Hommage à Rémi Fraisse : Les Jeunes démocrates ne veulent pas enfermer “la jeunesse dans des clichés”

Le Bureau fédéral des de Côte d’Or revient sur les débordements qui ont émaillé la manifestation en hommage à , samedi 1er novembre. Pour , son président, “il est nécessaire de prendre un peu de recul face à cette situation dramatique”. “Dans une société où les médias et les politiques sont symboles de violence, dans leurs images, dans les actes ou dans les propos, demander à “la” jeunesse de montrer un exemple que leurs aînés ne montrent pas, peut paraître ironique, cynique.”

Lire le communiqué ci-dessous.

“Quelques jours après les débordements, ayant eu lieu à Dijon notamment, en marge des manifestations organisées officiellement en mémoire de Rémi Fraisse, il est nécessaire de prendre un peu de recul face à cette situation dramatique.

Il y a une semaine de cela, se déroulait sur le chantier du barage de Sivens dans le Tarn une manifestation qui a tourné au drame et qui a été repris par le tourbillon politico-médiatique. Tantôt en utilisant le symbole du martyr pour justifier de la justesse de l’action, tantôt en dénonçant l’extrémisme anti-système dogmatique. A l’échelle nationale comme à l’échelle locale d’ailleurs.

Au détour de ce vacarme assourdissant, et profondément insultant dans le cadre du décès de ce jeune homme, des voix se sont élevées.

Des propos engageant l’ensemble de la jeunesse française ont été tenus, la présentant comme prête à la violence, rejetant en bloc et systématiquement tout ce qui n’était pas de son fait.

Les Jeunes Démocrates refusent de laisser enfermer “la” jeunesse dans ces clichés. Dans une société où les médias et les politiques sont symboles de violence, dans leurs images, dans les actes ou dans les propos, demander à “la” jeunesse de montrer un exemple que leurs aînés ne montrent pas, peut paraître ironique, cynique.

Par contre, quand “la” jeunesse représente 12 millions d’habitants, on est en droit de se demander de qui l’on parle. On peut se demander qui est en mesure de parler au nom de cette jeunesse, ou plutôt de ces jeunesses.

Nous pensons que pour construire la société, dans l’intérêt général, il faut refuser toute forme de violence et de mépris. Nous croyons à l’Humain, dans sa pluralité d’opinions, et dans son ouverture d’esprit. Nous réafirmons que dans le monde complexe dans lequel nous vivons, la question n’est pas de savoir si l’on se place du côté des “gentils” (manifestants) ou des “méchants” (policiers), correspondant à une vision moyennageuse de la société. Enfin, et c’est à l’origine la thématique qui a entrainé ces événements, nous affirmons que le respect de la planète est indispensable au respect de l’Humain, et que cette considération devrait être au coeur de toutes les décisions politiques d’aujourd’hui et de demain.”

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