Basketteurs de l’extrême

HD CD19 ©Martial Morvan

Vous étiez un inconditionnel de Mickaël Jordan ou de Shaquille O’Neil ? Alors ce championnat Dijon-Paris est fait pour vous. Parce qu’il va y avoir de l’action. Beaucoup d’action. Déjà parce que le match opposera deux équipes handisport, et que le handisport, en plus d’être très physique, c’est spectaculaire. Ensuite parce qu’en terme de spectaculaire, on pourra aussi compter sur les Crazy Dunkers – dérivés des Harlem Globe Trotters – et même la très jeune mais tonique école de danse Z-School.

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Nous avons rencontré Alex Zona, un des Crazy Dunkers pour obtenir un avant-goût du show du samedi 29 novembre 2014.

Depuis quand les Crazy Dunkers existent-ils ? Quelle est l’histoire de cette équipe ?

Depuis 1990-1993 officiellement. A l’origine, c’était une bande de potes venus des États-Unis avec cette discipline. Puis une association s’est créée. La première représentation a été faite à Nigloland je crois. Depuis une société a été créée, en 2005, à côté de Saint-Étienne, qui d’ailleurs, ne propose pas que des spectacles de basket. Moi j’appartiens à la 3ème génération. C’est beau de voir que ça perdure.

Quel regard portez-vous sur le handibasket ?

Je suis impressionné ! Plus qu’en regardant du basket normal (enfin, normal, il n’y a pas de basket normal). J’ai eu déjà l’occasion d’essayer. C’est extrêmement physique. Il faut gérer l’équilibre, du coup, c’est vraiment un sport complet. Pour moi, c’est un grand sport. En général, nous faisons des shows dans les matchs de basket ordinaires et jamais en handibasket, alors je suis ravi !

Comment en êtes-vous venu à pratiquer le Crazy Dunk ? Quel rôle avez-vous au sein de l’équipe ?

Je suis gymnaste et basketteur. En 2007,  j’ai contacté le Crazy Dunk pour essayer. Au bout de 3, 4 séance, c’est naturellement que je suis resté dans l’équipe. Cela fait maintenant 7 ans que je suis là-bas, dont 4 ans en équipe professionnelle. Mon rôle ? Je suis polyvalent. J’ai des mains. Dans notre jargon ça veut dire que je suis habile. On est tous plus ou moins spécialisés.

De quelle manière animez-vous les shows ?

Avec de l’interaction ! On fait participer le public, c’est important. Il faut qu’il en prenne plein la vue.  Le public est donc actif dans le spectacle. Parfois on fait même monter une personne sur le parquet, pour faire des blagues ou le faire participer.

Depuis quand cette discipline se développe-t-elle dans le monde ? Et où ?

Il y a trois plateformes principales :
– Les Etats-Unis : c’est de la qu’est n’est le basket acrobatique. Maintenant certaines équipes de la NBA ont leur propre équipe.
– L’Europe de l’Est : les Slovènes et les Bulgares sont une concurrence forte.
– La France : il y a une nouvelle équipe depuis 1 ou 2 ans, mais nous restons en tête en France.

Quelles qualités autres que le basket faut-il développer ?

L’idéal, c’est de faire de l’acrobatie et du basket. Mais ce n’est pas une obligation.

Quels sont les différents parcours des membres de l’équipe ?

L’un d’entre nous fait du trampoline. Sinon, basketteur, mais aussi footballeur, boxeur, judoka. La plupart ont fait comme moi. Ils ont contacté l’association et ont commencé par essayer, tout simplement. Mais il existe aussi un centre de formation géré par l’association : Les Aigles du Forez. C’est un bon tremplin pour passer en pro. L’association propose des entrainements, de la formation et également des spectacles.

Quelle est, après mûre réflexion, votre figure favorite ?

Un salto avant avec une vrillé-demi. C’est une figure pour faire une passe.

La plus difficile ?

Le double salto avant smatché. Je l’ai vu en vidéo. C’est très compliqué. Il y a de la casse …

Celle que vous ratez le plus souvent ?

Aucune (rire). En show on essaye de tout réussir. Si une figure n’est encore pas maitrisée, on ne la propose pas et on la travaille à l’entrainement.  Les figures à 6 sont les plus compliquées évidemment. Le risque est plus élevé. Notre objectif est 100% de réussite.

La figure la plus célèbre auprès du public ?

La pyramide 3. C’est nous qui l’avons inventée. Le joueur tout en haut tient le ballon. Le dunker prend son élan, récupère la balle et smatch.

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