Climats de Bourgogne : Un expert sur le terrain pour juger la candidature

Photo Jérémie Lorand

Photo Jérémie Lorand

L’inscription des au patrimoine mondial de l’Unesco suit son cours et s’approche doucement. Une étape-clé a été franchie la semaine dernière.

Un expert de l’Icomos, le Conseil international des monuments et sites, était en Côte-d’Or du 25 au 29 septembre afin d’évaluer la pertinence du dossier de l’association des Climats du vignoble de Bourgogne.

Durant son séjour, l’expert, un universitaire originaire de Florence, en Italie, a sillonné le territoire concerné par les Climats de Bourgogne et rencontré une soixantaine de personnes : des membre du comité scientifique, des élus et techniciens, les services de l’État, des professionnels du monde du vin… Il a ainsi partagé un repas avec le préfet de Côte-d’Or, Éric Delzant et rencontré le ministre du Travail François Rebsamen samedi 27 septembre : “Il était très intéressé par la place et le rôle des villes ainsi que par la particularité du plateau de la Cras et le dossier de la Cité de la gastronomie”, explique-t-il.

D’une façon globale, lui ont été présenté les différents outils et moyens de mise en place du projet, les actions de médiation à venir, les plans de gestion, la construction du site des Climats.

Seulement, le rapport final de l’expert est classé top secret. Ni le gouvernement ni l’association des Climats n’en ont connaissance. Ce ne sera que courant mai 2015 qu’il leur sera porté à connaissance.

Les prochaines échéances du dossier : 

  • Octobre 2014 : réception de 10 questions de l’Icomos, à répondre dans un délai de 1 mois
  • Novembre 2014 : l’expert venu sur le territoire transmet un 1er rapport avec ses observations au “panel” de l’Icomos (composé d’une dizaine d’experts internationaux)
  • Janvier/février 2015 : le “panel” d’experts produit un rapport et transmet ses questions complémentaires à l’État français et à l’Association
  • Mai/juin 2015 : retour du rapport et de l’avis des experts à l’État français
  • Juin/Juillet 2015 : présentation de notre dossier à la 39ème session du Comité du Patrimoine mondial à Bonn en Allemagne

Les commentaires sont clos.

  1. Un truc qui servira à rien : pas de changement des pratiques viticoles, pas de replantation d’arbustes, de pêches de vignes, etc. des abords urbains très laids sur tout l’axe routier Dijon-Beaune, des grandes boites métalliques poussant comme des champignons comme à Nuit-Saint-Georges en ce moment (grandes surfaces commerciales, hangars de frêt… ).

    Un truc de viticulteurs fiers et nobles !!!

    Il y a des zones viticoles beaucoup plus typées de par le monde, avec une ambition de préservation du cadre environnemental ; ici on en est loin…

    Jean le jeudi 9 octobre 2014 à 0h44