Pour conquérir Dijon, Alain Houpert affiche ses soutiens

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Un rendez-vous “majeur”, “capital”, une aventure “belle et grande”. Dans la bouche de ses soutiens, le challenge qui se présente à n’a rien d’une montagne insurmontable. Loin de là même. À dix mois des , le candidat à l’investiture UMP rassemblait ses soutiens mercredi 29 mai 2013 pour rappeler sa détermination à mener la campagne à son terme.

La réunion publique avait donc tout d’une démonstration de force : prouver à , son challenger pour l’investiture, que les élus mais aussi les forces militantes sont bien de son côté. Et pour le principal concerné, le pari est “réussi”. Dans la salle de la paroisse de la place Granville, dans le quartier de la Toison d’Or, le candidat alignait les pointures. “Il a la légitimité pour être le bon candidat, celui qui connait la ville et qui pourra rassembler autour des valeurs de la droite et du centre”, considère , suppléante du député mais aussi pressentie pour figurer en bonne place sur la liste d’Alain Houpert.

“Nous sommes à dix mois d’une échéance capitale”, lance Laurent Bourguignat, actuellement conseiller municipal à Dijon et numéro trois sur la liste. “Dijon n’est pas un village gaulois, l’élection doit permettre aux Dijonnais d’adresser un carton jaune au gouvernement pour dénoncer la dérive dans laquelle la gauche engage notre pays”.

D’autant que la droite espère faire de cette élection, la première marche d’une opération reconquête. Et Dijon est à plus d’un titre dans les petits papiers de l’UMP : les ténors comme Jean-François Copé ou Bruno Le Maire se sont déjà succédé et d’autres noms suivent : L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin le 6 juin et l’ex-ministre Michèle Alliot-Marie quelques jours plus tard. Tous en soutien à Alain Houpert.

“Dijon a été transformée à la Potemkine”

C’est sans doute pour cette raison que Rémi Delatte prédit déjà un rendez-vous majeur avec les Dijonnais suggérant même aux détours d’une phrase : “L’UMP est derrière Alain Houpert”. Sauf qu’à ce jour, aucune décision officielle n’a été prise. La commission d’investiture du parti pourrait par exemple proposer d’organiser une primaire, comme à Paris, afin de départager les deux têtes d’affiche. “Cette élection conditionne un projet pour Dijon, mais aussi pour l’agglomération”, ajoute le député-maire de Saint-Apollinaire. “Il ne faut cependant pas oublier que le concurrent en face est de taille”.

brigue en effet un troisième mandat. Le président du groupe socialiste au Sénat et ami de François Hollande compte miser sur une campagne courte en mettant en lumière son bilan. Pas de quoi convaincre Alain Houpert : “Si Dijon est belle, c’est bien grâce à Robert Poujade et non à . L’auditorium est une des plus belles salles d’Europe, volontairement sous-utilisée pour qu’on ne puisse pas reconnaître son statut […] Dijon a été transformée à la Potemkine, un décor de théâtre avec la misère derrière”. Pour étayer son propos, il cite la rue de la liberté et son “revêtement en béton mécanique” ou le “massacre”, fruit de la rénovation du jardin des Ducs.

“François Rebsamen a passé sa vie à faire du copié-collé de Paris : Place, vélo, tramway, zénith, que j’appelle le hangar à paille”. Avant de s’autoriser une petite pique envers son adversaire de droite : “Certains veulent qu’on arme la police municipale, ça pourrait être dangereux, même pour eux”. À ses côtés, Laurent Bourguignat propose pour sa part d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de moins de quatorze ans. Comme un moyen de sécuriser un peu plus le centre-ville. Ou encore de réaliser, dès mars 2014, un moratoire sur le bétonnage de la ville.

Car c’est là un des principaux reproches faits à l’actuelle municipalité : “L’architecte Jean-Michel Wilmotte refuse même que son nom soit apposé à la rénovation de la place de la Libération”, assure-t-il. Sauf que sur son site, la place figure en bonne place. On peut même y lire qu’elle a reçu le prix Arturbain.fr en 2006. “Dijon a été façonnée par les réseaux, mais il ne faut pas que ces réseaux se fassent au détriment des autres”, poursuit-il comme pour galvaniser ses troupes. Pour Christophe Orry, délégué UMP de la circonscription, cette réunion marque ni plus ni moins que le début de la campagne. “Les places ne se partagent pas”, conclut Alain Houpert pour répondre à la proposition faite par Emmanuel Bichot. “Je suis fidèle”.

Les commentaires sont clos.

  1. l’homme est un loup pour l’homme.. dans la meute qui croquera l’autre?…

    AL le jeudi 30 mai 2013 à 6h38

  2. pensez aux entrprises et a ceux qui travaillerons jusqu a 65 ans et plus – pensez a degraisser les bureaux de la mairie pour remettre un plus d humainite dans la ville qui a été un peu trop betonnee

    gullaud hubert le samedi 10 août 2013 à 9h10