Dissolution de la BA 102 : Le ministre de la Défense à la rencontre de François Sauvadet (UDI)

Dans un long communiqué, ,  député UDi et président du conseil général de Côte-d’Or témoigne des efforts fournis pour sauvegarder la base aérienne 102 de Dijon. Le député assure que François Rebsamen “n’a pas levé le petit doigt pour empêcher le départ des Alpha jets et avec eux de 350 personnes”. Le politique rencontrera le ministre de la Défense le 17 décembre 2014 dans l’espoir que ce dernier fasse preuve de “sincérité et de responsabilité pour notre territoire”.

Lire le communiqué ci-dessous

Je tiens à apporter mon témoignage sur la situation de la Base Aérienne 102 et lever un certain nombre d’ambiguïtés entretenues depuis plusieurs semaines.

Robert POUJADE avait obtenu son maintien en 1994 et jusqu’à 2008-2009, il y avait un consensus local sur le nécessaire maintien de la , confrontée à diverses restructurations, mais sans que cela ne remette en cause sa présence à Dijon-Longvic et son avenir.

De 2007 à 2012, en tant que président de groupe Nouveau Centre à l’Assemblée puis comme Ministre, j’ai plaidé lors des réunions de majorité hebdomadaire autour du Premier Ministre et du Président de la République pour assurer l’avenir de la Base.

Le départ des Mirages, décidé en 2008 et effectif en 2011, a constitué un choc pour la Base. A l’époque de cette décision, le Ministère de la Défense avait un temps envisagé la fermeture de la BA 102, mais nous nous sommes tous battus contre cela.

J’ai rencontré à plusieurs reprises le ministre de la Défense et le Président de la République, Nicolas SARKOZY, pour m’opposer à la fermeture de la BA 102 et envisager des solutions alternatives.

La fermeture du site de Luxeuil-Saint-Sauveur n’était pas envisageable pour des raisons d’aménagement du territoire mais nous sommes parvenus, avec le Président SARKOZY, à trouver une solution qui passait par la fermeture de la Base aérienne 128 Metz-Frescaty, la venue à Dijon du Commandement des Forces Aériennes avec 300 personnes et le maintien des Alpha jets.

La fermeture de la BA 102, qui apparaissait alors à certains comme une fatalité, a donc pu être évitée grâce à notre volontarisme commun et c’est finalement une nouvelle étape de l’histoire de la BA 102 qui a pu s’ouvrir. Ce que je trouve scandaleux dans ce qui vient de se passer, c’est qu’aujourd’hui, François REBSAMEN, devenu Ministre de l’actuel Gouvernement, n’a pas levé le petit doigt pour empêcher le départ des Alpha jets et avec eux de 350 personnes, tout comme il a ensuite avalisé la fermeture de la base, le départ du Commandement des Forces Armées et le transfert des escadrons de formation des commandos de l’air à Orange, avec à chaque fois le départ de 300 personnes à la clé, dès l’été 2015 sans doute,

Alors qu’il y avait eu des échanges soutenus 2008 entre le Ministère de la Défense et les élus locaux, la fermeture de la BA 102 été annoncée sans la moindre concertation ni information !

Et quand je critique cette décision de M. LE DRIAN, c’est aussi pour dénoncer un gaspillage d’argent public : 20 millions d’euros ont été investis pour l’arrivée du Commandement des Forces Armées, en pure perte !

Je trouve aussi scandaleux que l’on aille chercher dans la longue histoire de la BA 102 les fondements d’une décision de fermeture qui en réalité a été prise par le Gouvernement de M. VALLS en accord avec les élus locaux socialistes et qui devrait dès lors être assumée comme telle ! D’ailleurs, M. REBSAMEN a dans la presse locale revendiqué cette décision mardi 28 octobre : « Il faut que tout le monde se dise, les avions de combat à Dijon, c’est fini. C’est simple ! »

J’ai pourtant encore le souvenir des vibrants appels du maire de Dijon et président du Grand Dijon, François REBSAMEN expliquant en juin 2008 qu’ « à ce jour, tous les arguments sur le poids économique de la Base aérienne 102 ont été développés : qu’il s’agisse de l’histoire de la première base aérienne française, de l’attachement que les aviateurs y portent, de l’impact en terme d’emplois, des écoles pour les familles, de l’argent que les militaires injectent dans l’économie de l’agglomération et du département (50 millions d’euros chaque année) ». Il ajoutait que la BA 102 constituait « une base de stationnement majeure de la permanence opérationnelle en raison de sa position stratégique » et que dès lors « la décision ne [pouvait] pas être prise de fermer la base aérienne 102 », « en mettant en avant la sécurité de la Nation ». La sécurité de la Nation n’est donc plus une priorité de M. REBSAMEN ?

La politique, c’est d’assumer ses décisions et de faire preuve de cohérence !

J’ai demandé, avec les autres parlementaires de la droite et du centre de Côte-d’Or, à rencontrer le Ministre de la Défense afin que celui-ci réponde enfin aux multiples questions laissées pour l’instant sans réponse :
– dans quelle condition et quels délais va s’opérer le départ des militaires ?
– quelles compensations pour notre territoire ?

En tout état de cause nous allons subir le départ de 600 personnes. Une base aérienne de taille moyenne apporte 40 à 50 millions d’euros dans la Région dans laquelle elle se trouve. C’est donc un choc sans précédent pour notre territoire avec le départ annoncé à terme de 1 600 militaires.

J’attend de ce rendez-vous qui aura lieu le 17 décembre que M. le Ministre de la Défense fasse enfin preuve de sincérité et de responsabilité pour notre territoire !

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