Hommage à Rémi Fraisse : Emmanuel Bichot (UMP) dénonce le “comportement inacceptable des casseurs”

Le vice président du conseil général de Côte-d’Or en charge des finances, , a exprimé dimanche sont ressenti et son incompréhension face aux émeutes en marge de la manifestation d’hommage à , samedi 1er novembre au centre ville de Dijon. Dénonçant “un comportement inacceptable de ces casseurs”, Emmanuel Bichot s’interroge “devant la gestion de cette situation par les autorités locales”.

Lire le communiqué ci-dessous.

“Émeutes à Dijon : la préfecture et la mairie ont fait le choix de laisser faire.

Ce qui s’est passé hier soir à Dijon est préoccupant.

La première réaction est de condamner fermement le comportement inacceptable de ces casseurs, quelques dizaines d’individus venus en découdre.

La seconde est de compatir avec les victimes innocentes, les particuliers et une dizaine de commerçants dont les vitrines ont été brisées à coup de masse.

La troisième est de s’interroger devant la gestion de cette situation par les autorités locales.

Pourquoi la préfecture a-t-elle fait le choix délibéré de laisser les casseurs se défouler et saccager le centre ville plutôt que d’assurer sa mission première de maintenir l’ordre public?Pourquoi n’a-t-il pas été procédé à plus d’interpellations? Une seule interpellation a été annoncée a posteriori, celle d’un manifestant secouru par les pompiers et hospitalisé parce qu’il s’est blessé en défonçant la porte vitrée d’un commerce…

Pourtant, il n’y avait aucun effet de surprise. De très importants moyens avaient été mobilisés préventivement, avec une compagnie de CRS stationnée derrière l’église Saint Michel. Les intentions d’une partie des manifestants étaient parfaitement connues et ils suffisaient de regarder ce qu’ils transportaient dans des caddies pour lever le moindre doute.

La stratégie était-elle donc vraiment la bonne et une intervention plus précoce n’aurait-elle pas permis de limiter les dommages ?

Manifestement visé, le commissariat municipal, rue Victor Dumay, a été littéralement assiégé. Les agents municipaux piégés à l’intérieur ont appelé en vain du secours, tandis que fusaient les menaces de mort et que brûlait l’effigie d’un policier. Les casseurs ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du site administratif Victor Dumay et à vandaliser des véhicules municipaux et des bâtiments administratifs. Les dégâts sont importants pour la municipalité, avec également de nombreuses caméras de video-protection endommagées. Pour l’heure, on peut s’étonner que la municipalité n’ait pas indiqué avoir porté plainte.

Les forces de l’ordre engagées n’ont fait qu’obéir loyalement aux ordres et leur comportement a été exemplaire.

Ce sont les consignes donnés qui posent problème.

Cette complaisance à l’égard des anarchistes se manifeste déjà à Dijon par le soutien apporté par la municipalité aux squatteurs des Tanneries, actuellement relogés aux frais des contribuables, ou encore la présence croissante de punks à chients en centre-ville. Ce laxisme socialiste du gouvernement comme de la municipalité de Dijon, est la porte ouverte à tous les débordements dans une période troublée.”

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