coup de mains pour certaine choses, mais pas que pour le nursing! pour les soins infirmiers! on a bien remarqué que comparer a nous, les étudiants ne connaissent pas grand chose aux soins quand ils arrivent en stage hospitalier, il suffit qu’ils aient été en psy ou en gériatrie, il faut tout leur apprendre sur la technique des soins médicaux en fin de 2eme année( perfuser, faire une prise de sang, une glycémies…)!
    L’IFSI de notre hôpital a trouvée une solution pour éviter que les stage soient trop long dans 1 service, il partage le stage en 2 et les étudiants vont dans 2 lieux de stage.!
    La reforme n’a pas beaucoup de bon coté! nous sommes toutes d’accord dans le service, et quand j’en parle avec des amis infirmiers, pareil…
    Pour ce que vous dites dans votre article, nous n’étions pas mieux loti, il y en avait qui arrêtait quelque soit l’année nous étions 82 au démarrage, et 50 de la promo initial a la fin. Dans notre promo, une des meilleurs a même arrêtée 1 mois avant le diplôme, trop de stresse.
    Mais quand on est diplômé on n’est pas moins stressé! On a plus d’assurance c’est tout!

    Onlylaulau le vendredi 20 septembre 2013 à 9h08

  10. je trouve l’article assez intéressant mais voyez vous chers étudiants infirmiers, hélas pour vous, vous avez le nouveau programme. je suis diplômée depuis 2010 et suis de l’ancien programme. notre formation n’était pas comme la votre: universitaire; et nous n’allions pas en stage avec un porte folio aussi imposant que le votre… donc nous nous laissions formés en posant des questions, en participant, en agissant au sein du service… nous n’étions pas, comme j’ai pu le voir en formant des ESI portés exclusivement sur ce porte folio… on parle des attitudes des infirmiers non pédagogue en services qui oublient d’où ils viennent mais n’oublions pas de parler de ces ESI qui ne voient que la petite croix validante :)
    j’entends bien la difficulté de la formation actuelle mais quelque chose n’a pas changé par rapport au vécu des étudiants de la précédente formation: stress durant les stages, en plus de ce stress nous nous avions les MSP (très stressantes d’ailleurs) chose que vous n’avez plus…, la paie des stage: nous pouvions considérer que nous n’etions pas payer pour plus de charge de travail que les agents de services … et la MSP diplomante… n’en parlons pas ou plutot si parlons en: c’etait un étape des plus cruciale et stressante… mais au moins nous dès notre première année et ce de manière évolutive nous savions prendre en charge dans la globalité un patient… aujourd’hui… ce n’est plus le cas…
    effectivement la formation infirmière n’est plus ce qu’elle était mais n’oublions pas qu nous faisons un métier porté sur l’humain et non sur un porte folio…

    pau le vendredi 20 septembre 2013 à 12h12

  11. C’est quoi ce problème évoqué ? Tout le monde parle de 40 euros par semaine mais c’était idem avec l’ancienne réforme. Il y a une différence tout de même entre être un étudiant et un professionnel. De plus la nouvelle réforme se veut universitaire et non formation professionnelle, donc vous avez beaucoup de chance d’être rémunérés ! Je sais que ce n’est pas bien, les étudiants n’y sont pour rien. Mais je trouve qu’être infirmier doit passer par une formation professionnelle et non universitaire. Que l’on demande a être reconnu est tout à fait à notre honneur mais pas de n’importe quelle façon. Les cursus universitaires accompagnent un étudiant dans un domaine large et vaste, la formation professionnelle détermine un profession bien précise et est beaucoup plus pointilleuse, même si son appellation fait moins rêver ! Nous travaillons avec des humains ce qui demande une certaine exigence, alors je pense que certains pourraient mettre leur égo de côté et penser à ce qui serait plus bénéfique pour les patients et pour eux-mêmes! Mais ça, c’est mon avis ! C’est un peu comme les femmes de ménage que l’on doit nommer aujourd’hui technicienne de surface. Le nom de la fonction est plus flatteuse mais ne change en rien les fonctions de cette dernière. La différence avec la fonction d’infirmier c’est que pourmériter “cycle universitaire” il faille changer toutes les méthodes d’ apprentissage. Ce que je trouve désolant, car quand on voit un 3 ème année n’ayant jamais perfusé, sondé etc… et qui deux mois plus tard va être jeté dans un service en tant que professionnel, on peut se poser des questions. Ce ne sont que des gestes techniques mais ils méritent d’être pratiqués et maîtrisés avant d’avoir en charge un service pour pouvoir se centrer sur le reste: l’essentiel ! Déjà avec l’ancienne réforme nous nous retrouvions parfois frustrés de ne pas avoir appris plus à l’étudiant qui terminait son stage alors maintenant avec deux ou trois stages par an, il y aura forcément des lacunes, mais qui hélas ne seront pas la faute de l’étudiant mais bien de cette réforme. Un” infirmier réflectif”: qu’est-ce que cela veut dire ? Que ceux de l’ancienne réforme ne réfléchissent pas ? Et comment peuvent-ils justifier le fait que ces infirmiers puissent réfléchir sur leur pratique et capables de se former sur leurs compétences si les connaissances ne sont pas au rendez-vous ? Pour reprendre un extrait de l’article http://www.actusoins.com/10478/nouveaux-etudiants-en-soins-infirmiers-la-reforme-incomprise.html : ” Quant au coté théorique, il y a moins de pathologies étudiées. « Depuis 1992, nous sortions des infirmiers polyvalents, certes. Maintenant, la consigne, c’est de sortir des infirmiers réflectifs » explique Jane-Laure Danan, vice-présidente du CIEFEC. « Des infirmiers qui réfléchissent sur leur pratique, capables de se former non seulement par le biais des connaissances, mais aussi des compétences. Des infirmiers qui puissent admettre qu’ils ne connaissent pas tout sur tout et qui pourront résoudre les problématiques par leurs propres moyens » ajoute-t-elle.”. Une drôle de façon de penser ! Pour être compétent il faut forcément avoir des connaissances, c’est indissociable ! Je pense que les connaissances sont indispensables, comment réfléchir sans celles-ci ? Sont-ils devins ? Non, juste jetés en pâture et si ils tombent sur des infirmiers de l’ancienne réforme ne réfléchissant pas plus loin que le bout de leur nez et ne prenant pas en compte leur nouveau cursus, hélas ils se feront qualifier d’incompétents.

    Bio le samedi 21 septembre 2013 à 23h37

  12. Ce qui me surprend c’est de voir des gens aussi jeunes et aussi blasés. Quels professionnels deviendront-ils ?

    Bio le samedi 21 septembre 2013 à 23h49

  13. Longue vie aux ” vrai ” IDE de l’ancienne réforme!!!!!

    quelle considération vous avez pour vos futurs collègues …
    vous avez raison vous devriez être les seules à pouvoir exercer !!! pas ces petites sous merdes humaines qui osent faire part de leur ressentit dans un journal local. vivons heureux vivons caché! mais heureusement vous êtes la pour sauver le monde de ces futurs collègues incompétents et surtout dénué de toute sainte MSP!!!!

    Venir crier haut et fort que vous êtes dans l’humain en crachant sur vos futurs collègues …ca pourrait etre drôle si ce n’etait pas vrai.
    Quelle démonstration de vos valeurs et votre professionnalisme.

    petit rappel : qui se plaignait pour une revalorisation salarial des IDE ?
    n’est ce pas ces super IDE de la super ancienne réforme ?

    Comme beaucoup de revalorisations en France elle s’est faite par le diplôme ( harmonisation des diplômes européens etc ) , mais ça c’est encore la faute des étudiants que vous avez en service , c’est certain! je suis même étonné qu’on ne les fasse pas payer pour avoir la chance, que dis-je l’Honneur de côtoyer des gens aussi humain et compréhensif que vous .

    donc oui VRAI ide continuer a cracher sur ces saletés d’étudiants qui ont demandé tout ce qui arrive!

    En cherchant bien on pourra bientôt établir le lien entre nouvelle réforme et trou de la secu , nouvelle réforme et la faim dans le monde, et une étude très sérieuse d”ide old reforme ont prouvé que bcp de MST proviennent des ESI de la nouvelle reforme. ( on préconise même la purification par le feu)

    On est peut être pas de l’ancienne réforme mais on espère pas devenir aussi catégorique que certains qui se sont exprimer ici.

    c’est alarmant de voir que ces grand pro de l’ancienne réforme pense avec autant de stéréotype , à croire qu’il n’ont pas du encadrer beaucoup d’élèves… mais le” prêt-a-penser” est le plus court chemin vers les réactions les plus primitives et les plus simplistes .

    Vous avez raison de vous abreuver de stéréotype et de vous auto congratuler.
    Pendant que vous vous matez le nombril en vous prenant pour les nouveaux dieux modeste de la santé, les ESI de la nouvelle reforme (merdique) se battent pour être de bon futur ide, du moins les meilleur possibles au vu des gens qui les forment ….

    heureusement beaucoup d’IDE de l’ancienne réforme se battent, eux, pour nous aider à atteindre ce but.

    mais vos interventions montrent bien qu’il y a aussi une minorité bruyante qui prefere cracher que communiquer…. prenons ce que vous nous donnez … un exemple à ne pas suivre .

    ESI amusé le dimanche 22 septembre 2013 à 9h18

  14. et que dire d’un étudiant qui perfuse, sonde, réalise un soin de stomie … tout cela en première année… et qui ne pratiquera plus ce soin avant d’être diplômé?
    C’est justement ce pour quoi nous nous battons aujourd’hui, nous, étudiants infirmiers ! Pour être soit universitaire , soit en formation professionnelle. Et non pas ce statut bâtard de formation professionnalisante rattaché à une fac, nous collant une magnifique étiquette “étudiant” sans pour autant avoir accès aux même bourses que les autres étudiants de l’enseignement supérieur, ne pas avoir accès aux différents services du Crous duquel nous dépendons…. !!!
    Ce refrain de “c’était pareil mais nous on se plaignait pas”, commence sérieusement à tous nous énerver , nous EIDE ! Blasé du métier ? NON !!! Au contraire nous l’admirons, et pour ma part qui suit en 3ème année, je vais avec plaisir en stage (quand les conditions sont propices à un apprentissage), c’est un bonheur de se lever le matin, de prendre son service avec les équipes, d’échanger des moments exceptionnel. Mais blasé de cette formation qui nous parait illégale, tant entre étudiants de l’enseignement supérieur, qu’entre IFSI ! Une formation bien mal comprise de nombreux professionnels…
    Ce n’est pas que les anciens ce sont fait marché sur les pieds que nous allons faire de même, désolé…

    gim gim le lundi 23 septembre 2013 à 20h01

  15. Mais effectivement, cette nouvelle réforme bâtarde ( adjectif très bien trouvé par ailleurs) ne facilite vraiment pas les choses. Et là nous sommes d’accord, il faut y remédier. Je trouve qu’un stage où l’étudiant n’est pas pris en charge par l’équipe est un stage “frigo”, un stage qui ne sert à rien. Dans notre service, peu importe en quelle année se trouve l’étudiant il effectuera autant de nursing que de soins techniques. Et nous essayons autant que possible lui faire pratiquer les soins pour lesquels il n’est soit pas l’aise ou qu’il n’a jamais eu l’occasion de pratiquer. Après je sais que certains services ne voient les étudiants que comme de nouveaux bras, c’est une réalité ! Mais tous les services ne se ressemblent pas. Dans notre service nous continuons d’être référents et faisons le point avec l’étudiant de façon multidimensionnelles. Encourageant ainsi nos étudiants à pratiquer plus là où il y a des lacunes causées, pour beaucoup, par cette nouvelle réforme restrictive. Nous en avons conscience et le prenons en compte ! Tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier, qu’il s’agisse des étudiants comme du personnel. Il y aura toujours des bons et des moins bons. Et quand je dis “moins bons” ce n’est pas péjoratif, je parle en fonction du parcours attribué à l’étudiant (certains auront plus de chance que d’autres). Un étudiant de 3ème année n’ayant jamais effectué de soins techniques ne sera pas sanctionné chez nous, au contraire nous lui laisserons au maximum ces soins. Pour ma part, j’estime que la motivation de l’étudiant est de loin le plus important. Un étudiant motivé s’il n’exerce pas assez, provoquera ces attributions de tâches, j’en suis convaincu. (Pour revenir sur l’éducation, avant que l’étudiant n’aille faire celle du patient il devra tout de même maîtriser le sujet car si c’est changer une poche de stomie juste pour changer la poche, ça n’a aucun intérêt.).

    Bio le mardi 24 septembre 2013 à 13h37

  16. Je ne vois absolument pas en quoi perfuser, sonder et réaliser un soin de stomie en première année est un problème ! Il s’agit de gestes techniques, en quoi le fait d’être 1ère année est un problème ? Pourquoi un 3ème année ferait mieux ? Un geste technique s’apprend et finit par se maîtriser. Au contraire, plus le geste technique est appris tôt mieux sera l’apprentissage de l’étudiant. Un geste technique n’est pas une fin en soi, l’important dans ce métier est de pouvoir maîtriser au plus tôt les gestes techniques afin de se centrer sur l’essentiel, l’humain ! Votre petit discours: ” Ce n’est pas que les anciens ce sont fait marché sur les pieds que nous allons faire de même, désolé..” et bien non, nous ne nous sommes pas fait marcher sur pieds, qu’il s’agisse de l’ancienne réforme comme de la nouvelle certains se font marcher sur les pieds et d’autres non ! Les mentalités étaient les mêmes ! Ce n’était pas l’âge de pierre sous l’ancienne réforme ! Quant à la bourse bien au contraire, la bourse régionale ou nationale selon ton âge est bien supérieure en comparaison à d’autres branches et calculée selon ta situation, en plus on a la possibilité de signer des conventions avec des hôpitaux pour une durée de 3 ans après obtention du diplôme moyennant une prime d’environ 400 euros/ mois (contrat de fidélisation) pour la 2ème et 3ème année: contrat inexistant dans les autres branches. Et cumulable avec la bourse ! Pour le moment je trouve que la France offre des aides qu’il ne faut pas dénigrer. Personnellement j’ai repris les études à l’IFSI alors que j’avais déjà le crédit de ma maison à payer et deux enfants à charge. Reconversion qui aurait été impossible dans un autre pays. Je trouve juste qu’il ne faut pas cracher dans la soupe. Et quand on vit encore chez ses parents lors de nos études, il ne faut pas s’attendre à toucher une fortune ! D’ailleurs si l’appât du gain est primordial, il ne faut pas s’orienter vers cette profession ! Il y a bien des combats à mener sur les conditions de travail dans notre secteur. Manque de personnel, travail à chaîne, des combats qui méritent bien plus ! Si la démotivation est déjà présente pendant l’apprentissage alors qu’en sera-t-il par la suite ?

    Bio le mardi 24 septembre 2013 à 22h19

  17. Moi j’ai fais mes études en soins infirmiers en Belgique, tout le monde était motivé malgré des horaires que les étudiants vont rencontrer dans leur vraie vie professionnelle… Je n’étais pas payée durant mes stages, en belgique, les étudiants ne sont pas payés pour apprendre… La france… mauvaise pédagogie, niveau faible et toujours en train de se plaindre de la charge de travail…

    Camille le jeudi 26 septembre 2013 à 22h18

  18. Le “Chômage infirmier” ne commence pas… Il faut savoir être large et commencer dans des services que nous n’apprécions pas forcément… Un infirmier au chômage est un “infirmier” qui ne veut pas travailler.

    Camille le jeudi 26 septembre 2013 à 22h21

  19. Tout cela n’incite pas à encourager ma fille qui veut être infirmière, elle est en terminale S et l’orientation est pour janvier…Tout le monde autour de nous lui déconseille ce métier : trop dur, ingrat, pas payé, horaires trop lourds…Il faut vraiment avoir une vocation très forte. Du coup, elle réfléchit à s’orienter plutôt vers l’orthophonie…

    Valé le lundi 30 septembre 2013 à 17h34

  20. Les étudiants que l’on voit sur la photo sont des externes (étudiant du 2eme cycle des études médicales), donc rien à voir avec l’article. La blouse courte par dessus les vêtements est juste un code vestimentaire arbitraire.

    étudiantmedecinedijon le mardi 1 octobre 2013 à 12h54

  21. Très bon article qui montre la réalité telle qu’elle l’est. C’est pas nouveau, les stagiaires sont souvent exploités et mis à rude épreuve, c’est souvent durant les stages “marche ou crève”. Et encore réjouissez vous étudiants infirmiers, en médecine on ne gagne rien du tout avant l’externat (4ème année), ou l’on touche moins que vous. Au bout de 6 ans, en tant qu’interne on gagne le smic pour plus de 60h/semaine…

    Anonyme le samedi 13 décembre 2014 à 8h06