Grand Dijon : Quel avenir pour la BA 102 ?

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Un mois après l’annonce de la dissolution de la Base aérienne 102 de Dijon-Longvic, un premier comité de suivi s’est réuni vendredi 14 novembre à la préfecture de Côte-d’Or. Élus et représentants de l’administration ont un an pour établir un diagnostic et un projet d’avenir pour le site militaire.

Un an pour se décider

1200. C’est le nombre de militaires et de civils qui vont quitter la avant la fin de l’année 2016. Un chiffre, qui ne prend pas encore en compte les familles et potentiels enfants des personnels, mais qui montre l’ampleur de l’impact que va provoquer la dissolution de la doyenne des bases françaises. Ça, les politiques l’ont, semble-t-il, bien compris. “Tous étaient là”, assure , préfet de Côte-d’Or au sortir de la première réunion du comité de suivi. Des députés aux parlementaires en passant par les représentants des collectivités concernées.

Chacun a donc fait fi des querelles qui les animent depuis plusieurs semaines. Celles visant à savoir qui a véritablement causé la disparition de ce mastodonte de l’économie locale. “Nous sommes prêts à élaborer un projet commun”, assure le préfet. “Sur la base d’études d’impact et de diagnostics territoriaux diligentés par l’Insee entre autres, nous allons établir des fiches-actions afin de proposer un projet de redynamisation du territoire”, explique-t-il. Ces fiches actions seront soumises, d’ici un an à une commission interministérielle qui jugera ou non de leur faisabilité.

En cas d’approbation, les collectivités ou les entreprises concernées pourront bénéficier de financements de l’État. “L’enveloppe n’est pas définie a priori”, assure le préfet de Côte-d’Or. “Il faudra juger de la faisabilité des projets”. En clair, voir si des entreprises ne profitent pas d’un effet d’aubaine pour s’installer par exemple sur l’ancien tarmac de la base aérienne afin de profiter d’aides publiques ou d’exonérations, tout en supprimant des emplois dans un autre lieu.

Un avenir aéronautique toujours envisageable

Une fois ces fiches-actions adoptées, les pouvoirs publics auront au minimum quatre ans pour les appliquer. Mais à quoi doit-on véritablement s’attendre ? Pour l’instant, il est difficile de répondre à la question. Pour , délégué à l’accompagnement des restructurations au ministère de la Défense, le site bénéficie de plusieurs atouts : “Sa surface, déjà, de 500 hectares et sa proximité immédiate avec une agglomération dynamique et au cœur d’un nœud autoroutier”. Mais cette proximité est aussi un sérieux point noir. “Le maintien d’une activité aérienne est envisageable, les avions de ligne provoquant beaucoup moins de nuisances que des Mirages”, tempère-t-il. À Dijon, il sera accompagné par le délégué régional, Eric Padieu.

L’ensemble des infrastructures a été “très bien entretenu par l’armée”, explique-t-il. Et pourraient donc très rapidement servir à nouveau. Il faudra cependant passer par la case dépollution, inhérente à tous les départs de ce type d’activité. Le Grand Dijon et le conseil régional de Bourgogne se sont déjà engagés dans la création d’un syndicat mixte pour porter le nouveau projet d’aéroport avec des vols d’affaires et la création d’une zone d’activité dédiée au secteur de l’aviation. Le maire PS de Longvic, José Almeida en est d’ailleurs le président.

Sa commune sera sans doute la plus touchée, d’un point de vue démographique déjà. Plusieurs maires ont ainsi demandé des résultats rapides non pas pour revitaliser le site, mais bien pour anticiper la prochaine rentrée scolaire par exemple. Avant 2019, 34 000 nouvelles suppressions de postes sont prévues dans le cadre de la loi de programmation militaire. Trois sites sont principalement concernés : celui de Dijon-Longvic donc, mais aussi Chalon-en-Champagne dans la Marne – 1 000 départs – et en Alsace – 250 départs.

Les commentaires sont clos.

  1. “Dijon, ville référence en écologie” d’après certains élus. Dans ce cas, l’avenir de cet ancien aéroport est tout désigné: http://democratie-reelle-nimes.over-blog.com/article-l-ex-aeroport-de-tempelhof-nouveau-terrain-de-jeu-titanesque-des-berlinois-118831941.html

    dijon-ecolo le lundi 17 novembre 2014 à 8h03

  2. délocaliser le projet Notre Dame des Landes à Longvic? c’est beaucoup plus proche de Paris Genève Bâle Zurich et Berne et facile à relier en terminant les lignes tgv, UN PEU D’AUDACE!

    jean paul brenelin le lundi 17 novembre 2014 à 15h31

  3. Le bâtiment des archives et réserves de l’armée de l’air (BARAA) qui porte le nom du Colonel Jules Roy (1907-2000), pilote-écrivain, sera le dernier à être délocalisé. Espérons qu’il restera en place, témoin ultime de la grandeur de la BA 102 “Capitaine Guynemer”.

    Roy le vendredi 21 novembre 2014 à 23h05

  4. Si tous le monde était solidaire le résultat n’en serait pas là aujourd’hui.
    A l’époque les personnes manifester pour sa fermeture à cause des nuisances sonores et il y a encore quelque temps on ne voulait pas de sa fermeture pour raisons économiques. Mais allons y, multiplions les projets, laissons chacun donner son avis. Au final tout finira au oubliette, la base sera abandonnée pleine de mauvaise herbe. La bureaucratie réalise la mort de toute action, ne l’oublie on pas. Ici le site représente du potentielle mais la fermeture c’est pour demain, et déjà aucun projet n’a était décider. Alors on peut toujours attendre, préparer votre couteau à champignons ..

    Charliegun le samedi 22 novembre 2014 à 14h24