La Cité de la gastronomie et du vin de Dijon se dévoile

Projet de la Cité internationale gastronomique de Dijon | Eiffage, Anthony Béchu architecte

Projet de la Cité internationale gastronomique de Dijon | Eiffage, Anthony Béchu architecte

À l’horizon 2018, la Cité internationale de la gastronomie et du vin accueillera ses premiers visiteurs sur le site de l’ancien hôpital général. Restait à savoir qui allait la construire. Les conseillers municipaux de Dijon ont tranché et on désigné le groupe Eiffage, lundi 15 décembre 2014. Le géant du BTP a été préféré aux Dijonnais Seger, son projet étant plus réaliste. Visite guidée.

Cliquez sur les icônes pour découvrir les différents pôles de la Cité
Projet de Cite de la gastronomie de Dijon

À l’appellation d’origine, la mairie a fait le choix d’ajouter “et du vin”. Il faut dire que le site de l’hôpital général est au kilomètre 0 de la route des Grands Crus de Bourgogne. La Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon devrait regrouper des salles d’exposition, un centre de conférence, des boutiques, des restaurants, un pavillon des vins, une résidence de tourisme et même un hôtel 4 étoiles. Le tout sous la houlette du groupe Eiffage. “C’est un projet excessivement important pour la ville et l’agglomération qui va permettre d’injecter 200 millions d’euros dans l’économie locale”, annonce l’adjoint au maire en charge du dossier, François Deseille.

Dijon n’est pas la seule à construire sa cité. En juin 2013, le ministère de la Culture a en effet lancé un réseau des Cités de la gastronomie avec Lyon, Rungis, Tours et Dijon donc. Une réponse au classement, par l’Unesco, du repas gastronomique français au patrimoine immatériel de l’humanité. “Nous sommes donc déjà labellisés à l’Unesco avant d’attendre le second label via les Climats de Bourgogne”, souligne fièrement François Deseille. Et même un peu en avance par rapport aux autres villes. Il faut dire que le maire, Alain Millot, ambitionne de faire de sa cité “la plus complète des quatre”.

Le projet d’Eiffage a été retenu au terme d’un appel à manifestation d’intérêt engagé en 2013. “Il s’agissait avant tout d’un projet culturel labellisé par l’Unesco avec un plan de gestion et un cahier des charges très strict. Eiffage nous a proposé un projet culturel adossé à un projet immobilier de 640 logements et non l’inverse”, détaille François Deseille comme pour clore toutes polémiques. L’élu répond en effet aux propos d’Hubert Rouy, le patron de Seger, lauréat malheureux dans les colonnes du Bien Public. “La densité de l’écoquartier était inacceptable pour la ville. Il n’y avait pas photo”, poursuit François Deseille qui se targue même d’avoir fait l’unanimité. Enfin, en principe, car lors du conseil municipal, la droite s’abstiendra.

Un site de 6 hectares dont 3 pour la Cité

Dans son projet, Seger recréait le bras de l’Ouche autrefois asséché et souhaitait voir s’élever un beffroi de plusieurs mètres de haut. Eiffage a lui aussi pris quelques libertés vis-à-vis du projet initial. En témoigne les extensions contemporaines sur la face Nord avec notamment la création d’un multiplexe cinéma de dix salles, dans le cadre d’une restructuration de l’offre au centre-ville. Ou bien la réalisation d’un grand hôtel de luxe de 90 chambres dans les anciens services de psychiatrie et la construction d’un parking silo, de l’autre côté de la rue de l’hôpital.

Un million de visiteurs seront amenés à fréquenter la Cité et l’ensemble de ses composantes. D’après le projet, ils pourront, sur place, remonter l’histoire de la gastronomie et des vins, rencontrer des chefs, participer à des formations sur la gastronomie, la vigne et le vin, rencontrer des chercheurs… Une immense vinothèque devrait ouvrir ainsi qu’une épicerie de 700 m2 et une trentaine de boutiques spécialisées dans la gastronomie, le vin et les arts de la table.

Et qu’on se rassure, la chapelle ne deviendra pas une salle de dégustation, mais bien une salle d’exposition à la gloire des Climats de Bourgogne, qui doivent tant aux moines. Une salle de conférence d’une capacité de 500 places sera aménagée dans son prolongement. Il en est de même pour l’apothicairerie, un des joyaux de l’édifice. Elle sera sans doute déplacée. Mais d’ici là, il faudra attendre que les derniers services du CHU soient transférés vers le site du Bocage. La mairie par le biai de l’établissement foncier du Grand Dijon rachètera les terrains qu’elle revendra ensuite, pour douze millions d’euros à Eiffage. Dans le même temps, elle engagera une réflexion pour embellir l’entrée du centre-ville. Le document de travail parle déjà d’une piétonnisation de la rue Monge… Début des travaux courant 2016.

Les commentaires sont clos.

  1. La Cité de la gastronomie et du vin de Dijon n’est qu’un vaste parc à thèmes :
    http://www.dlareg.org/post/2014/11/19/Dans-la-cit%C3%A9-de-la-gastronomie-la-publicit%C3%A9-s-affiche

    Dlareg le mardi 16 décembre 2014 à 9h24

  2. le boufpico-land ; ce serait bien si les 20000 dijonnais qui survivent sous le seuil de pauvreté decidaient d’occuper les locaux de cette usine a fric !!!!

    mangione daniel le mardi 16 décembre 2014 à 9h51

  3. … Ils ne voient pas un peu gros, là?

    CamilleG le mardi 16 décembre 2014 à 11h13

  4. très beau projet. Dommage que l’UMP/UDI de Dijon s’oppose bêtement à cela…le conseil municipal hier soir était encore la démonstration de leurs désinformations et opposition primaire systématique.il n’y en a pas un pour relever l’autre.

    Kiki le mardi 16 décembre 2014 à 11h29

  5. Dlareg, votre article est un fourre-tout où tout est bon pour être à charge, sauf l’exigence intellectuelle.

    Deias Damien le mardi 16 décembre 2014 à 16h17

  6. Est-il prévu une salle d’exposition de la “gastronomie” contemporaine dijonnaise ? http://citedelagastro-dijon.com

    dijon-ecolo le mardi 16 décembre 2014 à 22h33

  7. y aura-t-il une salle reservée pour le resto du coeur ???

    mangione daniel le mercredi 17 décembre 2014 à 9h36

  8. ps : pour recuperer les restes des bobos socios liberos dit de “goche “

    mangione daniel le mercredi 17 décembre 2014 à 9h38

  9. Twéé joliii le paaté en cwoute! So nice!

    Gluck le mercredi 17 décembre 2014 à 12h56

  10. Nouvelle aire de repos : Pique-nique et jeux à votre disposition sur la ligne Tramway T2 (Valmy Chenôve). Un concept de savoir faire la différence

    @marque le jeudi 18 décembre 2014 à 10h35

  11. je parie les 200000 que ca marchera pas leur truc; Ca va tourner en foire gastro permanente. Avec des resto et exposants hors de prix. A dijon, on a plein de super strucctures mains on ne sait pas les exploiter. Dijon ne sait pas faire de com.

    haine guyen le jeudi 18 décembre 2014 à 12h22

  12. Alors quoi? Certains feront encore la fine gueule avec ce projet?
    A l’heure de la sinistrose dans le secteur du BTP et du possiblement passage de Dijon au statut de capitale de Bourgogne et de Franche-Comté : voila qui est bien venue non?
    Maintenant ; et je rejoins le commentaire de DIAREG ; j’aurai largement préféré l’implantation en lieu et place de cette future cité de la gastronomie ;d’ une cité des micro-technologies et de l’informatique de demain..( par exemple).
    La bouffe c’est un truc de vieux ( dont je vais commencer a faire partis) ; les “jeunes” ; public de demain s’adonne bien plus volontiers a ” la malbouffe” pour économiser et acheter un IPHONE 6 : construisons y des ateliers de recherches pour l’IPHONE 12 !
    Une idée donc de reconversion future du site a prévoir lorsque moins de 5 ans après son ouverture et après avoir constaté que les prévisions de fréquentations espérées seront bien moindres.. je le crains.
    Pour un des commentateurs ici présent : plutôt que de vouloir instrumentaliser “les pauvres” a occuper les locaux de la cité de la gastronomie ; POUSSONS LES A OCCUPER les emplois futurs ( et espérés) générés par l’affluence supplémentaire de monde à Dijon : excusez moi Monsieur Mangione ; je préfère que Dijon s’aligne sur Paris ou Lyon ; plutôt que Roubaix ( une des villes les plus pauvres de France ) ; ville d’origine de Médhi Mémmouche..
    Les pauvres ( ces salauds de pauvres) dont je pourrai bien faire partis ; j’y reviendrai plus après.

    Cranach le vendredi 19 décembre 2014 à 11h05

  13. non, je ne vous excuse pas monsieur dupont la joie !!!

    mangione daniel le samedi 20 décembre 2014 à 9h47

  14. Du bist nicht ein Kamerad herr Mangione !

    Cranach le lundi 22 décembre 2014 à 0h17

  15. J’aimerai bien trouver plus de restaurants de qualité et à tarifs corrects sur Dijon. Les restos basiques de la place Emile Zola, l’abominable Emile brochette, L’Epicirie, reine des réchauffés, les restaurants proposant le catalogue de chez Métro, c’est vraiment rare de trouver des restaurants surprenants et goutus sur Dijon.

    Une cité de la gatronomie et partout des pub pour les burgers et 2nde pizza offerte pour l’achat d’une première, c’est rigolo Dijon… :))

    Les panneaux publicitaires des arrêts de bus étaient chargés en matière de Quick et consorts ces derniers temps…

    Alexandre le lundi 22 décembre 2014 à 23h28

  16. J’espère que le cahier des charges du projet demande au moins de prévoir une réutilisation des locaux en cas de flop commercial…
    Côté architecture, rien d’exceptionnel, ça sent le déjà vu et le copié-collé de la part d’Eiffage… Aucune identité ou aucune nouveauté mais des bâtiments qu’on voit dans tous les catalogues des architectes depuis des années.
    Et c’est quoi ce bétonnage digne des ZUP des années 70 dans l’ancien lit de l’Ouche ? (aucun risque d’inondation ?) N’y aurait-il pas moyen de faire une très belle tour équivalente en m² en réhabilitant la nature autour de l’Ouche ? Que font les verts au conseil municipal ? Aller prendre les bonnes idées ailleurs si vous n’en avez pas d’autre que le bétonnage avec vos pseudo “éco-quartiers”. Chambéry remet sa rivière à l’air libre par exemple.
    C’est vraiment gâcher une opportunité d’aménagement de ce quartier que de confier ça à une entreprise de bétonnage.

    Safecane le dimanche 18 janvier 2015 à 23h18