Conflit Israëlo-Palestinien : Amnesty International Dijon ne “reste pas indifférent”

Dijon livre sa position sur le conflit Israelo-Palestinien. L’association “ne peut envisager que des personnes vivantes sur ce territoire soient quotidiennement victime de violence et ce, en violation de toutes les règles internationales du droit de la guerre, du droit international humanitaire ainsi plus généralement des droits de l’Homme”

Lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Depuis plusieurs jours, une crise frappe le Moyen Orient avec force et rage. Amnesty International agit pour veiller en la pleine sécurité de populations civiles en Palestine et en Israël ainsi que dans les pays limitrophes, également en conflit comme la Syrie ou en Egypte depuis le printemps arabe de 2011. Les tensions qui existent en Israël et sur les territoires occupés ne peuvent laisser quiconque indifférents face à l’atrocité de pertes matérielles et humaines du côté israélien et palestinien.

Ainsi Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International nous rappelle que “La communauté internationale ne doit pas répéter les mêmes erreurs – assister aux conséquences dévastatrices pour les civils des deux côtés, sans parvenir à faire respecter et faire appliquer les lois de la guerre. Une action rapide de l’ONU est nécessaire, car des vies sont en jeu. »
Par conséquent Amnesty International demande aussi à l’ONU d’instaurer sans délai un embargo général sur les armes à destination d’Israël, du Hamas et des groupes armés palestiniens, en vue de prévenir de nouvelles violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains. Dans l’attente de cet embargo, tous les États doivent suspendre les transferts d’équipement militaire, d’assistance et de munitions aux parties au conflit, qui n’ont pas dûment enquêté sur les violations commises lors de précédents affrontements ni traduit les responsables présumés en justice. Par ailleurs, des habitations civiles ont été frappées via une procédure qui consiste à tirer un petit missile sur la maison en guise d’« avertissement », avant de tirer le suivant qui détruit l’habitation. Parfois, mais pas toujours, les familles reçoivent au préalable un appel téléphonique de l’armée israélienne.

Philip Luther rajoute qu’« En aucune façon le fait de tirer un missile sur une habitation civile ne saurait constituer un ” avertissement ” en bonne et due forme. Amnesty International a recensé plusieurs cas de civils tués ou blessés par ces tirs de missiles lors de précédentes opérations militaires lancées par Israël contre la bande de Gaza ».

Vous trouverez de plus amples informations sur notre site : http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Armes-et-conflits-armes/Actualites/IsraelGaza-ONU-doit-imposer-un-embargo-sur-les-armes-et-ordonner-une-enquete-12161

Amnesty International ne peut envisager que des personnes vivantes sur ce territoire soient quotidiennement victime de violence et ce, en violation de toutes les règles internationales du droit de la guerre, du droit international humanitaire ainsi plus généralement des droits de l’Homme. Les populations civiles, aussi bien dans la bande de Gaza qu’en Israël, ont déjà vécu trop de drames, le sang a trop coulé et trop de vies ont été anéanties ces dernières années, sans que personne n’ait été amené à rendre des comptes. L’armée israélienne et les groupes armés palestiniens ont à plusieurs reprises omis d’amener les responsables à rendre des comptes pour les crimes de guerre commis au cours de combats précédents, en particulier durant les opérations militaires israéliennes. “

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