François Rebsamen : “Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie”

François Hollande au ministère du Travail le mardi 30 septembre 2014 | Photo Jonas Jacquel

François Hollande au ministère du Travail le mardi 30 septembre 2014 | Photo Jonas Jacquel

Pour l’opposition, il porte le nom de “ministre du chômage”. s’est enfin installé de manière définitive dans les locaux historiques du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle à Paris. Proche, très proche du Président de la République, il a accepté un poste clé du gouvernement de Manuel Valls, sans doute l’un des plus difficiles aussi.

Cet article a été initialement publiée vendredi 3 octobre 2014. Comme l’ont souligné de nombreux médias nationaux, l’interview de François Rebsamen a été retirée du site en milieu de matinée. Nous avons choisi de republier cette interview ce matin. Nous vous devons quelques explications.

Symboliquement pendu durant tout l’été par les intermittents du spectacle, il a fait une rentrée fracassante en septembre en s’attaquant aux “fraudeurs” de Pôle emploi. Désormais il revendique sa ligne libérale et reste intimement persuadé qu’il pourra être celui qui relancera durablement la croissance en France.

Quelques mois après son arrivée, nous sommes allés le rencontrer il y a quelques jours dans son ministère, à Paris.

François Rebsamen bonjour. Depuis un mois, vous avez rejoint le siège historique du ministère du Travail, celui de la Rue de Grenelle. C’est là qu’ont été signés les fameux Accords de mai 68. C’est là que sont passés Pierre Bérégovoy et Martine Aubry. Une force pour étouffer la grogne ?

Pour la gauche, ce ministère est historique. Alors nous ne pouvons avoir qu’en référence ces grands ministres qui sont passés par là : Jean-Michel Jeanneney, en mai 68, Jean Auroux, qui a signé les accords du même nom, Pierre Bérégovoy, qui était un ami ou encore Martine Aubry, qui a marqué le monde du Travail avec la réforme des 35 heures. Lors de la passation avec Michel Sapin [l’ancien ministre du Travail, NDLR], j’ai souligné la beauté de ce ministère. Je n’en mesurais pas encore la difficulté.

Justement, considérez-vous aussi qu’il s’agit du pire ministère du gouvernement ?

C’est surtout le ministère qui, tout au long du XXème siècle, a permis de former, d’organiser, de codifier le monde du travail, de protéger les travailleurs. C’est du ministère du Travail qu’émanent les grandes avancées sociales : Les Accords de Matignon en 1936, les seuils sociaux et la création des comités d’entreprise en 1945, sous le Général de Gaulle, la lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit…

Désormais, nous sommes dans une autre phase : du ministère des avancées sociales, nous devenons ministère du dialogue social et des grandes protections collectives, nous devons désormais enregistrer des avancées sur les protections individuelles. C’est encore plus complexe. Il faut lutter contre le travail dissimulé, le travail illégal… C’est une forme d’esclavagisme humain et j’ai demandé aux inspecteurs du travail d’être plus vigilants sur cette question.

Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise
Lorsque vous êtes arrivé au ministère, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage, désormais, vous refusez de commenter les chiffres mensuels. Pourquoi ce changement de communication ?

Tout simplement parce que ce n’est pas le bon référentiel. Malgré l’amitié que je porte à Michel [Sapin], il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur.

Je tente de renverser la compréhension des choses : le taux de chômage est différent du nombre d’inscrits et il permet les comparaisons internationales. Le taux de chômage en France métropolitaine est de 9,7% de la population active au sens du Bureau international du travail. C’est beaucoup, mais il y a déjà eu plus. Si on ne s’y attarde pas, les citoyens seront persuadés que nous avons un taux de chômage qui a explosé. Pour parler clair : je tente de m’enlever un boulet, assez plombant, en changeant de stratégie.

Vous vous êtes finalement réjouis que le chiffre de 150 000 emplois d’avenir ait été atteint fin septembre. Des emplois subventionnés, n’est-ce pas artificiel pour enrayer la hausse du chômage ?

Ce n’est absolument pas artificiel. C’est même le contraire. À la différence des emplois jeunes qui s’adressait à un public qualifié, les emplois d’avenir sont proposés aux jeunes des quartiers issus de la politique de la ville. Ils sont 80% à ne disposer d’aucun diplôme, à être très loin de l’emploi. Les acteurs de l’insertion demandaient du temps : le contrat peut donc durer trois ans et le taux de rupture est très faible, proche des 10%. En revanche, le taux de réussite est certain, car le contrat propose une formation. Ceux qui vont sortir du dispositif, à la fin du contrat, seront qualifiés pour décrocher un emploi. En quelque sorte, nous préparons une partie de la génération de décrocheurs à aller vers l’emploi lorsque la croissance reviendra.

Il y a tout de même 900 000 jeunes sans diplômes. Où trouver les marges de manœuvre ?

Nous faisons beaucoup de choses pour eux. De nombreux dispositifs existent. Parlons déjà de l’apprentissage. Dans les têtes, c’est une voie de garage alors qu’il faut le voir comme une voie d’excellence, qui permet la réussite. Les chefs d’entreprise adorent l’apprentissage, mais ne prennent personne en alternance. La prime qui avait été supprimée – c’était une erreur – est désormais doublée. Il n’y a donc plus d’excuse. À partir de l’année prochaine, nous allons développer la garantie jeune. Une procédure qui concernera les jeunes qui n’ont ni emploi ni stage, ni formation ni éducation, leur permettra de suivre un parcours d’insertion sociale. Il y a en aura 50 000 l’année prochaine.

Nous faisons donc feu de tout bois. Mais on ne remplace pas la croissance, il faut que la machine économique reparte. Ce qui crée l’emploi, c’est l’entreprise. Dès lors, nous pouvons préparer les jeunes, les former ou empêcher qu’ils sombrent.

Ce que vous dites c’est que la pédagogie, que vous avez appelée de vos vœux lors de la première partie du quinquennat, n’est peut-être pas si simple ?

J’essaye d’être pédagogue. Nous sommes dans un pays qui a du mal à accepter les choses. Si nous voulons sauver le modèle social français, il doit être irréprochable : les droits et les devoirs de chacun doivent être bien définis. Les Français sont attachés à ce modèle social, mais il faut l’adapter. Ce sont ces adaptations que nous devons expliquer, détailler.

Mais cette pédagogie n’est-elle pas trop tardive ? Nous sommes déjà à mi-mandat.

Il n’est jamais trop tard pour faire les choses. Le parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. Il faut donc l’expliquer. Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise. Franchement, c’est quoi le socialisme ? Ce n’est pas la richesse pour chacun. Ah bon, certains socialistes doutent que ce soit l’entreprise qui crée des richesses ? L’entreprise, c’est des salariés.

Alors le Medef c’est une chose. Ce n’est pas la vie des entreprises. J’ai trois niveaux d’interlocuteurs : le niveau interprofessionnel national, la posture, avecle Medef, la CGPME et les autres ; ensuite les branches et au bout les entreprises. Au niveau local, les entreprises et donc les salariés font vivre le territoire, le développe. Elles savent ce qu’on veut.

Lorsque je rencontre les branches, je leur rappelle que pendant dix ans, elles n’ont rien dit. C’est incroyable. Les entreprises ont perdu marges et compétitivité, sans rien dire. Et là, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement socialiste, elles viennent pleurer. Nous faisons un effort sans précédent pour redonner des marges aux entreprises : nous restituons 41 milliards d’euros, l’équivalent de deux points de PIB pour permettre l’investissement, la création d’emploi, l’apprentissage. En un mot nous demandons de préparer l’avenir.

N’y avait-il pas un parasitage avec un Arnaud Montebourg parfois virulent envers les chefs d’entreprises.

Arnaud s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore. Il préférait une entreprise allemande à une autre parce qu’elle était américaine. Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté. Il s’est investi, mais avait une approche particulière. Un peu “olé olé” ! C’est un comédien, un avocat.

Mais ça, François Hollande le savait lorsqu’il a nommé Arnaud Montebourg dans le gouvernement.

Oui, tout à fait. Les gens peuvent ensuite se révéler. Et je ne parle pas de ceux qui ont truandé comme Thomas Thévenoud. On ne pouvait pas laisser passer ces gamineries.

Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles
Ces événements ont parasité la communication du gouvernement dont la première promesse était d’inverser la courbe du chômage en 2017. Y croyez-vous encore ?

Les entreprises continuent de créer de l’emploi, mais pas assez pour faire face à l’afflux de nouveaux entrants sur le marché du travail comme les jeunes et les femmes. J’ai rencontré le patronat allemand lundi 29 septembre, je me suis fait un petit plaisir. Ils voulaient donner des leçons, mais oublient plusieurs choses : l’Allemagne connaît une baisse de sa démographie et a donc de moins en moins de jeunes entrant sur le marché du travail, elle n’encourage pas non plus les femmes à travailler. Notre système de protection du chômage est fort et permet d’éviter la pauvreté. Le taux de pauvreté des chômeurs français, au sens du BIT, est de 38%. Chez nos voisins allemands, il est de 62%.

Pôle emploi dispose de plusieurs dispositifs pour protéger les demandeurs d’emploi. Il y a donc des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui sont comptabilisées dans les chiffres. Il s’agit par exemple de personnes en situation de préretraite, qui sont dispensées de recherche. Au sens du BIT, ils ne sont plus demandeurs d’emploi.

La phrase que vous évoquez a en effet provoqué un tôlé, au sein même du parti socialiste. La regrettez-vous ?

Où ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 70% de la population d’approuver ce message. Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur. Les français considèrent qu’il faut renforcer les contrôles, assouplir les seuils, la législation, autoriser le travail le dimanche. Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en économie.

Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi. Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles. Et c’est parfois dur. Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu.

Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. Les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui rassemble toutes les nationalités, dans sa diversité…

Selon vous les élus sont donc totalement déconnectés du terrain ?

Ils ne l’ont surtout pas connu. Il faut être maire, conseiller municipal conseiller général pour connaître cette réalité. Valls la connaît. A Évry, il l’a vécu. Moi aussi. Beaucoup d’élus n’ont pas fait de combat politique. Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.

En sous-jacent vous semblez dire que ce qui peut marcher par exemple à Dijon, peut fonctionner partout.

Bien entendu. Le chômage a baissé de 8,7 à 8% à Dijon. Comment peut-il baisser dans notre ville et pas dans des endroits similaires ? Il faut se poser la question.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides
On a vu que le Conseil Constitutionnel a censuré les allégements de cotisations salariales. Elles devaient concerner 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Le motif du Conseil : Méconnaissance du principe d’égalité. Est-ce le cas ?

Les 41 milliards d’euros que nous avons débloqués doivent permettre de redonner des marges de compétitivité aux entreprises. Nous voulions essentiellement les réserver au secteur concurrentiel, mais le Conseil Constitutionnel en a décidé autrement : du coup, cette possibilité sera donnée à toutes les entreprises. Cette mesure va finir par porter ses fruits, le Président en est persuadé. Peut-être que ceci nous fera perdre la prochaine élection Présidentielle mais nous pensons que ceci est une nécessité pour le bien du pays. Si la droite et l’extrême droite reviennent, les entreprises se débrouilleront pour garder leur compétitivité. Quand on fait une politique de l’offre, on est obligé d’être en accord avec l’entreprise.

Vous envisagez donc l’éventualité de perdre la Présidentielle ?

Je ne suis pas pessimiste. Je crois toujours en une victoire. S’il faut être le dernier auprès de François Hollande, je le serai, car la victoire j’y crois. Pour moi, François est le candidat idéal. Mais la réalité c’est qu’une politique de relance par l’offre est très longue à mettre en œuvre et à porter ses fruits.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides : dès le premier semestre 2015 pour le CICE par exemple

La dernière réforme que vous avez lancée est celle des seuils sociaux. Pourquoi faut-il les réformer ?

Le nombre d’entreprises de 48 ou de 51 salariés varie du simple ou double, il y a bien une raison. Il faut donc envisager un assouplissement des seuils sociaux. J’ai demandé aux partenaires sociaux de travailler ensemble pour faciliter cette réforme. 66% des entreprises de dix et vingt salariés n’ont pas de délégué du personnel alors que c’est une obligation. Et dans le tiers des entreprises qui en ont un, c’est le patron qui le choisit. Moi, ça m’interpelle.

Il y a des lourdeurs invraisemblables, des réunions inutiles… Le droit doit être réel et pas formel. Le dossier est désormais sur la table des partenaires sociaux. J’espère qu’ils arriveront à un accord avant la fin de l’année. Dans le cas contraire, le gouvernement prendra ses responsabilités.

Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine
Parlons un peu de Dijon. Vous avez transmis le flambeau à votre ami Alain Millot. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois ?

Il est patient, apaisant. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit lors du dernier conseil municipal. Je lui ai envoyé un message, ainsi qu’à Nathalie [Koenders, la première adjointe, NDLR] et Colette [Popard, adjointe au maire déléguée au logement, NDLR] : “Il est bien Alain, il est calme, il est pondéré, à l’écoute. Ça fait du bien au conseil; tout le contraire de moi, car je suis agacé par Vandriesse, Bourguignat, Bichot et je ne parle même pas de Cavin”.

Alain Millot a surtout porté une réforme que vous aviez insufflée au Sénat : le passage en communauté urbaine du Grand Dijon.

Je suis très content d’avoir réussi mon coup. Ce passage en communauté urbaine va changer la dotation globale de fonctionnement (DGF) : de 34 euros par personne, nous allons désormais en toucher 60. Soit une enveloppe supplémentaire de six millions par an. 36 millions sur un mandat. Une marche est lancée vers l’unification des territoires dans le respect des uns et des autres. Il n’y a que la ville de Talant, pour des raisons politiques qui ne lui ont pas vraiment réussi d’ailleurs, qui n’a pas voté favorablement cette modification.

À terme, les territoires défensifs, comme Asnières-lès-Dijon, vont disparaître et nous allons poursuivre notre communauté de destin. Avec comme objectif de devenir une métropole, au cœur d’un bassin de 380 000 habitants, qui va tirer le département vers le haut.

On attendait la sortie de votre livre sur le football pour la rentrée…

(Il pointe son bureau). Il est là. 80% de l’ouvrage était rédigé avant que je n’arrive au ministère du Travail, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire la dernière partie, consacré à la coupe du monde de football de juin 2014. Mais il est bien là, dans un tiroir et sortira au moment de l’Euro 2016.

À l’origine je voulais écrire un livre sur mes “France-Brésil”, mais l’éditeur a jugé que je n’étais pas assez connu alors il s’agira toujours de football, mais à travers le prisme politique. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont critiqué cette démarche, mais la vérité c’est que l’ouvrage était en partie écrit avant d’arriver ici.

Pour l’Euro 2016 donc. Et avec une équipe en résidence à Dijon ?

La France accueillera en effet la compétition et la ville a postulé pour accueillir une équipe. Le Président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, m’a confirmé que nous avions de grandes chances d’être retenus. D’ici là nous aurons avancé sur la construction de la tribune et sur tant d’autres projets comme la Cité de la gastronomie, la rénovation du Musée des Beaux-Arts, du chauffage urbain, sur la classification des climats au patrimoine mondial de l’Unesco. Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine.

Les commentaires sont clos.

  1. monsieur Rebsamen vous etes un homme de droite , voire pire ; car vous vous cachez derriere votre carte au ps ! le dialogue social vous n’en avez rien à faire ; dans la ville de Dijon vous avez detruit le credit municipal apres avoir organisé sciemment son recul de resultats ; prelevé pendant plus de 10 ans la totalité de ses benefices ( plus de 12 millions d’euros ); meprisez les usagers traités comme de vulgaires marchandises vendus a Bordeaux ( a votre ami Juppé ) ; ne pas avoir eu le courage et la simple politesse de recevoir leur association ( surement par peur d’entendre le resultat de votre mauvais coup contre la banque des pauvres pour faire main basse sur ces fonds propres a caractere social pour payer vos dettes toxiques a Dexia ) vous devriez avoir honte de prononcer le mot de dialogue social , mais au lieu de ça vous fonfaronnez et injuriez les chomeurs que vous soupçonnez de fraude alors que vous agissez comme un robin des riches qui pillent les petits sous des pauvres usagers du credit municipal et vous injuriez les militants associatifs les traitant de ” zozo ” , a distance bien sur dans la limite de votre courage , ; bravo aux intermittents du spectacle ; ils ont eu raison de vous RAFFRAICHIR la memoire en vous qualifiant de Rebsamen -arien !!!! quand a miroir -mag dommage qu’il ait OUBLIE de vous interroger sur le pillage des fonds sociaux du credit municipal , oublie ou intention de ne pas gener un ministre soi disant de gauche mais appliquant une vraie politique de droite ???? !!!!

    mangione daniel le vendredi 3 octobre 2014 à 10h09

  2. Bravo ! Pour la remise en ligne de cette interview. Et pour nous faire partager la belle langue de bois de M. REBSAMEN……

    Dijonnaise le samedi 4 octobre 2014 à 8h09

  3. Apprentissage parlons en. J’ai un ami qui est ébéniste. Il ne prends plus d’apprenti. Il m’a precise que dernier qu’il avait eu, confondait les centimètres et les millimètres, ce qui, dans son métier est rédhibitoire. Que font nos enseignants du primaire ?

    Marc le samedi 4 octobre 2014 à 9h01

  4. Tout cela pour ça… Je n’ai pas fait une comparaison mot à mot de l’ interview avant et après, mais sur le fond, je ne vois pas la différence …
    Je ne veux pas être donneuse de leçon mais VOUS N’AURIEZ JAMAIS DU RETIRER CETTE INTERVIEW ; de surcroît parce que vous aviez un support enregistré. Plus que les politiques eux mêmes, ce sont les communicants qui sont dangereux (cette Marie Doince, les journalistes hélas la connaissent).
    Ceci dit, joli coup de pub pour le Miroir !! Une consoeur.

    C.Perruchot le samedi 4 octobre 2014 à 9h27

  5. Comment osez-vous, Mrs et Mmes Rebsamen / Valls et autres, vous dire socialistes. Vous perpétuez l’assassinat de Jaures. “Shame on you”.

    Netwalga le samedi 4 octobre 2014 à 9h35

  6. Ce que j’aime dans ce reportage, c’est qu’il dit que le chômage a été pire à certaines périodes. Dois-je rappeler qu’avant Sarkozy, les catégories de chômage n’étaient pas les mêmes, notamment des chiffres et moins de catégories. Avant Sarkozy, ce qui correspond eux catégories A et B était le chômage officiel. Aujourd’hui, seule la catégorie A l’est. Donc plus rien de comparable.

    Si on prend les catégories A et B, on obtient un chômage de 4 millions de personnes, ce qui ne baisse pas du tout, bien au contraire, et en pourcentage de 13,85%, soit pire que dans les années 90…

    Si on remet les choses à leur place et on compare ce qui peut l’être, le chômage est plus élevé aujourd’hui que dans les années 90. Donc il n’y a pas eu pire, Mr Rebsamen ! Il est plus facile de manipuler les chiffres du chômage quand on n’a plus les mêmes catégories et qu’on n’en prend plus qu’une en compte pour le ” chômage officiel ” …

    Au bout de deux ans et demi de mandat, la situation s’est largement dégrade. Et on ne peut pas dire que les conséquences ne se feraient pas ressentir avant 2017, comme par hasard, l’année des élections. Comme Sarkozy l’a fait, son bilan a été plus positif après 2010… Ils en feront de même. On détruit puis on reconstruit un peu…

    S’ils veulent vraiment sortir ce pays de la Crise, ils n’ont qu’à déjà écouter les Economistes qui sonnent l’alarme de la totale inefficacité des plans de Rigueur qui ne font que détruire davantage. RAF, nos politiciens continuent…

    Aidez les PME en baissant les charges, celles des employés, au lieu de tout prendre au moment où les dépenses des ménages baissent pour la première année…

    Durand le samedi 4 octobre 2014 à 11h28

  7. François Rebsamen, l’homme de Dexia, payé 20000 Euros en jetons de présence pour donner sa bénédiction aux emprunts toxiques qui ont mis de grandes collectivités locales dans le gouffre financier.
    Grâce à lui, budget des collectivités en baisse et chomâge en hausse.

    Guillaume le samedi 4 octobre 2014 à 12h32

  8. Bravo au Miroir ! Il n’est pas trop tôt de dénoncer toutes les manipulations auxquelles se livre Rebsamen et consorts, sur les chiffres, en recourant au chantage ou aux intimidations, un bon resto com et tout s’arrange c’est fini !!!! Sans même parler de cette démocratie participative truquée mais encore… Un livre n’y suffirait pas. Il est temps que ceux qui savent osent parler – journalistes qui savez osez ! ce sera faire honneur à votre déontologie – lecteurs, osez ! Rebsamen-à-rien et son électorat fout le camp, assez de langue de bois et de bétonnage à tout va etc. Et s’il veut suivre celui en pédalo qu’il y aille. Bon débarras

    Miroirmonbomiroir le samedi 4 octobre 2014 à 12h50

  9. Il était impératif que vous publiez enfin cet interview très instructif. Nous avons eu quelques doutes sur les raisons du retrait, mais cette publication est la preuve de votre indépendance journalistique. Merci.

    DORLET Jean-Michel le samedi 4 octobre 2014 à 14h23

  10. Rebsamen : dégage

    JF le samedi 4 octobre 2014 à 14h46

  11. Mieux vaut une économie libérale que clôturale

    Dijon Autrement le samedi 4 octobre 2014 à 17h07

  12. merci à vous de nous redonner confiance dans nos journalistes.
    Le pot de confiture est dur à ne pas garder dans les mains surtout lorsque les fruits sont si simple à cueillir pour certains mais quelle déconfiture pour le petit peuple français et que de tristes roitelets sont tous nos députés

    mary le samedi 4 octobre 2014 à 18h11

  13. Il y a un grand tabou, aussi: le chômage des diplômés des universités: nombre de potes à bac +4 et +5 n’ont pas de travail, car les recruteurs sont super exigeants sur les aptitudes des candidats. Je suis issue d’une fac de droit, et maintenant, pour travailler dans les grands cabinets juridiques, les recruteurs demandent le bac +5 doublé d’une école de commerce ou d’un MBA.
    Quant aux filières et aux master II professionnels divers et variés… Il faudrait faire un grand ménage là-dedans, car il y a beaucoup de filières bidon, qui ne sont là que pour faire le prestige de leurs directeurs, qui eux-mêmes sont complètement sur leur planète (je généralise, mais heureusement, il y a des exceptions!).
    Ok pour aider les jeunes dans diplômes, mais aidez aussi les étudiants d’université à s’insérer sur le marché du travail.

    CamilleG le samedi 4 octobre 2014 à 21h09

  14. Tenir les promesses ; être compétent ; et ne pas voter pour des beaux parleurs non plus…
    Son jeu médiatique consistant à dénigrer adversaires ou proches n’a aucun sens pour moi. Pas plus que sa vision de … On ne cherche pas des visionnaires ! Il ne faut rien attendre de positif de cela, car les idées de ceux qui nous gouvernent ne marchent pas. En clair ils ne sont pas compétents et gagnent du temps pour profiter du pouvoir, à la recherche de prestige illusoire (en battant les autres aux élections, par exemple… !).
    Il faut oser aller chercher soi-même une alternative possible, chez d’autres mouvements ou chez d’autres individus, comme l’humaniste américain Ron Hubbard, à relier avec ceux qui se sont présentés aux dernières élections européennes avec des programmes alternatifs, ou chercher encore ailleurs  et tester la valeur des idées proposées !

    Jean-Pierre Bernard le samedi 4 octobre 2014 à 22h48

  15. “Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.” ON SENT L HOMME PRÊT DU PEUPLE NON… AVEC UNE LONGUE VUE ET DES GANTS POUR NE PAS SE SALIR

    CORNET le dimanche 5 octobre 2014 à 8h11

  16. Ces gens là ne représentent qu’eux-mêmes, des nantis. Ils ont le cœur à gauche ( je parle de l’organe ) mais le portefeuille à droite. Quant aux valeurs socialistes, ils ne savent même pas ce que c’est

    Marie Lise le dimanche 5 octobre 2014 à 10h46

  17. Professeur François,
    Aide un coup Alain et Nathalie, car Pierre* fait toujours son vilain bétonneur !!

    *Pribetich (qui colle partout dans la classe le préfixe “éco” à tout ce qu’il touche, sans que ce soit écolo… )

    Alexandre le dimanche 5 octobre 2014 à 19h25

  18. Bravo pour votre travail. L’auto-censure comme le pratique nombre de média et quotidiens régionaux que l’on ne nommera pas, vidant le plus souvent de sens le travail journalistique, est la pire des choses. Le ministre maire se croirait-il au dessus des lois et des règles de fonctionnement de la démocratie ? Depuis quand faut il faire relire une interview et la faire corriger avant de la publier… ? Ah Rebsamen et la presse… Doit on rappeler au cours de la campagne municipale qu’il avait tout d’abord refuser la discussion dans le train d’Europe 1 en le qualifiant par la suite le débat de “nul” (facile et éculé comme méthode : je refuse, je ne suis pas la mais je commente : voyez le débat était au dessous de tout, voyez j’ai bien fait de ne pas y aller ! c’est ), pour se raviser ensuite en voyant surtout fondre son avance dans les sondages en organisant avec ses amis de France 3 a moins de 72 h du vote et 24 heures de la cloture médiatique un débat avec les “partis politiques” en présence, mais pas la liste de David Lanaud du Gray qui le fera finalement quand même balloter grâce à presque 9 % et 4.000 votes sur son nom… Rebsamen et la presse, tout un programme. il faut juste le montrer sympa et tout ira bien, mais visiblement, il ne l’est pas du tout… et ses absences de conviction et d’action se percoivent dans cette glace de vacuité… l’effet “miroir” a admirablement bien fonctionné. BRAVO !

    Jean-Pierre le lundi 6 octobre 2014 à 21h02

  19. PSL : parti social du libéralisme…

    Jean le jeudi 9 octobre 2014 à 0h46

  20. ce texte a subit une censure inacceptable ; ce qui dehonore encore plus le ministre du chomage et de la censure , mais ne grandit pas miroir-mag pour l’avoir accepté sans meme signaler ce qui avait eté censuré : ; je vous renvoie a un article avisé parut dans la gaze tte de cote-d’or

    mangione daniel le jeudi 9 octobre 2014 à 16h57

  21. Il est facile de stigmatiser les chomeurs. Les abus existent, il faut en convenir. Mais les politiques sont ainsi, ils rejettent toujours la faute sur les autres. Cela pour cacher leur impuissance, voire leur incompétence. “C’est pas moi, c’est l’autre”…

    Et si, nous citoyens, avec nos droits de vote mettions au chomage ces chers (voire très, trop chers ?) politiciens. Ils pourront ainsi gouter à la précarité, l’impossibilité de retrouver un emploi dans un environnement économique morose.

    marcel le vendredi 10 octobre 2014 à 9h31