La Côte-d’Or, mauvaise élève en matière de médicaments génériques

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C’est un retard significatif qu’accuse la Côte-d’Or en matière de consommation de . Selon les dernières données de l’, le département figure dans les 10 derniers départements français concernant le taux d’utilisation des médicaments génériques. Il est 94ème sur 101

Le recours aux médicaments génériques ne décolle donc pas en Côte-d’Or depuis ces deux dernières années. “En comparaison aux autres départements de la région qui affichent un taux de substitution aux génériques de 82,3%, la Côte-d’Or reste en dessous de ce seuil symbolique depuis le début de l’année 2014”, note l’assurance maladie de Côte-d’Or. Le taux de générique était précisément de 79,8% en 2013. Depuis le début de l’année, l’évolution se fait en dent de scie et atteint les 78,7% actuellement, en décrochage de près de trois points par rapport à la moyenne régionale.

Dans le détail, c’est dans le bassin de vie de Pontailler-sur-Saône que l’on consomme le moins de médicaments génériques. Dijon détient une moyenne de 78% alors que le bon élève du département est Arnay-le-Duc avec 85%. Pas de quoi rivaliser cependant avec les autres départements de la région et même des régions frontalières. La Côte-d’Or est totalement atypique et ce comportement se démarque de plus en plus depuis 2013.

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Si bien que l’assurance maladie promet de renforcer ses actions d’information pédagogique, pour répondre aux idées reçues qui peuvent encore persister sur ces médicaments, avec le concours de deux experts de l’UFR de Santé de l’Université de Bourgogne, et en accompagnant les professionnels de santé. “Limiter l’usage des médicaments génériques sans raison médicale objective liée à l’état de santé du malade n’est pas un comportement responsable”. En 2013, ils auraient permis d’économiser 1,6 milliard d’euros en France et 8 millions d’euros en Bourgogne. Soit l’équivalent de la prise en charge moyenne annuelle de plus de 1 300 patients diabétiques.

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