Visite de Pierre Gattaz : Le Front de gauche va lui offrir un paquet de mouchoir par “compassion”

Le Front de gauche réagit à l’annonce de la visite, le 9 décembre 2014, du patron du Medef, . Les militants lui offriront un paquet de mouchoirs, en signe de compassion et pour l’interpeller sur “la dégradation des conditions de travail et de la situation économique des salariés et les promesses d’emplois qui sont les mêmes depuis 30 ans”.

Lire le communiqué ci-dessous.

“Le Medef prépare du 1er au 5 décembre une semaine d’actions pour « dire la souffrance des patrons dans les PME “tout en profitant de l’occasion pour remettre en cause le compte pénibilité, le temps partiel de 24h par semaine, l’obligation d’informer les salariés de la cession de l’entreprise… ».

En Côte d’or, tout le patronat appelle à une mobilisation générale et convoque les responsables politiques ainsi que le préfet de région pour venir écouter leurs doléances. A deux pas du lieu de leur réunion, le savent-ils, il y a Sanofi, un groupe du CAC 40 qui veut céder son site alors que le groupe bénéficie de l’argent public, méprise les salariés en lutte et met en danger la santé publique. Qu’en diront-ils ?

A Dijon, le 9 décembre Pierre Gattaz tiendra une “conférence exceptionnelle ” pour clamer qu’ “1 millions d’emplois, c’est possible” alors que le chômage ne cesse d’augmenter: en Côte d’Or, les derniers chiffres sont éloquents : la barre des 25000 demandeurs est atteinte. La décence, ils ne connaissent pas ! Alors que ce sont 200 milliards d’euros d’argent public qui sont attribués sous différentes formes aux entreprises (crédit d’impôts et exonérations, ils en réclament toujours plus aux salarié-es. Ils rêvent de casser le code du travail, les accords de branches, de détruire le régime d’indemnisation des intermittents, du travail le dimanche, de pouvoir licencier plus facilement. Faut-il aussi que nous leur fournissions des mouchoirs pour essuyer leurs larmes de crocodile ?

C’est pour riposter, arguments contre arguments, que le Front de Gauche appelle à la mobilisation sous toutes les formes. Ils veulent parler de l’entreprise ? Nous disons BANCO !

Parce que nous aussi, on aime l’entreprise, celle qui respecte le travail, celle qui crée et partage des richesses utiles. Nous demandons des comptes : ou  va l’argent du CICE ? Du CIR ? Des banques ? De l’Etat ? Qui touche quoi ? Pour en faire quoi ? Nous savons ou  sont les gâchis.

Alors que le gouvernement Valls et le président Hollande continuent à écouter et à croire aux jérémiades du patronat nous n’allons pas laisser la place dijonnaise aux exigences sans fin du grand patronat, au contraire, nous allons dénoncer les gâchis sur la place publique et apporter de solutions pour l’emploi et une vie décente pour tous et toutes.”

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