Un rapprochement “bienveillant” avec l’UDI pour le Modem21

, membre du 21, “observe avec bienveillance” la main tendue de Jean-Louis Borloo “en vue de listes communes UDI/ pour les élections européennes et certaines municipales”.

S’il rappelle que cette “famille politique” est celle qui est le plus sensiblement proche du Modem, il rajoute cependant que ce n’est pas le cas sur tous les sujets.

Il précise aussi que le parti se refuse de “travailler avec les extrêmes” et que le parti est ouvert aux élus PS, “plus ouverts que leur président”, pour construire une majorité sociale démocrate.

A lire ci-dessous, l’intégralité du communiqué de presse du Modem21 : 

Rapprochement UDI / MoDem

En tant que délégué écologie et démocratie, membre du MoDem – tendance Jean-Luc Benhammias, j’observe avec bienveillance la main tendue de Jean-Louis Borloo en vue de listes communes pour les européennes et certaines municipales.

Bien évidement, cette famille politique est la plus proche de la nôtre, mais pas sur tout.

Le contexte politique local mérite un petit rappel historique. Il est faux de dire que les centristes, y compris ceux de l’UDF ne se soient jamais associés avec les socialistes. Il y a de nombreux démocrates comme moi qui n’oublient pas les humiliations verbales subies par Anne Marie Comparini lorsqu’elle a fait le choix de s’allier à Gérard Collomb (PS) en Rhône-Alpes pour éviter de partager la région avec le FN.

Or cette ligne rouge là, existe toujours, cette frontière nous interdisant de travailler avec les extrêmes.

Maintenant, Monsieur Sauvadet a des exigences de clarification envers les cadres du MoDem. Qu’il s’interroge sur le fait, que nous avons-nous aussi, un certain nombre de questions rédhibitoires, notamment envers une allégeance aveugle du nouveau centre vis-à-vis de l’UMP, dont certaines troupes draguent le FN pour le second tour dans plusieurs villes.

Si au niveau local, sur une base de programme, il y a des élus du PS plus ouvert que leur Président qui, il y a un an n’a pas voulu saisir la main tendue de Mr Bayrou pour construire une majorité sociale démocrate , il n’y a pas de raison pour refuser de travailler ensemble sur un projet, surtout si on est comptable du bilan sortant, et que celui-ci n’est pas mauvais.

Si, ici ou ailleurs, nous avons besoin, dans un certain nombre de communes, d’une union des centristes qui, si cela est déterminé au préalable, pencherait vers la droite, bien entendu nous n’avons aucune raison de la refuser, surtout si elle permet d’éviter l’émergence d’une liste FN au second tour, qui plus que jamais est en embuscade.

Monsieur Sauvadet doit prendre en compte le fait que le MoDem n’est pas et n’a jamais été l’UDF, même si il en est issu. L’essentiel des cadres de l’UDF sont passés à l’UMP, et les seconds couteaux ont créé le Nouveau Centre, ce qui a permis au sein du MoDem, l’émergence d’une nouvelle génération en politique. En nous acceptant tel que nous sommes, avec notre histoire politique, nous arriverons à renouer le dialogue.

Je ne désespère pas de voir une VIème République apparaître, qui permettrait une véritable multipolarité de la vie politique, et donc, un gouvernement de consensus, avec des alliances multi-partis.

Mais pour ma part, le MoDem est et reste un parti démocrate, écologiste, libre et ouvert vers sa famille politique : le centre, mais il porte aussi dans ses rangs un courant capable de travailler avec le centre gauche, c’est ainsi.
Marien Lovichi délégué Ecologie et Démocratie, membre du MoDem21

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