Bourgogne : La filière bois embauche plus de 12 000 personnes

En Bourgogne, 12 000 personnes travaillent dans la filière du bois. Ce sont 1 800 établissements qui stimulent cette activité d’emplois pérennes. Chaque zone de la région s’est spécialisée. On retrouve, par exemple, une exploitation forestière au Morvan, l’industrie du papier et du carton à Sens et Chalon-sur-Saône, de la fabrication de meubles à Auxerre …

Bien que la crise économique touche aussi cette filière, la Bourgogne reste la quatrième région de France à récolter et à commercialiser du bois.

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Étude réalisée en partenariat avec la DRAAF de Bourgogne

En Bourgogne, la filière bois s’appuie sur la sixième forêt française. Elle rassemble près de 1 800 établissements et emploie 12 000 personnes, surtout des hommes. Très présente en zone rurale, elle y assure le maintien d’emplois pérennes. Comparée à d’autres activités, la filière a en effet assez bien résisté à la crise : entre 2009 et 2013, elle a perdu 5 % de son effectif salarié, une baisse deux fois moins marquée que pour l’ensemble des activités non tertiaires dans la région.

L’activité économique liée occupe plus d’un salarié sur dix dans la zone d’emploi de Châtillon-sur-Seine, contre à peine plus de 1,3 % dans celle de Dijon où le tissu économique est le plus diversifié. Certains territoires sont très spécialisés. La zone d’emploi du Morvan est tournée vers l’exploitation forestière, celle de Châtillon-sur-Seine plus orientée sciage et travail du bois. L’industrie du papier et du carton est très présente sur Sens et Chalon-sur-Saône, alors que la zone de Mâcon est spécialisée dans la construction en bois et celle d’Auxerre dans la fabrication de meubles.

La sylviculture et l’exploitation forestière, première étape en amont de la filière, emploient plus de 1 100 salariés, soit 11 % de la main-d’œuvre régionale de la filière. Avec 2,3 millions de m3 de bois récoltés et commercialisés en 2012, soit 7 % du volume national, la Bourgogne occupe la quatrième place des régions françaises, juste derrière Rhône-Alpes.

Mieux représentée encore, la branche sciage et travail du bois emploie 2 700 salariés, soit 27 % de la main-d’œuvre salariée de la filière. Elle réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’exportation. Les 87 scieries bourguignonnes ont produit plus de 500 000 m3 de bois en 2012, soit plus de 6 % du volume national. La Bourgogne est ainsi au septième rang des régions françaises. Elle occupe même la première place pour le sciage de chêne et la seconde pour celui du douglas. Le sciage est une activité qui se concentre. Depuis 2009, suite à la crise économique, neuf scieries bourguignonnes ont fermé. Pourtant, les volumes sciés ont augmenté de 11 %.

Parmi les dix plus gros employeurs de la filière, six relèvent de l’industrie du papier et du carton. Cette branche emploie plus de 1 800 salariés, une main-d’œuvre qualifiée, mais âgée, dont le renouvellement devra être assuré. Ses entreprises, à la bonne rentabilité et aux marges élevées, sont très largement organisées autour de groupes nationaux ou internationaux.

La construction en bois, avec 2 200 salariés, emploie une main-d’œuvre qualifiée et très jeune : 44 % des salariés ont moins de 30 ans. Ce qui contribue à expliquer que la rémunération, de 1 623 euros nets par mois pour un temps plein, soit inférieure à la moyenne de la filière (1 775 euros). Cette branche a été touchée de plein fouet par la crise, à l’image du secteur du bâtiment dans son ensemble. Ses effectifs salariés ont ainsi diminué de 3 % en quatre ans.

La fabrication de meubles est la branche la plus fragilisée par la crise économique. Ses entreprises enregistrent les rentabilités économique et financière et les marges les plus faibles. L’emploi salarié a reculé de 14 % en quatre ans. La branche compte moins de 1 800 salariés en 2012.

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