Emmanuel Giboulot : appel au rassemblement le 4 décembre 2014

L’association Veille au Grain appelle à la mobilisation le 4 décembre 2014 avant 14 heures, heure du verdict rendu par la Cour d’Appel de Dijon. Rendez-vous à partir de midi pour un pique-nique citoyen à la Cour d’Appel devant l’entrée de la rue A. Roussin (près de la place des Cordeliers) pour le soutenir et l’accompagner.

Lire ici le communiqué du comité de soutien à :
Comment imaginer que les près de 70 000 tonnes de pesticides épandus chaque année en France puissent l’être sans conséquences pour notre santé ni l’environnement ?
Il semble bien que personne ne l’imagine plus ! Ces produits sont dangereux ! Et ce n’est pas en les nommant phytosanitaires ou phytopharmaceutiques ou en les désodorisant que l’on changera quoi que ce soit à la réalité, que l’on évitera que l’eau, l’air, la terre, les aliments et nos organismes contiennent des dizaines de molécules de synthèse différentes fabriquées pour tuer qui forment un cocktail aux effets imprévisibles.
Le Grenelle de l’environnement a montré l’urgence de réduire ces quantités le plus possible et donné comme objectif une réduction de 50% d’ici 2018. Nous sommes loin d’être sur la bonne trajectoire et pourtant, tout le monde s’en occupe !
Le plan Régional Ecophyto, la formation obligatoire des utilisateurs professionnels, la suppression programmée de leur utilisation par les collectivités et par les jardiniers amateurs, les arrêtés Préfectoraux interdisant leur usage près des points d’eau, dans les fossés, les subventions des Conseils Généraux pour du matériel plus performant …. Tous ces efforts on le même but : Réduire la quantité de pesticides épandus car c’est un problème de santé publique pour les consommateurs, les habitants et les utilisateurs eux-mêmes. .
Dans ce contexte , un viticulteur , constatant que sur ses parcelles comme dans son environnement une maladie était absente , ce qui a été confirmé officiellement depuis , a cru bon de ne pas traiter pour éliminer l’insecte qui aurait été capable de la propager , et il risque d’être condamné pour cela . Ne marcherions nous pas sur la tête ?
Quelle que soit l’issue de ce procès, les choses ont changé , des alliances , nombreuses , se sont faites , des prises de conscience aussi , et nous allons, sur ce terrain, continuer le travail continuer à avancer , à réclamer la parcimonie dans l’application des traitements , leur exacte adaptation à la véritable dimension du problème , tant pour sa géographie que son amplitude . Nous ne faisons ainsi que demander la cohérence entre les grandes orientations sanitaires et les décisions réglementaires.
La Cour d’Appel de Dijon rendra son verdict le Jeudi 4 Décembre à 14 heures, le collectif de soutien d’Emmanuel Giboulot vous donne rendez-vous à partir de midi pour un pique-nique citoyen à la Cour d’Appel devant l’entrée de la rue A. Roussin (près de la place des Cordeliers) pour le soutenir et l’accompagner

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