Fonction publique : François Sauvadet (UDI) contre “le statu quo prôné par la gauche”

L’ancien ministre de la Fonction Publique réagit au débat qui s’est ouvert sur la fonction publique. Il s’oppose au “statu quo prôné par la gauche”.

Lire le communiqué ci-dessous.

“Un débat s’est ouvert aujourd’hui sur la Fonction publique.

Ce débat oppose les Anciens aux Modernes : il oppose ceux qui veulent que rien ne change et qui préfèrent le retour en arrière, et ceux qui veulent aller de l’avant pour que la Fonction publique de demain soit plus ouverte, plus resserrée, plus efficace, mieux rémunérée.

Nous devons nous poser une première question : comment doit s’organiser un Etat moderne et décentralisé ? Notre Fonction publique doit refléter notre conception de l’organisation de notre pays.

La réduction des effectifs de la Fonction publique est une nécessité pour réduire le poids de notre dette. Et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux doit être la conséquence d’une révision profonde de l’organisation du secteur public.

Il convient avant tout de rechercher l’efficience partout où elle se trouve avec pragmatisme.

Nous devons éliminer les doublons de l’Etat déconcentré, qui se chiffrent en centaine de milliers.

Nous devons réduire le périmètre d’action de l’Etat afin que celui-ci se concentre sur ses missions essentielles et régaliennes.

Nous devons ouvrir la Fonction publique au contrat de droit privé et faire évoluer le statut. Celui-ci a pour fonction exclusive de protéger les fonctions exercées, pas ceux qui les exercent !

Nous devons ouvrir les portes et les fenêtres de la Fonction publique. Les passerelles entre les différentes Fonctions publiques doivent être multipliées, les régimes simplifiés, la polyvalence et le mérite valorisé. Cela ne se fera pas sans une réflexion sur l’évolution des corps de l’Administration.

De la même façon, l’Administration doit s’ouvrir sur le secteur privé et s’enrichir de toutes les compétences disponibles.

Par ailleurs, il faut rétablir le jour de carence. C’est une mesure de justice qui avait été compris par les fonctionnaires eux-mêmes. Qui peut douter de l’utilité d’une mesure qui permet à la fois de réaliser des économies tout en diminuant le taux d’absentéisme ? Mais c’est avant tout un impératif moral et de justice sociale.

La gauche voudrait que la Fonction publique de demain soit identique à la Fonction publique d’hier. Elle fait tout simplement fausse route.”

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