Lecture locavore

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L’Atelier de Capucine, Didier Cornaille

A ceux qui mangent déjà local, désormais n’hésitez pas à lire local. Un livre frais, cueilli à maturité, de saison, est bien meilleur pour le moral qu’un cynique recueil d’expériences parisiennes lointaines. La lecture locale retrouve le plaisir de ses toponymes, de ses instants de vie tout simples, de ses personnages familiers. Ce n’est pas vraiment comme Barbie qui retrouve ses formes … pas une réussite. Non, c’est comme une tomate qui retrouve son goût. Voilà l’effet des livres de Didier Cornaille.

L’Atelier de Capucine, c’est donc l’histoire d’un jeune homme poussé par le destin à renouer avec ses racines bourguignonnes – loin d’être séduisant pour un traducteur parisien, pas très sûr de lui. Et pourtant, en foulant le terrain du village, il y va y enfouir ses racines. Il découvre là deux personnes fondamentales pour lui. xxx et Capucine, sa future amie. Le vieux grognon à l’amitié indéfectible et la pimpante fille de village partie à la ville font le lit d’une histoire et d’un scénario qui concerne aujourd’hui une partie de la jeunesse française : le retour à la vie rurale et ses rebondissements.

L’écriture de Didier Cornaille rappelle celle de Balzac. Le parler simple du personnage rudoie la belle langue employée par l’auteur, et brossent ensemble un tableau très vrai, optimiste et lumineux de la vie telle qu’elle est entre les hommes. Sans fioritures, fière, bourrée d’une affection sous-entendue.

Si le retour à la ruralité  n’est pas simple, il n’en est pas moins parcouru d’instants d’un bonheur partagé… avec le lecteur.

” …… extrait ……”

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