La mairie de Dijon entretient le mystère sur la dette toxique

2014-02-economie-dette-finance-JJ-miroir-1

A Dijon, le sujet des dettes toxiques reste épineux. Et la mairie ne compte visiblement pas en dire plus. Près de la moitié de la dette de la ville est toxique et 17% des prêts sont très dangereux. C’est-à-dire qu’il s’agit de prêts structurés pouvant atteindre d’un moment à l’autre des taux d’intérêt faramineux. Alors qu’un collectif de citoyen se mobilise et que la presse souhaite avoir plus d’informations, la mairie garde la porte close.

Lundi 24 novembre, une douzaine de membres du CAC21, le collectif citoyen pour un audit de la dette, s’est imposée à l’accueil de la mairie pour demander des comptes. Ils réclament depuis près de deux ans le détail des prêts contractés par Dijon auprès de la banque pour attaquer la banque en justice à la place de la municipalité, si celle-ci continue de faire défaut.

Pour l’instant, le tribunal administratif a rejeté la demande du CAC21 de se substituer à la mairie devant le tribunal. Mais les membres du collectif espèrent bien qu’en obtenant le détail des prêts, ils auront de quoi mieux plaider leur cause. La Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) a d’ailleurs mis la mairie en demeure de mettre à disposition ces documents aux citoyens. Ce qu’elle se refuse de faire jusqu’à maintenant. Lors de la conférence de presse précédant le conseil municipal, Alain Millot, le maire, a indiqué que la ville ne donnerait aucun document tant qu’une démarche judiciaire serait en cours.

Une plainte déposée contre Dexia (?)

Les collectivités qui ont attaqué Dexia en justice ont presque toutes gagné leur procès, puisque ces prêts toxiques contenaient des dispositions illégales et présentaient des vices de procédure. Deux jours avant les élections municipales, François Rebsamen a affirmé lors d’une interview au Miroir en partenariat avec Radio Campus que la mairie avait porté plainte contre Dexia. Depuis, la mairie se refuse à communiquer sur cette plainte. Georges Maglica, l’adjoint aux finances, a juste reconnu, lors du conseil municipal du 30 juin 2014, que la mairie favorisait la négociation, mais que les possibilités de recours étaient aussi envisageables.

Pourtant, ce serait tout à son honneur ! Si les membres du CAC21 se mobilisent et cherchent à obtenir le détail des prêts, c’est pour se substituer à la mairie et enfin attaquer les banques. Si la Ville donnait des informations quant à cette procédure contre Dexia, elle pourrait s’attendre à faire taire ses plaintes. Difficile de comprendre pourquoi elle ne le fait pas. Vis-à-vis de la presse aussi, la mairie ne donne pas plus d’informations. Plusieurs mails du Miroir sont restés sans réponse et lundi 24 novembre, une journaliste d’Arte qui enquête sur le sujet de la s’est vue refuser l’entrée de la conférence de presse du conseil municipal.

Selon nos informations, que la mairie se refuse toutefois à confirmer, la ville aurait bien porté plainte contre Dexia. Mais dans ce cas-là, pourquoi ne pas en informer la presse et les membres du CAC21 ?

Les commentaires sont clos.

  1. (Merci d’avoir remis les articles par ordre chronologique décroissant!) :)

    CamilleG le mardi 25 novembre 2014 à 10h19

  2. c’est l’omerta (la loi du silence ) en tant qu’association des usagers du credit municipal nous connaissons cette pratique du maire de Dijon , copie conforme de son predecesseur , ministre du chomage et de l’anti dialogue social ; IL N A JAMAIS EUT LE COURAGE DE RECEVOIR LES REPRESENTANTS DES USAGERS !!!! son successeur non plus mais qu’a donc a cacher cette equipe municipale ps ,verts , modem,et communistes renegats qui soit si sale ???, attendent-ils de pouvoir payer leurs dettes toxiques en faisant mains basses et immorales sur le capital social restant du credit municipal apres l’avoir livré a leur ami Juppé de l’ump a Bordeaux , comme des detrousseurs de pauvres gens pour payer leurs dettes de riches ,la honte est peut etre entrain de les rattraper et ils veulent peut-etre agir par surprise au moment des fetes de Noel et faire ce cadeau a l’ex patron de mr Rebsamen : la banque Dexia ?? pas beau n’est-ce pas ? mais attention a vous les profiteurs de la misere !! …. la fin n’est pas ecrite elle risque de vous surprendre grace a la loi de la Republique !!!!

    mangione daniel le mardi 25 novembre 2014 à 20h42

  3. Pour une fois que Miroir mag fait preuve de courage bravo à eux car difficile et dangereux de s’attaquer à l’extrême droite affairiste et banquière qui est représentée par le PS aujourd’hui en France. Merci.

    tu quoque mi fili le mercredi 26 novembre 2014 à 9h37

  4. “Pour valoir ce que de droit”

    (Au Miroir; à ARTE; à Mangione….)

    Regardez (si vous ne le savez pas ) qui était administrateur de DEXIA Credit Local avant la “cata”; comment – circonstances : remboursements,etc. – et quand ils ont démissionné….
    Et, si vous voulez vraiment, pour en faire bon usage, plus
    (documents, – lettres de mise en garde – avant “cata” etc.),
    écrivez-le (via “Le Miroir”,p.ex.)

    redier le mercredi 26 novembre 2014 à 18h12

  5. Ils ne veulent rien dire, rien montrer parce que c’est clair, Rebzamen est dedans jusqu’aux oreilles. Son remplaçant, aussi joyeux qu’un employé des pompes funèbres ne fait que continuer à cacher les combines crapuleuses de son maitre.
    C’est un vrai scandale et je m’étonne le silence des autres médias. Quand quelqu’un finira par révéler les actes de ce franc-maçon notoire, expert en coups foireux ?

    lunatik le mercredi 26 novembre 2014 à 23h32

  6. On attend quoi pour réclamer des comptes à ses escrocs ? C’est surréaliste : la ville (et par conséquent ses habitants) s’est engluée dans une histoire qui sent le soufre, manigance, pots de vin, délit d’initiés. Que dire du conflit d’intérêt que cet obscur personnage qu’est Rebsamen représente à lui tout seul. Il représente la ville et ses intérêts et travaillait à Dexia au moment des faits et représentait donc les intérêts de la banque en question. Avec la suite que l’on connait. Et maintenant que beaucoup de commune attaquent la banque en question lui garde le silence (une habitude chez lui quand il a commis une boulette) et pire, fait tout pour qu’on ne connaisse pas la vérité. Que ce Monsieur démissionne parce que là c’en est trop. Une vraie honte et une plaie pour notre ville

    Maxime le jeudi 27 novembre 2014 à 15h24

  7. Pourquoi la mairie cache-t’elle ce qui se saura un jour ? On le sait, il s’agit de jouer la montre, ne pas mouiller l’ancien maire qui est ancien administrateur de Dexia.
    A quand l’heure de vérité pour M Rebsamen ?

    Alexandre le jeudi 27 novembre 2014 à 22h48

  8. Y en a marre de ces gens qui se croivent au dessus des lois. Y en a marre de ces gens qui jouent les gens du peuple alors qu’ils n’habitent pas dijon. Y en marre de ces gens qui font des lois pour nous mais ne se les appliquent jamais. Y en marre de ce maire et de son remplaçant qui jouent avec notre argent, s’engraissent sur notre dos et passent leur temps à nous tondre. Y en marre de cette clique qui nous cache la vérité. Je ne sais pas ce qu’on attend pour les faire démissionner ou les attaquer en justice pour toutes ses coups tordus ?

    ludo le dimanche 14 décembre 2014 à 13h25