Spectacle Cyrano de Bergerac à Dijon : Christine Martin répond par la citation à l’opposition

Mercredi 9 juillet dernier, l’opposition municipale dijonnaise, par la voix d’Emmanuel Bichot, dénonçait les “petits arrangements entre amis” entre la majorité et les organisations culturelles dijonnaises. En ligne de mire, les subventions reçues par le Théâtre Dijon Bourgogne et la troupe de Dominique Pitoiset pour la représentation de Cyrano de Bergerac, dont la troisième date a été annulée pour cause de grève.

Et tandis que l’opposition demande de stopper le versement d’une partie de ces subventions, l’adjointe à la culture Christine Martin répond par la preuve en démontrant le succès des deux premières dates du spectacle, conjoint avec d’autres événements culturels à Dijon.

A lire ci-dessous, le communiqué dans son intégralité.

Spectacle Cyrano de Bergerac: Christine Martin laisse l’opposition “nez à nez” avec son obsession d’exister à tout prix

A lire dans la presse la dernière et énième tribune d’Emmanuel Bichot (« Spectacle Cyrano de Bergerac à Dijon : le scandale sans le panache »), on est d’abord certain d’une chose, qui d’ailleurs n’étonnera personne : ce monsieur n’aime pas le théâtre public ! C’est son droit le plus strict, mais la façon dont il l’exerce, à propos d’un rôle-titre incarné de façon immense par Philippe Torreton qui a fermé les guichets partout dans l’Hexagone dont plusieurs semaines à l’Odéon de Paris, nous semble en profond décalage avec le triomphe que plus d’un millier de Dijonnais, chanceux eux-aussi car les deux représentations au Grand Théâtre affichaient complet, ont réservé à la mise en scène innovante du dijonnais Dominique Pitoiset, à l’évidence prophète en son pays.

A la vérité, avec le festival Dièse ou encore le séjour hors du commun de G R R Martin, le créateur américain de la série la plus vue à travers le monde aujourd’hui, Cyrano de Bergerac a été le point d’orgue d’une incroyable semaine de culture(s) qui a mis notre ville sous le feu des projecteurs de grands médias nationaux et internationaux. Mais il faut aimer Dijon pour s’en rendre compte, c’est pourquoi nous laissons monsieur Bichot “nez à nez” avec son étroitesse d’esprit et son obsession d’exister à tout prix !

J’en termine en tentant de rassurer monsieur le conseiller municipal d’opposition : la troisième représentation à laquelle il fait allusion n’a pu se tenir parce que c’est l’ensemble de la troupe qui a fait grève, de la façon la plus légitime qui soit pour exprimer sa volonté de préserver le régime de l’intermittence du spectacle. Et que c’est l’ensemble de la troupe qui a fait le choix d’assumer toutes les conséquences financières de cette annulation, qui ne pèsera pas sur les contribuables qui nous importent largement autant que tel ou tel donneur de leçons…

Car le véritable scandale sans panache, sans aucun panache, qui grandit chaque jour un peu plus dans l’actualité, c’est bien celui de la faillite de l’UMP et des factures de Bygmalion, agence de communication qui a parfaitement assimilé la célèbre tirade du héros de Rostand : “à la fin de l’envoi, je touche” !

Christine Martin,
Maire-adjointe de Dijon
Déléguée à la culture, à l’animation et aux festivals

Les commentaires sont clos.

  1. Christine Martin , accessoirement adjointe à la ruine de St Philibert

    Dijon Autrement le dimanche 13 juillet 2014 à 17h08

  2. Pour dire les choses, le problème est que la Mairie ne se soucie guère de où va l’argent de ses subventions.

    Ils ferment les yeux sur les problèmes de gestion quand il y en a, ou font mine de ne pas savoir, ou ne pas chercher à savoir.
    Il n’y a donc aucun suivi, aucun regard sur l’utilisation de l’argent du contribuable.

    Quand les choses se sont engrainées, il faut alors tout arrêter, et mettre tout le monde au chômage plutôt que remplacer des gérants fautifs à temps.

    bubu le mercredi 6 août 2014 à 13h04