L’ARS s’applique à faire reculer les déserts médicaux en province

L’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne indique se mobiliser pour “transformer les conditions d’exercice des professionnels de santé”, afin de faire reculer les déserts médicaux, comme le souhaite la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine.

L’ARS mise sur le développement du travail d’équipe, de la télémédecine et souhaite une accélération des transferts de compétences.

A lire ci-dessous, l’intégralité du communiqué de presse de l’ARS : 

Encourager les coopérations

Accélérer les transferts de compétences, optimiser le temps médical, favoriser l’évolution des contenus des métiers de santé : autant d’enjeux des coopérations.

Exemples en Bourgogne, où l’Agence Régionale de Santé a organisé une réunion d’information le 5 septembre, à Dijon.
Le Pacte Territoire Santé lancé par la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, se décline en Bourgogne dans tous ses objectifs, pour faire reculer les déserts médicaux.

Cette mobilisation vise notamment à « transformer les conditions d’exercice des professionnels de santé » en développant le travail en équipe, la télémédecine, et en accélérant les « transferts de compétences ».

D’où l’enjeu des coopérations, dont les modalités sont notamment définies par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires de 2009, pour permettre aux professionnels exerçant en libéral, en institutions ou en maisons de santé, de « déroger à leur condition légale d’exercice, par le transfert d’actes ou d’activités de soins d’un corps de métiers à un autre ».

L’organisation de ces coopérations est consignée dans des protocoles, qui doivent être validés par la Haute Autorité de Santé (HAS) garantissant la qualité et la sécurité des soins aux patients.

Quatre protocoles sont d’ores et déjà autorisés en Bourgogne :

  • Dépistage itinérant de la rétinopathie diabétique (délégation d’actes d’un ophtalmologiste vers un orthoptiste)
  • ASALEE (action de santé libérale en équipe, autorisée initialement en Poitou-Charentes)
  • Echographies abdominales et pelviennes (protocole autorisé initialement en Lorraine)
  • Prélèvement de cornée.

Ce dernier protocole, élaboré par une équipe du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône, autorise une infirmière de coordination des greffes à prélever la cornée sur un patient décédé (à la place d’un médecin).

Il a été initié simultanément en Bretagne, et un travail de partenariat entre les deux régions, sous l’égide du Ministère de la Santé et de la HAS, a donné une portée nationale à ce dispositif, qui augmente quantitativement et qualitativement les greffes potentielles. 

Ces expériences, avec d’autres projets Bourguignons (dépistage bucco-dentaire en milieu psychiatrique, prise en charge aux urgences des immobilisations de membres (plâtres…) par des aides-soignants…) ont été partagés le 5 septembre, à l’occasion de la
troisième édition d’une réunion annuelle d’information organisée par l’ARS.

Ce temps d’échanges, qui a rassemblé médecins, infirmiers, cadres de santé, représentants des professionnels hospitaliers et libéraux, leur a également donné l’occasion de mieux connaître la plate-forme Internet COOP-PS, sur laquelle ils peuvent accéder à un état des lieux complet des protocoles existants et à tous les outils nécessaires pour élaborer des projets de coopération.

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