Le Crédit Municipal de Dijon interpelle Alain Millot

Dans une lettre ouverte au Maire de Dijon, l’ACU-CMD de Dijon (banque publique, sociale et solidaire)  reproche à celui-ci de recourir à la loi du silence – à l’instar de son prédécesseur – dans un contexte qui nécessite au contraire une prise en main sérieuse  alors que “le Grand Dijon a été classé Zone Prioritaire du fait du taux élevé de ses habitants sous le seuil de pauvreté”.

Lire la lettre ci-dessous.

Monsieur le Maire,

Dans votre accusé de réception du 20 mai 2014 à notre courrier du 14 avril 2014, vous nous indiquiez attendre la mise en place du Conseil d’Orientation et de Surveillance du Crédit Municipal de Dijon pour apporter les réponses à nos demandes. Cette mise en place a été réalisée dans les jours qui ont suivi et votre désignation comme Président de ce Conseil.

Cela va faire bientôt six mois et malgré tout ce temps passé, toujours pas de réponses !

Allez-vous faire comme votre prédécesseur, Monsieur REBSAMEN, appliquer l’omerta (la loi du silence) sur le sort réservé aux usagers, aux personnels, de cette banque publique, sociale et solidaire ?

Allez-vous continuer à priver l’ensemble des dijonnais du droit élémentaire d’être informés ?

Allez-vous appliquer ce que Monsieur REBSAMEN visait en détruisant notre Crédit Municipal de Dijon, faire main basse sur son capital social, pour payer une partie des dettes de la ville ? (Ce capital social de 65 millions d’euros a été ramené à 53 millions d’euros fin 2013, conséquence déplorable de cette destruction)

Au moment où la pauvreté s’aggrave, que le chômage touche toujours plus de nos concitoyens, oserez-vous utiliser ce capital à destination sociale pour réduire vos dettes ?

Oserez-vous ainsi mépriser les grandes souffrances sociales de très nombreux dijonnais et aller à l’encontre d’un respect minimum de la morale politique et de la légalité. (Article L514-4 du code monétaire et financier) ?

Pour rappel, Le Grand Dijon a été classé Zone Prioritaire du fait du taux élevé de ses habitants sous le seuil de pauvreté
…/…

Que comptez-vous faire pour les vingt et un salariés jetés à la rue du fait de la décision de votre prédécesseur de céder le Crédit Municipal de Dijon à Bordeaux, présidé par Monsieur JUPPE ?

Ces salariés, privés du droit de travailler, vivent une situation de grand désarroi. Tout comme les usagers, ils estiment avoir été trompés, trahis, traités comme de vulgaires marchandises. Ils sont en droit d’attendre de votre part que tout soit fait pour qu’ils accèdent à des emplois à la hauteur de leurs compétences pour leur permettre de vivre dignement.

Restant à votre totale disposition afin d’entendre vos réponses où à défaut les lire, puis les rendre publiques

Soyez assuré, Monsieur le Maire, de notre attachement à l’action sociale et solidaire au service des dijonnais.

Pour l’ACU-CMD,
Son Président :
Daniel MANGIONE

Les commentaires sont clos.