Le Mouves Bourgogne a débattu sur “entreprendre en temps de crises”

Dans le cadre du Mois de l’Economie Sociale et Solidaire, le Bourgogne Franche Comté a organisé le 27 novembre 2014, à la salle de la Colline à Quetigny, un événement qui a rassemblé acteurs de l’entrepreneuriat, étudiants et porteurs de projets, tous unis par l’envie d’entreprendre, en tenant mieux compte des changements en cours dans nos sociétés.

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Un grand après midi d’ateliers participatifs sur le thème de l’alimentation

Qui ont fait le plein, en rassemblant à chaque fois une trentaine de personnes, curieuses de partager leurs idées et leurs pratiques.

 13 :45 – 16:00. Cuisine créative autour des légumes dépréciés,
en partenariat avec l’association Fruimalin, et la Croix Rouge Solidaire, les chefs dijonnais Stéphane Derbord et Hanta Ramanantsoa, ont cuisiné avec les participants, des denrées alimentaires souvent négligées, parce que jugées « moches », ou parce que moins à la mode. Choux, navets et betteraves ont ainsi repris vie entre leurs mains et trouvé une interprétation créative qui a enchanté les papilles de tous, lors du cocktail de clôture.

Derrière la gourmandise, cet atelier fut une manière imagée de lancer le débat : « en temps de crises, il n’est pas que des obstacles ou des pertes, il est aussi des opportunités nouvelles à exploiter. Il suffit pour cela de regarder les choses autrement, et d’oser collaborer».

 16 :15 – 17 :30. Brainstorming : « innover plutôt que gaspiller »,
animé par Pascale Brenet, maître de conférences et chargée du PEPITE (programme étudiants-entrepreneurs), cet atelier a permis de réfléchir sur les pistes concrètes pouvant être explorées pour valoriser ce qui est aujourd’hui considéré comme des « déchets » ou des « pertes inévitables ». Discussion ouverte, cette session a permis des échanges fructueux entre individus d’horizons très différents, mais tous passionnés.

Une conférence mêlant experts et acteurs du changement, pour proposer des voies inspirantes d’action

Introduites par Philippe Hervieux, et en présence de la députée Kheira Bouziane, deux tables rondes se sont succédées, rythmées par des vidéo présentant le philosophe Marc Halevy, interviewé par Philippe Garcin, du Réseau Entreprendre, pour définir « ces 5 ruptures » à l’origine, selon lui, de la« crise » que nous traversons.

Six invités venus de Bourgogne et d’ailleurs, ont ensuite pris la parole pour offrir leur témoignage et se prêter au débat :

  • Première table ronde : Penser l’entreprise dans un monde en mutation
    Une approche prospective avec : Karen Patouillet pour le Cercle Entrepreneurs et Territoires, Marc Desforges expert en clusters, Catherine Jacquet spécialisée sur les thématiques de management
  • Seconde table ronde : Ils ont osé entreprendre autrement :
    Le témoignage d’acteurs de terrain : Christine Bargain responsable RSE du Groupe La Poste, Georges Fontaines fondateur de Techné, Rachid Cherfaoui président de la Maison de l’économie solidaire en pays de Bray

Conclusion par Thomas Buffard, co-responsable du Mouves et par Oc »ance Charret-Godar, adjointe au maire de Dijon.

Un cocktail convivial

A terminé ce moment riche d’échanges et de perspectives qui aura rassemblé pas loin de 100 personnes, certaines déjà très au fait de ces « nouvelles tendances », d’autres plus néophytes sur ces sujets, mais toutes reparties avec cette conviction qu’un mouvement est bel et bien en marche, que rien ne pourra arrêter, et que la seule question est désormais : « Et moi, quelle action vais-je mettre en œuvre pour accompagner ce changement ? et développer mon activité, autant qu’à m’épanouir davantage, en harmonie avec mon environnement ? »

Qu’est-ce que le Mouves ?

Le « mouvement des entrepreneurs sociaux », créé en 2010, au niveau national, a pour vocation de promouvoir une forme d’entrepreneuriat spécifique, qui met l’efficacité économique au service de l’intérêt général.

Selon sa définition, peut être qualifiée d’entreprise sociale, toute structure marchande dont la lucrativité est limitée et qui poursuit essentiellement un objectif social et/ou environnemental. Ceci couvre donc à la fois des structures relevant traditionnellement de l’ESS (coopératives, mutuelles, certaines associations) et des structures de statut plus « classique » (SA, SARL, etc…) mais dont la gouvernance et les orientations stratégiques obéissent à ce même cahier des charges.
Longtemps marginalisées, ces formes entrepreneuriales sont aujourd’hui en plein essor, partout dans le monde”.

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