La mobilisation continue pour maintenir l’éducation prioritaire aux Grésilles

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Après la mobilisation des parents (Lire ici notre article récapitulatif), cette fois, ce sont les enseignants qui lutteront pour le maintien des quatre groupes scolaires es Grésilles en ZEP, jeudi 20 novembre 2014. Le restaurant scolaire et l’accueil périscolaire seront fermés eux-aussi. Le syndicat enseignant SNUipp-FSU a publié la lettre suivante (lire ci-dessous), confirmant l’inkustice touchant les écoles du quartier des Grésilles, “éjectéesé du cadre de la refondation de l’éducation prioritaire.

Lire  la lettre du syndicat SNUipp-FSU :

 Madame, Monsieur,

Alors que tous les indicateurs mis en avant par le ministère de l’Éducation Nationale confirment que les groupes scolaires Champollion, Flammarion, Lamartine et York relèvent de l’éducation prioritaire, alors que la DASEN confirme que nos écoles font parties des écoles les plus en difficulté de Côte-d’Or, la loi de refondation de l’éducation prioritaire nous éjecte du cadre.

La seule raison invoquée ne repose pas sur les indicateurs sociaux mais sur l’absence de collège.

Les collèges d’accueil de nos élèves étant depuis 2006 «socialement mixtes», les difficultés rencontrées par nos élèves à l’école primaire sont donc balayées, c’est comme si elles n’existaient plus, comme si l’absence de collège résolvait tous les problèmes dès la maternelle. La priorité au primaire annoncée par notre ministère est mise à mal.

Cette logique de réseau (école + collège), si elle est compréhensible dans beaucoup de situations, conduit à empêcher aujourd’hui toute proposition innovante (comme celle qui avait été faite à l’époque de la fermeture du collège Epirey en 2006), toute proposition qui engagerait dans la direction d’une plus grande mixité sociale.

Les enseignants des groupes scolaires Champollion, Flammarion, Lamartine et York ne souhaitent pas être en dehors du cadre légal de l’éducation prioritaire défini par le ministère dans le sens où une sortie de ce dispositif ne reconnait pas la réalité de ces écoles et est contraire à toutes les annonces faites par le ministère de l’Éducation Nationale concernant la refondation de l’éducation prioritaire.

La DSDEN propose une convention qui permettrait de conserver des moyens de fonctionnement pendant une durée de 4 ans en attendant un possible retour dans l’éducation prioritaire mais nous ne sommes absolument pas dupes: il est impensable que le ministère revienne dans 4 ans sur une décision sans changement de la circulaire de juin 2014.

Nous demandons donc que la circulaire (2014-077 du 4 juin 2014) soit revue pour prendre en compte l’ensemble des réalités des écoles et assurer partout où c’est nécessaire l’égalité républicaine comme l’annonce la ministre.

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