Ils ont cinq minutes pour convaincre

Photo Sylvain Nocquard

Photo Sylvain Nocquard

. Verbe anglais. Signifie littéralement enflammer, mettre le feu. C’est aussi le nom donner à un type de présentation où les participants disposent de cinq minutes et pas une de plus pour présenter un sujet à leur auditoire. La cinquième édition dijonnaise de cet événement revient le jeudi 11 décembre.

Ils inventent au présent

Une fois n’est pas coutume, c’est aux États-Unis qu’il faut aller chercher l’origine de ce concept de mini-conférence illustrée. À Dijon, elles se déclinent depuis deux ans, instaurés sous l’impulsion de Grégory Maubon, à l’époque chef de projet TIC à la CCI de Dijon, et Olivier Schimpf, président de . Désormais, l’association a un nouveau président, mais le concept n’a pas bougé d’un iota : “Nous offrons la possibilité à des porteurs de projets, à des personnes créatives de s’offrir une tribune pour répondre à plusieurs de leurs objectifs”, détaille Sylvain Nocquard. Parmi lesquels on retrouve la possibilité de s’entrainer face à un public dans des contraintes de temps et d’organisation propre et avec les réactions en prime. “Ils ont le concept, mais ont besoin d’être confrontés aux remarques, aux suggestions ; d’obtenir des points de vue différents pour faire évoluer le projet”.

Un moment attendu. À tel point qu’avant même l’annonce des différents orateurs, la moitié des places avait déjà trouvé preneur. Cette année, les organisateurs promettent de faire la part belle à l’innovation à la nouveauté. Le thème retenu est d’ailleurs : Ils inventent au présent. “Il n’y aura pas d’association faisant la promotion dévénement”, promet le président de Comunitic, qui a déjà participé activement à l’organisation du TedX il y a quelques mois. “Nous avons reçu une vingtaine de demandes, sept ont été retenues, toutes sortant de l’ordinaire”. Au-delà de la qualité du projet, les organisateurs veillent aussi à la bonne implication de l’orateur. Il devra en effet se présenter à trois reprises aux répétitions en amont de la conférence.

Cette fois-ci, c’est le Crédit Agricole qui accueille les conférenciers d’un soir. “Ils doivent s’imprégner du lieu, apprendre la mécanique de la représentation”, souligne Sylvain Nocquard. Parmi les protagonistes, on retrouvera Jonathan Tessé, créateur du service BabyTwit, une alternative aux services de microblogue tels que Twitter, sans publicité ni utilisation des données des utilisateurs et donc plus conforme aux valeurs de l’école publique. Souvenez-vous, dans le numéro 7 du Miroir Magazine, nous vous parlions de cette initiative, appliquée à une classe de CP de Grevey-Chambertin, celle de Philippe Hosselet.

Une préparation coachée

Pour présenter son projet, Jonathan Tessé et ses collègues n’auront que cinq minutes, montre en main. “On ne demande pas d’être des bêtes de scène, mais de faire preuve d’un esprit de synthèse extrême. Le but n’est pas d’être exhaustif sur un sujet, mais bien de donner envie au public d’en savoir plus ensuite”, poursuit Sylvain Nocquard. Soit lors des deux minutes imparties pour les questions après l’intervention, soit lors du buffet qui vient clôturer la soirée.

Les sept participants sont tous encadrés par des “coachs”, pour apprendre à se tenir sur scène, à respecter le timing ou bien à régler les diapositives qui accompagnent l’intervention et dont le défilement ne peut pas être maitrisé. Les deux coachs ont même déjà officié sur scène, lors de précédentes éditions. L’ensemble des prestations sera filmé et diffusé ensuite sur Internet.

Il sera ainsi possible de découvrir une autre utilisation, bien moins médiatique, de l’imprimante 3D, une utilisation qui permet de diviser par 300 des étapes de fabrication dans l’industrie lourde, de surfer le site internet de deux jeunes Dijonnais, Trouve ton transport ou bien d’appréhender une nouvelle façon de prendre son petit déjeuner, à base d’insectes… Mais on ne vous en dit pas plus, histoire de ne pas gâcher les petites surprises de la soirée.

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