Dissolution de la BA 102 : Alain Houpert (UMP) pointe la responsabilité de François Rebsamen

Le sénateur UMP de Côte-d’Or, dénonce l’attitude de l’ancien maire de Dijon et actuelle ministre du Travail, François Rebsamen, dans la gestion de la dissolution de la .

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“Sortant de son silence assourdissant, François Rebsamen, ministre du Travail, s’exprime enfin sur la fermeture programmée de la BA 102 en accusant les opposants à cette fermeture de « mauvaise foi ». Ce faisant, il reconnaît que cette décision était programmée depuis 1994, incite à ne pas « se battre contre le passé », mais propose à chacun de se rassembler autour d’un futur comité de revitalisation du site pour « essayer de trouver des solutions ». Les chefs des entreprises condamnées à court terme et les centaines de personnes brutalement privées d’emploi apprécieront.

Ainsi, depuis vingt ans, François Rebsamen savait. Qu’a-t-il fait ? Rien.

Lorsqu’en 1994, Robert Poujade avait appris de la bouche du Premier ministre de l’époque, Edouard Balladur, la fermeture de la BA 102, il s’était battu pour obtenir un sursis d’une quinzaine d’années.

Fort occupé à briguer la succession de Robert Poujade et de prendre la tête du Grand Dijon, François Rebsamen a lui choisi une autre voie : oublier fort opportunément le dossier dès lors qu’il a été aux affaires au lieu, comme il en a largement eu le temps, de réfléchir en amont au devenir de la base dont il savait l’avenir en question.

Aujourd’hui, la fermeture de la BA 102 est inéluctable à très brève échéance et François Rebsamen va « essayer de trouver des solutions ».

On se souviendra avec intérêt que, à peine élu maire de Dijon, il a préféré rejoindre l’équipe de Manuels Valls pour grossir les rangs de ce que la majorité avait alors baptisé un « gouvernement de combat ». Le cas de la BA 102 est assez symptomatique de la façon dont François Rebsamen envisage un combat : attendre avec fatalité la catastrophe, la regarder s’abattre sur un territoire puis mettre en place un comité qui essaiera hypothétiquement de panser quelques plaies.

Ministre du Travail dans un auto-proclamé gouvernement de combat, François Rebsamen vient de prouver une fois encore qu’il n’est rien qu’un ministre de la résignation dans un gouvernement impuissant. On ne saurait trop lui conseiller d’organiser un comité afin d’essayer de trouver des solutions pour ce gouvernement et ce ministre incapables de proposer au pays des mesures réellement efficaces.”

Les commentaires sont clos.

  1. un grand n’importe quoi sa dissolution était prévue depuis des années une base en plein centre ville

    wad le jeudi 30 octobre 2014 à 7h39