Le centre commercial de Quetigny déploie son aile

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1968. Dans l’est de l’agglomération dijonnaise, une révolution est en marche : celle de la consommation. À Quetigny, en lieu et place d’un vulgaire champ s’érigent les murs du premier hypermarché du département. Neuf lettres et un logo sont surélevés sur pilotis sur le toit. En s’implantant dans ce qui est devenu aujourd’hui Carrefour grand Quetigny, l’enseigne au C invisible venait de bouleverser les habitudes de consommation des côte-d’oriens.

Ce mardi 23 septembre, Anne-Marie Aurières-Perrin, directrice générale déléguée de Carrefour Property Development, et , mire de Quetigny et conseiller général de Côte-d’Or, inauguraient ensemble la nouvelle aile du centre commercial. Cinq enseignes y prennent place, dont 3 exclusives au centre commercial.

Éviter le “bling-bling”

Après onze mois de travaux, et 7,8 millions d’euros d’investissement, le centre commercial s’agrandit. Michel Bachelard, maire de Quetigny, veut en finir avec la période où la zone marchande de sa ville ressemblait à un ensemble de “boîtes de chaussures”, terme utilisé autrefois par un ancien adjoint à la mairie de Dijon. Et pour cause, avec une multitude de bâtiments rectangulaires et sobres, le grand marché de Quetigny attire des clients, mais certainement pas grâce à son esthétique. “Je crois qu’aujourd’hui, cela a changé”, clame Michel Bachelard, “notre nouvelle galerie marchande est belle, fonctionnelle, mais pas ‘bling-bling'”.

Il faut dire, avec le classement de la chambre de commerce de Côte-d’Or qui place le centre commercial de Quetigny en première position des zones marchandes de l’agglomération avec 22,4% des parts, la tâche se devait d’être minutieuse et précise. L’extension remplace “la verrue”, selon le maire de Quetigny, que représentait l’ancien garage automobile Renault. “Le développement économique a toujours fait partie de l’ADN de la ville”, justifie Michel Bachelard.

Photo Jonas Jacquel

Photo Jonas Jacquel

Conçu par le cabinet d’architectes A.U.4.G, l’ensemble privilégie le confort de visite tout en veillant à optimiser les flux routiers de la zone. Mais il a également été pensé pour limiter son impact environnemental, en atteste sa certification BREEAM de niveau good, Carrefour Property Development visant le niveau very good prochainement. Et au maire de rappeler sa devise “un arbre, un logement, un emploi” qui faisait du développement durable son cheval de bataille.

Une zone marchande à taille humaine

“Avec l’ouverture de cet espace de grande qualité à la fois en termes d’architecture et d’offre commerciale, nous sommes fiers de participer, aux côtés de l’hypermarché Carrefour et de la galerie commerciale de Grand Quetigny, au renforcement de la première zone commerciale de l’agglomération dijonnaise”, explique Anne-Marie Aurières-Perrin.

Cinq enseignes ont pris leurs quartiers et les employés ont été recrutés en collaboration avec la maison de l’Emploi. On retrouve une boutique Darty, Maisons du monde, mais aussi 3 exclusivités locales avec l’arrivée de la Grande récré, de Nike et d’Orchestra. Une offre commerciale qui se veut complémentaire des 70 boutiques déjà présentes à l’intérieur du centre. “C’est une zone à taille humaine, agréable et facilement accessible”, se félicite Michel Bachelard. Ces 3 boutiques permettent au centre commercial de Quetigny de “se différencier de la Toison d’Or, de pouvoir offrir quelque chose de différent”, relate Grégory Caras, président de l’association des commerçants de Quetigny, qui souligne lui aussi les dimensions “très humaines” de l’ensemble, dans une vidéo de Focale.info. Un contraste avec l’immensité de la Toison d’Or, donc.

“Nous visions quelque chose de qualitatif, en dénote l’architecture novatrice pour ce genre de magasins”, s’étend Michel Bachelard. S’il admet ne pas savoir comment évolueront les centres commerciaux de périphérie dans les 30 prochaines années, il explique la nécessité d’être attentif à leur développement, et, éventuellement, leurs adaptations.

Les commentaires sont clos.

  1. Après “Je pense donc je suis”, on a “Je consomme donc je suis” ?

    dijon-ecolo le jeudi 25 septembre 2014 à 23h32

  2. “Depuis le 19 août, la Terre vit à crédit. Autrement dit, selon les experts, nous avons consommé l’équivalent de ce que les ressources naturelles de notre planète peuvent produire en un an. Depuis cette date fatidique qui, chaque année, survient de plus en plus tôt, nous mettons en danger les générations futures en consommant trop (…)”
    Mr Millot, président du Grand Dijon, Magazine du Grand Dijon n°35.

    Etonnant: on consomme trop, mais en même temps on rajoute des surfaces pour consommer. Cherchez l’erreur…

    dijon-ecolo le jeudi 25 septembre 2014 à 23h39

  3. Souvent je me demande si nous aurions pris toute la mesure de la crise de l’immobilier en Espagne ; avec ses multiples appartements invendus et donc bradés. Surdimensionnement des investissements pour notre agglomération encore largement sous-peuplée? Maintenant pour Dijon-écolo : quel modèle de société REALISTE a court et moyen terme proposeriez vous pour enrayer le déclin de la France? La transition énergétique et la sobriété..? Ok ! ( pour qui? : les clochards et autres rmistes qui traînent dans nos rues?): qui ne voudrait pas être un BOBO ECOLO qui irait tranquillement à son boulot ” relax”( et bien payé) en centre ville avec son vélo électrique ; juste avant de passer chez “l’arabe sympa ” qui ne vend que du bio? Nous sommes effectivement en mutation sociétale ; mais bien entendu et surtout en France ; celle ci se fera dans la longueur, la souffrance et la violence ; plus pour certains que pour d’autres..

    Cranach le vendredi 26 septembre 2014 à 11h40

  4. “il a également été pensé pour limiter son impact environnemental” : c’est une plaisanterie ! Le principe même de centre commercial est anti-écologique.
    Et, pour Cranach : il n’est pas besoin d’être bobo pour utiliser le vélo (pourquoi électrique, d’ailleurs ?) plutôt que la voiture et pour consommer moins et autrement; il suffit juste de se montrer un tant soit peu responsable.

    Stéphanie le vendredi 26 septembre 2014 à 14h29

  5. Petite précision Stéphanie : pour se loger , manger , “vivre ” ( essayer au mieux); dans notre société en récession ; il nous faut travailler ( si l’on peut) et bien souvent le plus loin possible de son domicile: la moyenne actuelle des français pour se rendre à leurs travails est de plus de 30km. Vous comprendrez que tout le monde n’a pas la chance d’occuper un emploi de fonctionnaire dans la communication ou la culture; bien payé et “relax” en centres villes de Paris ou de Dijon par exemple; il y a aussi une masse énorme de gens qui bossent dans des zones industrielles avec des horaires en 2fois 8 ou 3 fois 8 : allez donc emprunter le transport en commun pour vous rendre à l’usine un Lundi matin 5h00 tapantes ..! ( c’est mon cas et je prend donc ma voiture que j’utilise a 80% pour me rendre au boulot dans le secteur de.. l’automobile : étonnant non? comme disait Desproges.). Maintenant si quelqu’un a mieux a me proposer pour un salaire équivalent voir supérieur..

    Cranach le samedi 27 septembre 2014 à 6h01

  6. Consuméristement notre

    Dijon Autrement le dimanche 28 septembre 2014 à 12h24