Grand Dijon : La “dissolution” de la BA 102 officiellement lancée

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Ce n’est pas une surprise mais la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian va sans doute faire l’effet d’une petite bombe dans le département. Dans le cadre de son plan “Unis pour faire face”, la base aérienne 102 de Dijon-Longvic va être tout simplement dissoute.

“Dans une logique de concentration des moyens, il faut constituer des pôles d’excellence pour favoriser les synergies locales”, explique le ministre de la Défense dans un message transféré aux rédactions, mercredi 15 octobre. Et la doyenne des bases aériennes, celle de Dijon-Longvic, ne fait pas partie de ces pôles d’excellence. “Le début de sa dissolution est lancée”, assure même Jean-Yves Le Drian. Le Commandement des forces aériennes (CFA) va être transféré vers la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac, en Gironde, qui sera fusionné avec le Commandement du soutien des forces aériennes (CSFA).

Par ailleurs, le début de la dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic est lancé.

Jean-Yves Le Drian

Après les Mirage 2000 et les Alpha-Jets, c’est un coup fatal pour le site qui vient tout juste de célébrer ses cent ans. A la fin du mois de juin, Jean-Yves Le Drian avait posé les jalons de ce transfert : À nos confrères de France 3 Aquitaine, il parlait d’un transfert “logique” pour assurer “la cohérence” de la défense. Ce commandement était arrivé il y a tout juste deux ans, le 27 août 2012 et devait venir compenser le départ des Mirage 2000. Le Grand Dijon avait alors mis en place un dispositif spécial pour s’assurer du bon accueil des militaires.

A l’époque, Emmanuel Bichot, conseiller municipal d’opposition à Dijon et conseiller communautaire du Grand Dijon, avait “vivement regretté” ce choix au nom de plusieurs de ses collègues de l’agglomération. Ils demandaient au Grand Dijon de “démentir tout projet de départ prochain des commandos de l’air”. Ce ne sera donc pas la peine.

Un “nouveau chapitre” pour Longvic ?

François Sauvadet, président du conseil général de Côte-d’Or pointe un “véritable gâchis, une décision choquante” : “J’accuse François Rebsamen, le ministre du Travail, d’avoir laissé faire ce démembrement sans réagir alors que j’avais pour ma part obtenu du Président de la République l’arrivée du Commandement des forces aériennes à Dijon lorsque j’étais au Gouvernement”.

Le maire PS de la ville, José Almeida réclame lui l’ouverture “urgente” d’un nouveau chapitre : “J’ai d’ores et déjà indiqué au Ministre de la Défense, qui m’a annoncé cette fermeture, que je souhaitais, en lien avec les autres maires concernés, le lancement rapide d’un véritable projet de revitalisation
de ce vaste site”. Il croit par exemple aux chances d’un projet de développement de l’industrie aéronautique locale.

Dans l’immédiat c’est plus de 300 familles qui devraient quitter le territoire, bien plus avant 2019.

Les réactions ci-dessous.

  • Alain Houpert et Anne-Catherine Loisier (15/10/2014)

Aujourd’hui le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian vient de confirmer la fermeture de la . C’est une triste nouvelle pour notre base aérienne qui fêtait cette année son centenaire. C’est une offense à celles et ceux qui ont inscrit leurs noms dans la mémoire de la , depuis Georges Guynemer jusqu’à Caroline Aigle, première femme pilote de chasse de l’Armée française.

Au-delà de la tristesse et du désastreux symbole d’une agglomération dijonnaise en panne, c’est à un véritable gâchis humain et financier que le gouvernement vient de donner son accord.

Gâchis financier dont le Commandement des forces aériennes est le symbole le plus évident. Installé en 2012 sur la BA 102 afin d’assurer la mise en condition opérationnelle de plus de 300 unités de l’armée de l’air, le CFA sera définitivement déplacé à Bordeaux à l’été 2015. Coût de l’opération : 20 millions d’euros.

Gâchis financier car la BA 102 représentait chaque année 40 millions d’euros injectés dans une économie locale qui va durablement en souffrir.

Gâchis financier car la fermeture de notre base aérienne entraînera en cascade la fermeture de PME employées en sous-traitance ; la mise sur le marché de logements qui trouveront difficilement repreneur faute d’emplois locaux ; une dégradation supplémentaire de l’attractivité de Dijon et de son agglomération.

Ce gâchis financier se double d’un gâchis humain puisque la fermeture de la BA 102 signifie la destruction de 2000 emplois directs, et le départ programmé de 5000 personnes en prenant en compte les familles de ces employés.

Circonstance aggravante, le dépeçage de la BA 102 dont l’impact sera dramatique a été décidé sans la moindre concertation des habitants et dans le silence assourdissant des élus de la majorité actuelle et de notre ministre du Travail. Un silence complice d’autant plus choquant que la France est actuellement engagée sur plusieurs fronts militaires.

Nous sommes profondément révoltés par cette décision de fermeture de notre base aérienne qui prouve une fois de plus, s’il était nécessaire, le mépris avec lequel le gouvernement et les élus de la majorité envisagent la survie de nos territoires et l’existence des hommes et des femmes qui les font vivre.”

  • José Almeida, maire de Longvic, vice-président du Grand Dijon (15/10/2014)

“Aujourd’hui, le Ministère de la Défense annonce officiellement le début de la dissolution de la Base Aérienne 102 « Guynemer ». Après 100 ans d’activités, la base qui a vu les exploits de Guynemer, la naissance de la patrouille de France, les premiers Mirages, est appelée à fermer ses portes malgré la mobilisation de tous, élus, associations, habitants de Longvic et du Grand Dijon.

C’est avec une grande tristesse et une grande émotion que j’accueille cette décision. Mes premières pensées vont aux militaires et à leurs familles qui ont construit leur vie dans l’agglomération, ainsi qu’aux civils qui travaillent sur la base aérienne. Je pense également aux Longviciens, à nos commerçants, qui se sont mobilisés aux côtés des élus pour encourager le maintien d’une activité militaire sur la BA102. Cette fermeture, à l’image de celle d’autres sites en France, est la conséquence de la stratégie nationale liée à la réorganisation de la défense du pays, engagée à Longvic depuis le retrait des Mirages dès 2011.

Cette décision rend désormais urgente l’ouverture d’un nouveau chapitre, celui de la reconversion du site, qui passe par l’élaboration d’un nouveau projet économique capital pour notre territoire. C’est pourquoi j’ai d’ores et déjà indiqué au Ministre de la Défense, qui m’a annoncé cette fermeture, que je souhaitais, en lien avec les autres Maires concernés, le lancement rapide d’un véritable projet de revitalisation de ce vaste site.

Je suis déterminé à engager cette réflexion aux côtés des partenaires de notre ville, et tout particulièrement avec le Grand Dijon. Je crois aux chances d’un projet de développement de l’industrie aéronautique locale, qui constituera une nouvelle opportunité pour notre territoire. En élargissant le périmètre de l’aéroport civil qui vient de se réorganiser et que j’ai l’honneur de présider, en s’appuyant sur des entreprises telles que la patrouille Breitling, forte de son prestige international, il paraît en effet possible de créer une synergie commerciale et industrielle nouvelle autour de l’aéronautique, en s’appuyant notamment sur le développement des vols d’affaires, qui sont porteurs d’investissements chaque jour plus importants pour notre agglomération et notre région.”

  • François Sauvadet, député de la Côte-d’Or, président du conseil général de la Côte-d’Or (15/10/2014)

“Le Ministre de la Défense vient d’annoncer ce matin « le début de la dissolution de la Base Aérienne 102 de Dijon-Longvic ». La décision est claire : la BA 102 est morte !

C’est un véritable gâchis, une décision choquante qui va avoir de lourdes conséquences pour la Côte-d’Or avec le départ programmé de centaines de familles.

Cela fait des mois que j’alerte François REBSAMEN du danger. Devenu Ministre, il n’a pas bougé sur cette question !

Je l’accuse d’avoir laissé faire ce démembrement sans réagir alors que j’avais pour ma part obtenu du Président de la République l’arrivée du Commandement des Forces Aériennes à Dijon lorsque j’étais au Gouvernement.

C’est un gaspillage d’argent public car ce même Commandement part pour Bordeaux alors que 20 millions d’euros de travaux ont été engagés pour l’accueillir, en pure perte.

C’est un bien triste anniversaire que la Gauche célèbre pour le centenaire de la BA 102.

J’espère que l’on ne viendra pas répéter le mensonge déjà entendu selon lequel cette décision relèverait de l’ancienne loi de programmation militaire.

La décision de départ des Alpha-jets, comme celle de la dissolution de la BA 102, a été prise par l’actuel Ministre de la Défense, Jean-Yves LE DRIAN et c’est à la gauche d’en assumer la pleine responsabilité.”

  • Rémi Delatte, député de la Côte-d’Or et maire de Saint-Apollinaire (15/10/2014)

Le gouvernement a officiellement annoncé ce matin le début de la dissolution de la base aérienne de Dijon-Longvic. Avant même d’évoquer les conséquences de cette fermeture, et au-delà de l’attachement à cette base aérienne qui a vu naître la patrouille de France, je déplore cette décision qui intervient deux ans après le rattachement du Commandement des Forces Aériennes, qui avait suscité de nombreux investissements et un véritable espoir sur notre territoire.
Pour Dijon, pour la Côte-d’Or, cette nouvelle est aujourd’hui celle du départ de plusieurs centaines de familles. C’est l’abandon d’un pan entier de notre histoire et la mise à mal de notre activité locale.
Une page se tourne, avec la fermeture de cette base qui fête ses cent ans. Quant à la méthode, elle est tout aussi choquante. Quel contraste avec la concertation et les échanges qui s’étaient noués sous le quinquennat précédent entre les parlementaires, les élus locaux et le Gouvernement ! Que dire d’un Ministre de la Défense, Monsieur le Drian qui, non content de ne pas informer les parlementaires, a même refusé de les rencontrer lorsqu’ils en faisaient la demande ? Quelle différence avec la décision du Gouvernement de François Fillon, qui avait cherché à maintenir une activité militaire si intimement liée à la base aérienne 102-Guynemer !
Décidément, le changement est bien amer…

  • Pierre Pribetich, premier vice-président du Grand Dijon (15/10/2014)

Suite à l’annonce par le ministre de la Défense, ce mercredi 15 octobre 2014, du « début de la dissolution de la base aérienne 102 », nous devons, par-delà des prises de position qui trahissent la méconnaissance du dossier, tenir à nos concitoyens, qui en ont assez des querelles politiciennes stériles, un langage de vérité.

La vérité, c’est le sens de l’histoire, c’est que, depuis une vingtaine d’années, Dijon perd, petit à petit, son statut de ville « de garnison », de « place forte » militaire de l’Est de la France. Et ce pour deux raisons de fond, entérinées, sous le gouvernement Fillon, le livre blanc et la loi de programmation militaire de 2008, qui ont conduit à la situation actuelle.

La première raison, c’est que le monde change. Les risques ne sont plus les mêmes qu’au XIXe siècle. Nous ne cherchons plus à nous protéger de nos voisins de l’Est. À l’époque où l’Allemagne constituait une menace pour la France, il était légitime que Dijon soit une ville-clé dans le dispositif de défense nationale. À une époque où le danger vient plutôt du sud, ou de l’intérieur, ou d’ailleurs, la position stratégique de Dijon n’est plus si évidente.

La seconde raison, c’est que la défense nationale est appelée, comme les autres ministères, à contribuer à l’effort collectif en faveur de la réduction du déficit et de la dette de notre pays. Alors que les effectifs militaires sont en diminution et que l’armée ne s’appuie plus sur les appelés, le regroupement des différentes unités et commandements sur des bases plus importantes, permettant de mener une politique de défense nationale cohérente tout en réalisant des économies d’échelle, répond à un double objectif stratégique et financier.

La conséquence, c’est que, depuis les années 1990, les armées ont quitté, un à un, les différents sites qu’elles occupaient à Dijon. Casernes Marne-Marbotte, Heudelet et Junot, hôpital militaire Hyacinthe-Vincent, établissement du matériel et Petit Creuzot. Ce qui n’a, alors, suscité la colère de personne. La base aérienne 102 était déjà menacée à cette époque : « Dès 1995, l’armée de l’air voulait se débarrasser de la base, [qui était] donc en sursis », a expliqué l’ancien maire RPR Robert Poujade dans une interview à un mensuel dijonnais [notre interview de Robert Poujade dans le Miroir Magazine n°0, NDLR] parue en ce début d’année 2014.

Le départ des unités de Longvic nous affecte, bien évidemment. Alors que d’autres s’agitent et cherchent des boucs-émissaires et des polémiques politiciennes, il est aujourd’hui fondamental d’engager un travail collectif tourné vers la reconversion du site, autour d’un projet de développement de l’industrie aéronautique locale et s’appuyant sur la récente réorganisation par le Grand Dijon et le Conseil régional de Bourgogne de l’aéroport civil.

Les commentaires sont clos.

  1. Fille de cette base, mon père y est resté 33 ans! A ce titre et cette expérience, je me permets de demander: quand es ce que ce gouvernement va réfléchir avant d’agir! J’ai vécu à Longvic et cette base n’avait que des avantages pour tout ses habitants et ses commerçants. Vous fermez la base, Longvic tombera dans l’oubli, j’en ai bien peur. Le gouvernement n’aura plus qu’à mettre des émigrés dans la cité Valentin pour la remplir. Quel désastre!!!

    Gilson le mercredi 15 octobre 2014 à 14h53

  2. Finalement, on aurait pu maintenir le CFA à Metz où tout avait été rénové et le transférer directement à Bordeaux sans passer par Dijon! On aurait fait des économies…
    Les restructurations de la Défense dépendent de l’influence des élus et de la couleur politique du moment. Que dire de la base d’Evreux, une des plus vétustes de France, qui a été retenue pour accueillir des unités de la base de Metz (et d’ailleurs) qui elle était en excellent état ; c’était pour faire plaisir à M. Morin député du coin et accessoirement ministre de la Défense…Les politiques, sous couvert de restructurations, font plaisir aux amis avant tout, droite et gauche, chacun son tour. Au moins tout le monde est servi, quant à la cohérence des armées et des économies on verra bien, personne se plaindra pas comme l’écotaxe, hein ?

    jean le mercredi 15 octobre 2014 à 17h51

  3. Gilson tu as bien commencé ton commentaire en le finissant par une opinion complètement bidon “le gouvernement n’ aura plus qu’à mettre des immigrés dans la cité valentin” (…) aucunes tolérances tu es une personne inculte.

    louane le mercredi 15 octobre 2014 à 18h37

  4. Merci monsieur Rebsamen ministre du chômage. En tant qu’ancien maire de Dijon et ancien sénateur bravo pour avoir défendu la BA 102. J’oubliais que tous les copains a François Hollande sont anti militaristes, mes excuses.

    michel le mercredi 15 octobre 2014 à 19h23

  5. Merci d’éviter de s’invectiver par commentaires interposés le site du Miroir-Mag. Il y a les autres médias “mainstream” pour cela! :)

    CamilleG le mercredi 15 octobre 2014 à 22h15

  6. il y a plus de 20 ans les communes environnantes demandais son départ maintenant ils pleures le dissolution a commencée quand monsieur MORIN étais ministre par le départ des mirages 2000 en 2011

    wad le jeudi 16 octobre 2014 à 6h53

  7. Vivement le Putsh!Le peuple sera avec vous!

    MUTRU le jeudi 16 octobre 2014 à 11h24

  8. Il faut parfois répéter pour faire œuvre de pédagogie. C’est ce principe de communication qu’appliquent M. Pribetich, M. Almeida et Mme Bouziane relayés par les militants. C’est le jeu politicien, c’est ainsi. Cela permet de ne pas assumer : « c’est pas nous, c’est les autres avant nous ». Cela permet de faire passer les messages même les plus incohérents.
    Pourquoi incohérents ? Parce-que en 2008 la décision a été prise par le précédent gouvernement de maintenir et renforcer la base de Dijon. Certes départ des Mirage 2000, mais maintien des Alpha Jet, arrivée du commandement des forces aériennes de Metz dont la fermeture avait été décidée en 2008 aussi, et création de la base de Défense de Dijon. Pas mal du tout. Le temps de lancer et faire les travaux, tous les mouvements sont achevés en 2011.
    C’est bien à partir de 2012 que cela se gâte pour la base de Dijon. Dans un premier temps avec le départ des Alpha Jet, premier semestre 2014. Et maintenant annonce de la dissolution de la base de Dijon, le temps de laisser passer les différentes échéances électorales dont les municipales.
    Il n’a donc désespérément aucun lien entre ce qui avait été décidé avant 2012 et ce qui a été décidé après 2012.
    Les 30 millions d’euros dépensés pour installer le commandement venu de Metz ont fait travailler les entreprises BTP de Dijon et Côte d’Or et donc maintenu des emplois ici. Ils ont alors été dépensés judicieusement.
    Là où ça se gâte pour les fameuses économies, c’est maintenant. Faire déménager un commandement à Bordeaux où pas grand-chose est prévu pour les accueillir. Les hommes et femmes politiques de la majorité actuelle en Gironde sont plus soucieux de leur territoire que leurs homologues de Côte d’Or. Il faut les en féliciter, sincèrement.
    Il faut aussi ne pas oublier de féliciter celui qui, présenté comme n°2 du PS et grand ami du chef des armées, ne s’est pas opposé à cette dissolution. Les emplois induits détruits à l’occasion qui rejoindront les effectifs de Pôle Emploi pourront même féliciter le Ministre de l’Emploi.
    Cette décision de dissolution est sans doute prise depuis un an. M. Almeida devrait donc s’inquiéter pour sa friche. Si depuis un an il n’a rien anticipé, ce n’est pas aujourd’hui qu’il fera des miracles. Mais il a peut-être un plan secret…. Il faut lui souhaiter.

    Georges le vendredi 17 octobre 2014 à 11h25

  9. <>
    José, Claude, François et les autres… mêmes combats… mêmes défaites… “Chronique d’une mort annoncée” vraisemblablement ce qui restera du ” règne-Rebsa ” et que nous retiendrons ! ( ministre du ” travail ” ? ) <> :-( 8h16

    Colmar le samedi 18 octobre 2014 à 9h48

  10. Cela manquer un peu de béton et des lofts défiscalisable dans cette zone ! Tant que l’Etat paye et subventionne, tout va. Néanmoins, pour des entreprises et du travail s’adresser plutôt en Allemagne !!! Eux, ils recherchent 6 millions d’actifs

    Maxence le dimanche 9 novembre 2014 à 22h11