Ouvertures dominicales du Grand Dijon : La CGT ne signera pas l’accord

La CGT annonce qu’elle ne signera pas l’accord sur les ouvertures dominicales pour les communes du Grand Dijon.

Lire le communiqué ci-dessous.

“Pour rappel : depuis 2003, un accord entre les organisations syndicales et patronales préconisait une réduction et une harmonisation des ouvertures dominicales sur l’agglomération dijonnaise.

Il faut rappeler que cette démarche fut initiée par la CCI en raison d’une situation néfaste sur l’agglomération dijonnaise, préjudiciable à la consommation générée par une importante disparité de dates d’ouvertures entre les différentes communes.

Pour les salariés, cet accord était une réelle avancée sociale garant du repos dominical.
L’ouverture à deux dimanches harmonisées au lieu de cinq dimanches faisait consensus. Il était suivi par l’ensemble des maires du Grand Dijon.

Depuis trois ans, le MEDEF est passé à l’offensive refusant de signer l’accord, attirant la CGPME qui cette année cède à sa demande avec 3 organisations syndicales : CFDT, CFTC et CGC. Le nombre de dimanches travaillés passera à trois.

Les organisations patronales s’acquittant une soit disant clause morale :

L’extension de l’accord à un troisième dimanche, le 11 janvier 2015, se fait à titre de test afin de mesurer la plus-value économique que représente une ouverture supplémentaire lors des soldes d’hiver. Afin d’évaluer son impact sur l’activité, les syndicats patronaux s’engagent à chiffrer concrètement ses effets sur le chiffre d’affaires des commerces pendant toute la durée des soldes d’hiver.

Pour la C.G.T, cette attitude est intolérable ; d’autant plus qu’aucun argument économique n’a été avancé par le MEDEF ou la CGPME pour justifier un dimanche de plus, sinon ces affirmations dogmatiques sur l’évolution de la société et ces modes de vie.

Le cabinet Trendeo vient de constater que depuis deux trimestres des emplois sont détruits dans le secteur du commerce et ceci dus à la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

Les pressions exercées sur les salariés, notamment les plus jeunes du fait des bas salaires ne permettent pas de librement choisir. Le patronat profite de ces situations pour tenter d’opposer les salariés, les générations.

Des inégalités sociales entre les catégories de salariés seront ainsi aggravées. Il y aurait les salariés pauvres, précaires qui travailleraient le dimanche par obligation et d’autres qui pourraient consommer !

Les femmes, déjà sérieusement touchées par la précarité, seraient une nouvelle fois pénalisées.
Les premières conditions pour être volontaire, c’est d’abord avoir un travail et un salaire décent.

Le repos dominical doit rester un repère collectif. Il est un élément de cohésion sociale permettant à la population d’avoir des loisirs, de se cultiver, de décompresser des rythmes de travail de plus en plus intensifs. Il est une garantie pour la santé des salariés, pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Pour la C.G.T, il n’est pas question d’être l’instrument de la destruction des petits commerces car seules feront profit la grande distribution, les grandes enseignes et centres commerciaux.

Les amplitudes d’ouvertures sont suffisamment larges pour que le consommateur puisse trouver un moment en semaine et le samedi pour faire ses achats. Rappelons que de nombreuses enseignes ouvrent déjà les jours fériés.

Notons aussi que les commerçants sont eux aussi attachés au repos dominical.”

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