François Sauvadet réagit au discours de politique générale de Manuel Valls

Suite au discours de politique générale du Premier Ministre devant l’assemblée ce mardi 16 septembre, François Sauvadet, vice-président de l’UDI, député et président du Conseil général de la Côte-d’Or, donne ses impressions. Il reproche à Manuel Valls de se tromper de priorité : le Premier Ministre voudrait d’abord resouder son camp avant “d’agir pour les français”.

Lire le communiqué ci-dessous.

Manuel VALLS à l’évidence n’avait qu’un souci lors de son discours de politique générale, s’adresser à sa propre majorité.

Que les socialistes soient appelés une nouvelle fois à lui témoigner leur confiance, moins de six mois après son installation, cela démontre bien l’état dans lequel se trouve le Gouvernement aujourd’hui.

Cet appel à la confiance de son groupe, c’est l’aveu d’une extraordinaire fragilité. Manuel VALLS n’a à l’évidence plus la confiance de sa propre majorité : le Front de Gauche s’oppose, les écologistes annoncent leur volonté de s’abstenir, tout comme les députés chevènementistes et de nombreux socialistes. On les comprend : comment accorder sa confiance à un Premier Ministre et à un Gouvernement qui ne cessent de répéter : « on ne changera pas de politique parce que c’est la bonne », alors que chacun constate tous les jours qu’elle conduit le pays droit dans le mur.

La vraie question va se poser dans les prochaines semaines, quand il s’agira de voter la Loi de Finances et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Mais s’il y a une urgence actuellement, ce n’est pas de ressouder le camp de la gauche, c’est de changer de politique. Le Gouvernement continue de laisser filer les déficits et se montre impuissant face à la hausse du chômage. La confiance que le Gouvernement devrait chercher à obtenir, c’est bien celle des Français, car ils se sentent légitimement malmenés.

Quant à la énième version de la réforme territoriale, elle sera source d’une rupture d’égalité des citoyens selon qu’ils seront situés dans un département rural ou non. Et quelle répartition des compétences dans les grandes régions fusionnées qui comprendront des départements administrées de trois manières différentes ? Dans le domaine de la décentralisation, l’improvisation permanente ne fait pas une politique et renforce dangereusement le sentiment d’abandon qui gagne des pans entiers du territoire.

S’il n’y a pas de changement au fond, et je ne vois avec qui il pourrait intervenir, tous les ingrédients d’un blocage du pays sont aujourd’hui réunis.

La seule solution, c’est de revenir devant le peuple pour qu’une nouvelle majorité se dégage pour mener les réformes nécessaires dans le pays et passer à l’acte.

Les commentaires sont clos.

  1. il ferait mieux de réagir sur ce qu il a vote quand il étais ministre.la suppression de la demi part pour les personnes âgées en 2008

    Anonyme le vendredi 19 septembre 2014 à 7h07