À Vitteaux, la droite se rêve unie et conquérante

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L’onde de choc du rendez-vous de Frangy-en-Bresse commence à peine à diminuer que la droite bourguignonne se mobilise. Pour la deuxième année consécutive, élus, militants et sympathisants de l’UMP et de l’UDI se réunissaient à Vitteaux, le fief de , pour la désormais traditionnelle . Comme une riposte, ils ont sonné la charge, contre le gouvernement, le chef de l’État, mais aussi contre la gauche locale en proposant de créer une plateforme de l’opposition.

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L’appel de Vitteaux

À deux pas de l’hippodrome de Vitteaux, de grands chapiteaux se dressent. Tous étiqueté du nom de l’entreprise de La-Roche-en-Brenil qui les a installés : “Chapiteaux Rochelois”. Il était bien question d’Arnaud Montebourg, du nouveau gouvernement, des universités d’été de la Rochelle justement, mais pas uniquement.

“Vu l’ambiance, ça va nous changer de Frangy-en-Plaine”, atteste dès les premiers instants François Sauvadet. Sur sa longue table, une flopée de députés, de maires, souvent fraichement élus, en mars dernier. Il aura un mot pour la plupart d’entre eux, saluant les “grandes victoires” de la Bourgogne. “Il n’y a pas de terres imprenables”, souligne Marie-Christine Jarrot, nouvellement élue à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. “Je succède à un socialiste trotskiste qui a pratiqué la politique de la terre brûlée pendant 19 ans”. “Ce rendez-vous est le symbole de la reconquête”, renchérit François Sauvadet.

Et pour y arriver, aussi bien au niveau local que national, il a lancé, aux côtés de l’eurodéputé et du député de l’Yonne, , un “appel à l’union des forces républicaines de l’opposition”. “Pour assumer nos responsabilités”, déjà, mais aussi “se préparer à proposer un programme de gouvernement aux Français”.

“Nous tombons dans le piège de tous ces commentateurs qui laissent entendre que nous ne serions pas en situation d’assumer le gouvernement de la France”, martèle-t-il à la tribune. Les 600 invités sont un peu dissipés, mais le président du conseil général de Côte-d’Or marque son territoire : “Que dore d’un Président de la République qui nomme un technocrate issu de la finance, ministre de l’Économie. Cette même finance qu’il désignait comme son ennemi public numéro un. Tous les ingrédients d’une dissolution sont réunis”.

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La réforme territoriale pour combat

Quelques minutes auparavant, le député européen Arnaud Danjean avait adressé un message d’union à la droite et au centre : “Beaucoup ont critiqué le soutien que François Sauvadet m’a apporté lors des élections européennes, mais ce soutien pourra se vérifier à l’avenir. Nous sommes un laboratoire de la reconquête, de l’avenir et nous n’avons pour seule borne que le Front national, qui est un parti attrape-tout et qui ne partage aucune valeur avec nous et la gauche, empêtrée dans son incurie et son incompétence”.

“La France doit avoir une opposition qui fonctionne”, renchérit Guillaume Larrivée. “Il faut tout reconstituer de la cave au grenier et créer, à partir de l’UMP et de l’UDI une vaste confédération”, pour engager la reconquête territoriale. Et quoi de mieux pour l’illustrer que la présidence de l’association des maires de Côte-d’Or ? À plusieurs reprises, François Sauvadet félicitera Ludovic Rochette qui succède à un certain François Rebsamen. “Voilà un beau symbole de changement”, assure-t-il.

Entre les tables, les candidats aux Sénatoriales serrent des mains. Il y a l’officiel, intronisé par l’UMP : . Et le dissident : Gilbert Menut. “Il faut que le Sénat retrouve une majorité de droite et du centre”, appuie François Sauvadet. “Et puis demain, nous aurons des élections cantonales et régionales. Il faudra choisir ensemble les meilleurs pour gagner”. D’aucuns ne douteront qu’il jette là un premier jalon vers une probable candidature.

D’autant qu’il a déjà (une partie) du monde rural dans sa poche et surtout les opposants à la réforme territoriale : “Dans quel pays sommes-nous pour discuter d’une carte, de treize ou quatorze régions, décidée un soir de printemps, sur un coin de bureau à l’Élysée”.

En moins d’un an, le rendez-vous de François Sauvadet a réussi à s’imposer dans le paysage politique bourguignon et même au-delà puisqu’à la table principale, le chef de file de l’opposition au conseil régional de Franche-Comté était là. “Le mariage est un peu forcé et rapide”, assure-t-il. “Nos deux présidents de régions étaient contre avant d’être finalement de bons petits soldats”. “C’est une réforme par défaut aux conséquences graves pour notre pays”, complète François Sauvadet.

“À l’heure où le Parti socialiste se chamaille à La Rochelle, nous savons que notre mission est claire : au travail”, ajoute Guillaume Larrivé. Et c’est en soit le message que les élus voulaient faire passer. S’engouffrer dans les brèches laissées vacantes par l’exécutif.

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Les commentaires sont clos.

  1. l appel de vitteaux cela me rappelle quelle chose 1940

    wadl le mercredi 3 septembre 2014 à 6h34

  2. la pelle pour creuser la perte de la France comme avant 2012 le grand francois il nous a compris

    wad le jeudi 4 septembre 2014 à 6h32