Les bons points et les bonnets d’âne de Rémi Delatte

Rémi Delatte, député-maire de Saint-Apollinaire | Photo Jonas Jacquel

Rémi Delatte, député-maire de Saint-Apollinaire | Photo Jonas Jacquel

Fin des grandes vacances au Palais Bourbon. Les députés ont retrouvé les bancs de l’Assemblée nationale, depuis le 9 septembre. Un peu parasité, il est vrai par le départ précipité de l’éphémère ministre et député Thomas Thévenoud.

Rien qui ne peut visiblement entamer la motivation du député UMP de Côte-d’Or, . Il tenait sa conférence de presse de rentrée, vendredi 12 septembre. “La France est rabaissée, prise dans la spirale du déclassement économique”, explique-t-il. “Au terme de ces 26 mois de gouvernance, il ressort tout simplement une impression de gâchis”.

Entre la situation gouvernementale et le devenir de l’UMP, en passant par la fusion des régions, l’élu est resté à jour pendant les vacances, au point de se positionner sur les grands dossiers qui vont ponctuer les mois à venir. Il distribue bons points et bonnets d’âne.

La situation gouvernementale ?

Entre le départ précipité d’Arnaud Montebourg, le remaniement express et la démission de Thomas Thevenoud, la rentrée politique du gouvernement aura été sans doute plus compliquée que prévu. “Les gesticulations, les changements de cap permanents déstabilisent notre pays”, assure Rémi Delatte. “Ils nuisent à la crédibilité des décideurs dont les Français attendent des décisions rapides”. Et de citer des décisions qui, selon lui, s’apparentent à des échecs : la loi Alur, la réforme territoriale, la hausse de la TVA en 2014,…

Pas question cependant de demander la dissolution de l’Assemblée nationale. “Les cohabitations ne sont pas révélatrices de ce que l’on peut souhaiter de mieux pour la France”, considère-t-il. “Nous devons mettre de côté les affaires qui secouent le premier parti de France, en terme d’adhésion, le nôtre, pour assurer la reconstruction de la future majorité”.

La fusion des régions Bourgogne et Franche-Comté ?

La réforme territoriale est un des grands chantiers lancés par François Hollande. C’est donc à ce titre que la fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté est portée comme un exemple auprès des autres collectivités. “Il faut être constructif”, avance-t-il malgré son opposition à la réforme. “Un jeu de puzzle sur un bureau de l’Élysée ne fait pas une réforme de l’organisation administrative de notre pays”. À terme, le nombre de régions doit passer de 24 à 13. “Pour quelles économies ? Pour quelles compétences”, s’interroge-t-il. Il avait signé l’appel pour le retour du conseiller territorial, institué en son temps par Nicolas Sarkozy.

Le devenir de l’UMP 21 ?

Si le retour – ou pas – de Nicolas Sarkozy fait grand bruit, dans le microcosme côte-d’orien, on attend une autre bataille, celle pour la présidence de la fédération locale. Durant l’été, Rémi Delatte a lancé un questionnaire pour donner la parole aux militants. “Nous avons reçu plus de 400 réponses”. Il en dévoilera la substance lors de la venue de Bruno Le Maire, dans quelques jours à Dijon. Faut-il y voir là un premier pas vers une déclaration de candidature ? “Nous nous reverrons à ce moment-là”, lâche-t-il dans un sourire. “Je m’appuierai sur ce que j’entends, sur ce que demandent les gens pour prendre ma décision”.

Les élections sénatoriales ?

Le 28 septembre prochain, les grands électeurs devront désigner les trois sénateurs qui représenteront la Côte-d’Or au palais du Luxembourg. À droite, l’UMP a investi Alain Houpert, conseiller municipal de Dijon, mais aussi sénateur sortant. Sauf que depuis cette investiture, le maire de Talant, Gilbert Menut a décidé de constituer une liste dissidente. “Il faut à tout prix reprendre le Sénat et la Côte-d’Or contribuera très largement à cette victoire”, promet d’emblée Rémi Delatte. “On ne peut pas demander à l’UMP et à l’UDI de s’unir sans respecter les termes de l’accord. La liste investie est celle d’Alain Houpert, c’est tout”.

Les commentaires sont clos.

  1. le bonnet d âne lui irait bien

    wad le samedi 13 septembre 2014 à 7h20

  2. A commenter les petits malheurs du gouvernements, M Delatte fait beaucoup de blabla.
    Il s’interroge sur les économies dans le cadre de la fusion des régions, lui qui a soutenu les volontés de réformes des collectivités territoriales : quelles cohérences chez M Delatte ?
    Et soutenir Houpert, un candidat caricatural de suffisance. Bravo !

    Bonnet d’âne pour M Delatte.

    Yop ! le lundi 15 septembre 2014 à 0h59

  3. Et la destruction de l’avant dernière ferme de St Apo?

    Dijon Autrement le dimanche 28 septembre 2014 à 14h40