L’Université de Bourgogne en pleine mutation

Dans moins d'un an, l'Esplanade Erasme deviendra une promenade de 900 mètres de long | Photo Jérémie Lorand

Dans moins d'un an, l'Esplanade Erasme deviendra une promenade de 900 mètres de long | Photo Jérémie Lorand

Alors que Dijon se classe au cinquième rang des villes de France où il fait bon être étudiant, l’ inaugure cette nouvelle saison universitaire en dressant le bilan des deux premières années du mandat d’. Si l’établissement doit contribuer au plan d’économie de 50 milliards d’euros lancé par le gouvernement, les projets d’investissement ont été maintenus.

Améliorer les conditions de travail et de vie étudiante

Premiers changements cette année : la hausse des effectifs et par conséquent celle des capacités d’accueil accordées par le Rectorat. Le nombre d’élèves accueillis dépassera les 27.000. De même, l’augmentation du nombre de premiers voeux sur Admission post-bac portant sur une formation dispensée par l’Université de Bourgogne (+23% entre 2012 et 2014) confirme “le renforcement de l’attractivité de l’établissement”, confie l’Université. L’accueil des nouveaux étudiants sera réaménagé : la semaine de bienvenue durera désormais un mois pendant lequel seront présentés les équipements sportifs et culturels, le fonctionnement de l’établissement mais aussi celui des partenaires de l’Université comme Divia ou le Crous.

Parmi les nouveautés figurent aussi l’ouverture de trois nouveaux diplômes :

  • Un Master professionnel : Procédés, contrôles, matériaux métalliques : industrie du nucléaire (PC2M)
  • Un Diplôme universitaire : Conduite stratégique de l’exploitation vitivinicole
  • Un Diplôme universitaire : Intelligence stratégique, influence et normalisation (ISIN)

De même, la licence économie-gestion sera divisée en deux licences distinctes : une licence économie et une licence gestion. A noter aussi la création de l’UFR des sciences de santé qui regroupe les anciennes UFR de médecine et de pharmacie afin de rapprocher ces deux formations, ce qui “renforce les mutualisations qui étaient déjà fortes entre les deux composantes”, selon l’Université.

L’établissement confirme son ambition de s’ouvrir à l’international en intégrant deux masters en anglais : Master de Physique et Master de Biologie des organismes et des populations. L’université prévoit d’ouvrir six autres masters dispensés en anglais pour les années à venir. Certains seront disponibles dès la rentrée 2015.

Les étudiants en licence pourront désormais bénéficier d’une formation CLES (certificat de Compétences en Langues de l’Enseignement Supérieur), mise en place depuis la rentrée 2013, afin de maîtriser les quatre compétences – écrit, oral, expression, compréhension – en langues.

En parallèle des formations, l’Université de Bourgogne s’engage à améliorer les conditions de vie étudiante, notamment avec la création d’un Centre de Santé, en remplacement du service de médecine préventive. Celui-ci se situera à deux pas du restaurant universitaire Montmuzard. Dijon rejoint ainsi le club des 20 universités françaises à disposer de cette présence médicale plus rapide et appropriée à chaque étudiant. Côté sport, une nouvelle salle de musculation ouvrira courant novembre. Au niveau culturel, la programmation de l’Atheneum sera tournée cette année vers la francophonie et poursuit son projet d’ouverture entre l’université et la ville.

Dans moins d'un an, l'Esplanade Erasme deviendra une promenade de 900 mètres de long | Photo Jérémie Lorand

Dans moins d’un an, l’Esplanade Erasme deviendra une promenade de 900 mètres de long | Photo Jérémie Lorand

Des travaux de rénovation sont également en cours pour rendre plus agréable la vie étudiante : construction de l’Institut Marey, de la Maison de la Métallurgie, de la Maison Internationale des Chercheurs, de la salle Multiplex, rénovation du bâtiment Mirande et surtout nouvel aménagement de l’esplanade Erasme,… Le bâtiment B3 de médecine a été “livré” en juin dernier, et la restructuration du Bâtiment B2 de médecine sera terminée en septembre 2015.

Mais le projet le plus impressionnant de l’Université est la construction à venir du Green Data Center, qui “abritera le cluster de calcul, les équipements réseaux et les infrastructures matérielles hébergeant les applications métiers nécessaires à la vie et au quotidien du campus (personnels, étudiants, chercheurs, enseignants)”. Souvenez-vous, nous avions visité son futur emplacement, lors de la cessation d’activité de la chaufferie charbon.

2013/2014 : le bilan d’une année “riche en décisions et en évolutions”

Un des projets phares de l’année passée est le site intranet Cité de l’alternance, visant à trouver un hébergement à tous les étudiants dans des formations en alternance. Ce projet est, à cette heure, unique en France.

L’année précédente fut secouée par les réformes universitaires : la loi Fioraso projette une refonte de l’Université. Conformément à la législation, l’Université de Bourgogne a revisité l’organisation de son administration en créant un Conseil Académique, un Conseil des Directeurs de composantes et un forum des partenaires socio-économiques. La composition du Conseil d’Administration est modifiée pour permettre aux personnels BIATOSS de peser un peu plus dans les décisions (représentation à la parité des personnels).

Mais le gros chantier entamé pendant l’année 2013/2014 est celui du projet d’Université Bourgogne/Franche-Comté : “Le 15 juillet 2014, le Conseil d’Administration a adopté les statuts de l’Université Bourgogne Franche-Comté sous la forme d’une Communauté d’universités et établissements (COMUE)”, explique l’Université de Bourgogne. Il ne s’agit pas encore d’une fusion des deux universités mais d’un regroupement par le biais duquel les décisions prises s’appliqueront sur chacune des deux universités.

L’université tient à préciser que “le statut de COMUE n’entraîne pas la perte de la personnalité juridique des établissements fondateurs. Pour fonctionner, l’Université de Bourgogne s’appuiera sur une structure administrative la plus légère possible qui sera assurée par des personnels délégués par les fondateurs”.

Dans le cadre de la loi Fioraso également, sera crée l’I-SITE. Il s’agit d’un appel à projets de recherche mobilisant tous les partenaires de l’Université. Les meilleurs projets bénéficieront d’un financement, mais la récompense résidera surtout dans l’impact au niveau de l’attractivité de l’établissement. Dans la même perspective, une Société d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT) a été créée dans le but d’accélérer le transfert de “la recherche publique vers l’industrie”.

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