Dijon : Les riverains du centre-ville veulent se faire entendre

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Un sentiment d’impuissance. C’est ce qui prédomine chez plusieurs riverains du de Dijon. Après deux ans de dialogue avec la municipalité, les forces de l’ordre et même les associations de commerçants, ils ont décidé de se réunir au sein d’une association. Non pas pour dénoncer l’action de la Ville mais pour renforcer leur légitimité et accentuer le dialogue.

Une nouvelle association pour les riverains

“Tout le monde s’accorde a dire que ça ne peut plus durer, mais personne ne trouve de solution”. Le constat dressé par est clair. Cet habitant de la place François Rude a pris la tête de l’. “Le centre-ville voit son attrait commercial, sa dimension culturelle, son art de vivre limités voir attaqués”, explique l’association dans un communiqué. “Mendicité plus ou moins agressive, ivresses publiques, trafics en tous genres, nuisances sonores viennent perturber la vie diurne et nocturne des Dijonnais”.

L’association a été créée il y a quinze jours et revendique déjà une trentaine d’adhérents. “Nous sommes tous des riverains, des acteurs économiques, nous ne sommes pas ignares. Nous nous sentons écoutés par Michel Julien, l’adjoint à la sécurité. Il fait tout ce qu’il peut”, assure René Chays. Avant de se former en association, les habitants ont porté leurs avis et revendications lors de plusieurs commissions municipales.

La Ville de Dijon, par la prise d’arrêtés semestriels, tente de maintenir une coexistence pacifique entre tous les gens

“Nous ne prenons personne en traite, nous sommes connus des services de la mairie et du quartier. Nous sommes des canalisateurs, une force de médiation et nous voulons mettre notre force à poursuivre le dialogue”.En 2013, ces mêmes riverains avaient lancé une pétition pour alerter le maire de l’époque, François Rebsamen, aux problématiques de comportements inciviques ou d’insécurité. En quelques jours, elle avait recueilli 150 signatures. “Je l’avais remise en main propre au maire”, souligne le président de l’association.

“Désormais la question des marginaux cristallise les débats”, concède-t-il. Et les dures violences qui ont émaillé la manifestation d’hommage à Rémi Fraisse, samedi 1er novembre, l’ont “conforté dans sa démarche”. “La Ville de Dijon, par la prise d’arrêtés semestriels, tente de maintenir une coexistence pacifique entre tous les gens qui vivent et travaillent au centre-ville, les touristes et les passants, et les marginaux”.

Et les sujets ne manqueraient pas. En plus des marginaux, il évoque les problèmes de trafic aux abords de la rue de la liberté et les nuisances sonores autour du centre Dauphine. Là aussi, il explique voir été entendu par la mairie. “Il faut désormais passer à l’étape suivante”.

Les commentaires sont clos.

  1. Bravo pour cette initiative car le centre ville est une catastrophe.
    Trop de laxisme, on voit ce que ça donne …..

    Rousselles le lundi 3 novembre 2014 à 21h18

  2. Oui… La Toison d’Or est ce qu’elle est.. Mais avec du recul, le centre-ville… Pas mieux. J’ai l’impression qu’il n’y a quasiment plus de magasins.

    CamilleG le lundi 3 novembre 2014 à 22h13

  3. je soutiens cette association, il faut maintenir un centre ville avec tous les qualités et les agréments qu’il comporte, c’est un peu une partie de notre Patrimoine. La toison d’or n’a jamais de manifs, de violence ni de mendiants…Tiens?

    mijo le mardi 4 novembre 2014 à 8h51

  4. En démocratie la tranquillité et la sécurité sont les premiers des droits : cette évidence oubliée par presque tous ; seul un partis politique ( montant) nous rappel cet oubli flagrant : depuis plus de 30 ans au moins; à Dijon ou dans la plupart des grandes villes; ne sont plus du tout assurés. Cette réaction SAINE des hbts du centre ville ; que MOI AUSSI JE SOUTIENS ; traduit une exaspération d’inactions et de réactions du pouvoir politique ; droite et plus encore gauche confondues. Comme à Chalon sur Saône en tant que Dijonnais ;demandons l’instauration d’un arrêté anti-divagation , anti_mandicité et COMBATTONS CONTRE LA MULTITUDES D’ASSOCIATIONS DROITS L’HOMMISTE IRRESPONSABLES ( ce cancer de notre société) qui s’efforcent elles avec succès; de saborder toutes ces mesures de remises en ordres de l’espace public. J’attends pour ma part l’organisation d’une manifestation de Dijonnais en colère . Oui il y a un gros problème dans toutes les grandes villes , un tabou qu’il faut dénoncer !

    Cranach le mardi 4 novembre 2014 à 11h31

  5. Je m’insurge contre cette attaque odieuse à la Diversité© ethno culturo tzigano wawash de ce fort beau centre ville dijonnais.
    Le PS vous fait voyager gratos, venez pas vous plaindre…

    Gluck le mardi 4 novembre 2014 à 11h40

  6. “ils ont décidé de se réunir au sein d’une association” c’est une très bonne initiative.

    Dlareg le mercredi 5 novembre 2014 à 11h52

  7. Nous vous remercions de ces soutiens.

    Nous sommes apolitiques.

    Contactez nous sur
    associationdijoncentre@gmail.com

    Exocet le mercredi 5 novembre 2014 à 15h02

  8. Enfin une réaction à cette anarchie tolérée en Centre Ville.
    Vous pouvez compter sur mon adhésion dans votre association.

    Franck le mercredi 5 novembre 2014 à 17h05

  9. @ Cranach: les droits de l’homme, cancer de la société?

    loicm le mercredi 5 novembre 2014 à 21h10

  10. Non Loicm ! : je ne dis pas que les droits de l’homme sont le cancer de notre société : ce sont leurs évolutions vers ” les droits de l’hommisme” ; comme l’égalitarisme est la déviance malade de l’égalité.
    Par dégradations successives ; les notions de droits de l’homme , d’égalité et de liberté sont arrivés à des déviances qui finissent par justifier jusqu’au terrorisme qui gangrène COMME LE CANCER nos démocraties.

    Cranach le jeudi 6 novembre 2014 à 8h42

  11. Cranach, ou la F-Haine ?

    Alexandre le vendredi 7 novembre 2014 à 1h50

  12. Alexandre le bien heureux ignare !

    Lukas Cranach ( l’ancien : peintre Allemand de la Renaissance.)

    Cranach le vendredi 7 novembre 2014 à 8h55

  13. bravo aux courageux qui se mobilisent, j’adhère complètement à votre démarche, d’accord également pour manifester notre exaspération. Nous avons investi dans des commerces de proximité utiles et nécessaires aux Dijonnais et avant le tram aux clients de l’extérieur, qui pour la plupart ne viennent plus. A qui la faute ? a cette municipalité qui a créé cette désertification, a provoqué des licenciements par centaines, déprécie l’immobilier du centre, soit il commercial ou résidentiel.
    Malheureusement, nous les passifs actifs payeurs ne représentons pas grand chose en face des passifs receveurs inactifs. Il serait indispensable d’avoir nous aussi des meneurs qui portent notre parole.
    soyez assurés de mon soutien
    jef

    jef le vendredi 7 novembre 2014 à 13h48