Les voitures en libre-service arrivent à Dijon

Crédit photo Ville de Dijon

Qui a dit que la voiture allait petit à petit être bannie du centre-ville de la capitale des Ducs ? Cinq ans après le lancement de Vélodi, le système de location de vélos en libre-service, la ville de Dijon s’apprête à mettre en place un dispositif similaire à l’échelle des automobiles.

Avec au départ sept stations et quinze voitures en accès libre, Mobigo-autopartage – tel sera son nom -, devrait être opérationnel dès le 30 septembre.

Un système calqué sur celui de Paris

Tout comme Vélodi avec Vélib’, Mobigo-autopartage reprend le principe de fonctionnement des voitures KeyLib’ en “autopartage” de la capitale, en service depuis 2012. C’est d’ailleurs le même opérateur, France AutoPartage, qui s’assurera de la gestion et de la maintenance de ces voitures, sous l’impulsion du conseil régional de Bourgogne et de l’Ademe. Mobigo-autopartage s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de Mobigo-covoiturage, le service de mutualisation de transports en Bourgogne créé par la région. Si le succès est au rendez-vous, à terme une quinzaine de stations réparties dans la ville pourraient fonctionner, en plus d’autres agglomérations bourguignonnes.

Trois modèles de voitures seront disponibles : Renault Twingo, Clio ou Kangoo, selon les besoins en volume de l’usager. Pour la mairie de Dijon, il s’agit là de se placer “dans la foulée du Grenelle de l’environnement qui préconise l’autopartage comme une solution alternative à la voiture individuelle, en complément des réseaux de transport en commun. Mobigo-autopartage incarne une nouvelle conception de la voiture, qui n’est plus un ‘bien’ dont l’utilisateur est propriétaire, mais un ‘service’ que l’on paie en fonction de ses besoins. La mobilité façon XXIe siècle”, détaille toujours la municipalité.

Côté public, la clientèle visée “est d’abord celle des urbains qui ne possèdent pas de voiture, ou qui en possèdent une mais ne l’utilisent que rarement pour des raisons d’économies ou de respect de l’environnement”.

Un abonnement et un tarif kilométrique

Dès le 30 septembre prochain, il vous sera donc possible de réserver une de ces voitures simplement par téléphone ou par internet. Celle-ci vous attendra dans une des stations-parkings installées dans la ville, là où vous devrez précisément la ramener.

Côté tarif enfin, en plus du droit d’entrée à 50 €, le coût de location s’étalera entre 2,20 à 3,60 euros le kilomètre parcouru entre 7h et 23h, suivant le type d’abonnement et de véhicule (circulation gratuite entre 23h et 7h). Enfin, la billettique sera identique à celle du service Divia.

Comment ça marche ?

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